En toute transparence
Les suites opératoires après une chirurgie réfractive
L’intervention dure une dizaine de minutes. Ce qui suit dure quelques semaines, et c’est de ça que mes patients me parlent le plus : le soir même, le premier week-end, la vision qui n’est pas la même le mardi que le lundi.

Dr Steven Nahaisi
Mis à jour en août 2026 · 32 min de lecture
Cette page reprend les suites dans l’ordre, jour par jour puis semaine par semaine. Elle vaut pour les quatre techniques que je pratique à l’Institut Laser Ophtalmologique Voltaire : le LASIK, la TransPKR, le SMILE et le PresbyLASIK. Quand les suites diffèrent d’une technique à l’autre, je le signale.
Un point à retenir avant tout le reste. Une récupération normale n’est pas linéaire. La vision monte, redescend un peu, remonte. Un œil peut aller mieux que l’autre pendant dix jours, puis l’inverse.
La récupération visuelle sur 30 jours, extraite de mon livret. En orange, le LASIK, qui remonte dès le lendemain. En bleu, la TransPKR, plus progressive. La courbe verte est celle de la gêne ressentie, qui s’efface dans les premiers jours.
Sur cette page13 sections
- 02LES PREMIÈRES HEURES
- 03LE SOIR ET LA PREMIÈRE NUIT
- 04LE LENDEMAIN
- 05LA PREMIÈRE SEMAINE
- 06LE PREMIER MOIS, PUIS LA STABILISATION
- 07CE QUI CHANGE SELON LA TECHNIQUE
- 08CE QUI EST NORMAL, ET CE QUI DOIT M’ALERTER
- 09LE TRAITEMENT APRÈS L’INTERVENTION
- 10REPRENDRE SA VIE
- 11LA SÉCHERESSE ET LES HALOS
- 12LE SUIVI ET COMMENT ME JOINDRE
- 13FAQ SUITES OPÉRATOIRES
- 14PRENDRE RENDEZ-VOUS
LES PREMIÈRES HEURES
En sortant du bloc
Vous voyez à travers un voile, comme un brouillard nuageux. Derrière ce voile, beaucoup de patients ont déjà l’impression de voir plus net qu’avant, et sur les fortes corrections l’effet est saisissant dès les premières minutes.
Je contrôle vos yeux avant que vous partiez, on reprend ensemble les consignes des premières heures, et on vous remet vos lunettes de protection pour la sortie.
Le déroulement complet du jour du bloc
Ce que vous allez ressentir
Les yeux piquent, ils larmoient, ils sont sensibles à la lumière, et vous n’avez qu’une envie, les garder fermés. Ça pique parce que vous venez d’être opéré. Ce n’est pas lié aux gouttes ni à un problème de traitement.
Cette phase dure 4 à 6 heures après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK. Après une TransPKR, elle est plus longue et plus marquée, pendant environ 48 à 72 heures, j’y reviens plus bas.
Le retour à la maison
Vous ne prenez pas le volant ce jour-là. Le comprimé pris avant l’intervention rend somnolent, et la vision n’est pas encore suffisante.
Le retour se fait avec un accompagnant, ou seul en taxi ou en VTC, ou à pied si vous habitez le quartier. Les transports en commun ne sont pas interdits, ils sont simplement moins agréables avec la lumière et le larmoiement. Les patients qui viennent de province peuvent prendre le train, de préférence accompagnés.
La sieste
Le comprimé du matin aide à s’endormir, et c’est pendant ce sommeil que la surface de l’œil se calme. Au réveil, la gêne a nettement diminué.
Vous démarrez vos collyres à ce moment-là, environ 6 heures après l’intervention. Si vous décalez d’une heure ou deux, ça ne change rien. Et si vous n’arrivez pas du tout à ouvrir les yeux le soir même, on ne s’acharne pas : on en a déjà mis au bloc, ça peut attendre le lendemain matin. Le repos passe avant.

La salle de repos de l’Institut Voltaire, juste après l’intervention. Vous y restez le temps que les premières sensations se calment, avec vos lunettes de protection.
LE SOIR ET LA PREMIÈRE NUIT
Au réveil de la sieste
Après un LASIK ou un SMILE, ça va déjà beaucoup mieux, et la vision est souvent bonne dès le soir même, à travers un léger voile.
Après une TransPKR, le mouvement est inverse. La vision est plutôt correcte dans les heures qui suivent l’intervention, puis elle se brouille dans la soirée, à mesure que la cicatrisation de la surface démarre.
La nuit
Après un LASIK, vous dormez avec les coques de protection transparentes pendant les trois premières nuits. Elles empêchent un frottement involontaire pendant le sommeil. Vous pouvez dormir sur le côté, elles sont faites pour ça, il faut simplement qu’elles soient bien fixées. Il n’y a pas de coques à porter après un SMILE ni après une TransPKR.
Ce que vous pouvez faire dès le soir
La douche est possible dès le soir même. Évitez de viser le visage directement avec le pommeau pendant les premiers jours, et lavez-le plutôt avec les mains mouillées en contournant les yeux.
Vous pouvez dîner, téléphoner, regarder un écran si vous en avez envie. Rien de tout cela n’abîme la cicatrisation.
LE LENDEMAIN
Après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK
Le lendemain, vous voyez. Pas parfaitement, mais vous voyez. Il reste souvent un léger voile, comme une vitre pas tout à fait propre, qui se dissipe sur quelques jours.
La reprise du travail est possible dès le lendemain, écrans compris. La première journée est fatigante. Vous aurez probablement besoin d’augmenter la taille des caractères à l’écran, de reculer un peu votre chaise et de faire des pauses. L’accommodation se remet à jour, et on sent que les yeux ont du mal à faire la mise au point de près, un peu comme un appareil photo numérique. C’est normal.
La conduite redevient en général possible le lendemain, une fois que le voile s’est levé. Vous êtes seul juge : si vous n’êtes pas à l’aise, vous attendez un jour de plus.
Une soirée ou un dîner le week-end qui suit ne pose aucun problème. Faites simplement attention aux coups et aux frottements dans les premiers jours, et gardez vos lunettes de protection avec vous s’il y a beaucoup de monde.
Après une TransPKR
Le lendemain d’une TransPKR est la journée la plus inconfortable du parcours. Sensation parfois intense de corps étranger, larmoiement, sensibilité forte à la lumière, et parfois de vraies douleurs. La lentille pansement posée sur chaque œil en fin d’intervention protège la zone en cicatrisation et atténue ces sensations sans les supprimer.
Vous restez chez vous, avec les antalgiques prescrits et du repos les yeux fermés. Le téléphone est en général inutilisable ces trois premiers jours, parce que la vision ne suit pas.
Ce cap dure deux à trois jours, puis ça remonte. C’est le seul moment réellement difficile du parcours, et je le dis à chaque patient avant l’intervention.
La TransPKR : principe, indications et récupération
La rougeur du blanc de l’œil
Un œil rouge le lendemain, avec l’aspect de petits vaisseaux éclatés, est fréquent. C’est lié à la pression exercée pendant l’intervention et à quelques vaisseaux superficiels qui ont saigné. C’est sans conséquence, hormis esthétique.
Cette rougeur augmente souvent les deux ou trois premiers jours, puis elle se nettoie sur une quinzaine de jours. Si un saignement de ce type apparaît spontanément des mois après l’opération, il n’est en général pas lié à la chirurgie, et je conseille alors de faire contrôler sa tension artérielle par son médecin traitant. Je parle bien de la tension au bras, pas de la tension oculaire.
LA PREMIÈRE SEMAINE
Après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK
C’est la semaine de la fatigue visuelle. La vision est déjà bonne, mais l’œil travaille avec une nouvelle optique. Maux de tête en fin de journée, impression de pression sur les tempes, mise au point un peu lente sur un texte de près.
Cette difficulté à accommoder est fréquente les premiers jours et elle s’estompe vite. Une règle simple aide beaucoup sur écran : toutes les 20 minutes, regardez au loin pendant 20 secondes.
Le voile résiduel se dissipe sur la semaine. La deuxième n’a plus rien à voir.
Après une TransPKR
Je préfère donner des repères chiffrés plutôt que des impressions.
À J3, vous récupérez 20 à 30 % de votre acuité. Les douleurs ont disparu. Vous pouvez vous déplacer et sortir, c’est encore trop peu pour conduire ou travailler.
Entre J7 et J10, vous êtes autour de 70 %. La surface s’est refermée et les sensations désagréables ont disparu. Le flou restant est particulier, plutôt cotonneux.
La lentille pansement est retirée entre le 3e et le 5e jour, lors du premier contrôle. Le retrait prend quelques secondes et n’est pas douloureux. Si vous avez l’impression qu’elle se plisse, qu’elle bouge ou qu’elle est tombée avant ce rendez-vous, écrivez-moi.
La reprise du travail se fait le plus souvent au bout d’une semaine. Il reste alors une semaine de gêne, comparable à la première semaine d’un patient opéré en LASIK. Je prescris un arrêt de travail au cas par cas, à demander le jour du bloc.
LE PREMIER MOIS, PUIS LA STABILISATION
La vision fluctue
C’est ce dont on m’écrit le plus dans les semaines qui suivent. On voit très bien le matin, moins bien à 18 heures, et on se demande si quelque chose s’est déréglé. Non. Trois mécanismes se superposent pendant le premier mois.
La sécheresse de surface. Le film de larmes qui recouvre la cornée est la première lentille de l’œil. Quand il est instable, l’image l’est aussi. Une vision qui redevient nette juste après une goutte de larmes hydratantes est la signature de ce mécanisme.
La fatigue visuelle. L’œil réapprend son réflexe de mise au point avec une nouvelle optique.
La décroissance du traitement. Le collyre anti-inflammatoire diminue par paliers, et la cornée suit ce mouvement.
Vous pouvez donc voir excellemment un jour, moins bien le lendemain, mieux le surlendemain, avec des différences franches d’un œil à l’autre. Tout cela s’équilibre. Il n’y a rien de particulier à faire, et si ça vous interroge, passez faire un contrôle.
Où vous en êtes à un mois
Après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK, la vision est proche du résultat final. La fatigue sur écran a disparu ou presque. La sécheresse est encore là, souvent en fin de journée.
Après une TransPKR, vous êtes autour de 90 % de votre acuité finale à J30. Les fortes corrections demandent parfois davantage de temps.
Après un PresbyLASIK, il faut compter en plus un temps d’adaptation du cerveau à la nouvelle répartition des images entre les deux yeux.
Le PresbyLASIK et la correction de la presbytie
Entre 1 et 3 mois
C’est la fenêtre où le résultat s’évalue. Après une TransPKR, la récupération complète se situe entre le 2e et le 3e mois. Après un LASIK ou un SMILE, l’essentiel est acquis plus tôt, mais la cornée continue de se stabiliser sur la même période.
Une différence entre les deux yeux à deux mois n’a rien d’anormal. Ces asymétries s’expliquent le plus souvent par la sécheresse, la fatigue visuelle ou la cicatrisation en cours, et elles s’effacent d’elles-mêmes.
Je préfère d’ailleurs un résultat qui progresse doucement qu’un résultat parfait dès le premier jour, qui ferait plutôt craindre une évolution dans l’autre sens ensuite. Après une TransPKR, une impression de plateau vers la 6e ou la 8e semaine n’est pas rare et ne préjuge pas du résultat.
La retouche
Si à trois mois le résultat n’est pas celui que nous visions, une retouche est possible. Elle se discute après stabilisation, pas avant six mois. Elle est incluse pendant la première année, puis proposée à tarif préférentiel jusqu’à 5 ans après l’intervention.
Après un LASIK, elle se fait en soulevant le capot existant. Après un SMILE, elle se fait en TransPKR ou en créant secondairement un capot de LASIK, selon le cas.
CE QUI CHANGE SELON LA TECHNIQUE
Deux logiques de cicatrisation
Toutes les techniques que je pratique remodèlent la même couche profonde de la cornée, le stroma. Ce qui change, c’est la voie d’accès, et c’est elle qui dicte les suites.
Le LASIK et le SMILE passent sous la surface. La couche superficielle, l’épithélium, reste intacte. Elle ne cicatrise pas, donc elle ne fait pas mal, et la vision revient vite.
La TransPKR travaille en surface. Le laser retire l’épithélium pour atteindre le stroma, et cet épithélium doit ensuite se reformer. Cette repousse explique l’inconfort des deux premiers jours et la lenteur de la récupération.
Bloc LASIK, SMILE et PresbyLASIK
| Ce qui vous concerne | Repère |
|---|---|
| Durée de la gêne initiale | 4 à 6 heures |
| Vision utilisable | Le soir même, à travers un voile |
| Coques de nuit | LASIK uniquement, les 3 premières nuits. Aucune après un SMILE |
| Frottements | À éviter les 3 premiers jours après un LASIK |
| Reprise du travail | Dès le lendemain, écrans compris, première semaine fatigante |
| Conduite | En général dès le lendemain |
| Douche | Dès le soir même, sans viser le visage au pommeau pendant 3 jours |
| Premier contrôle | Le lundi après-midi qui suit le bloc du vendredi |
| Voile visuel | Se dissipe sur quelques jours, parfois un peu plus après un SMILE |
Après un LASIK, la consigne principale tient en trois mots : ne pas frotter. Le capot adhère par lui-même, sans point de suture, et il lui faut quelques jours pour être solidaire de la cornée. Passé les 48 à 72 premières heures, un contact dans le cadre d’une vie normale ne peut plus le déplacer.
Après un SMILE, il n’y a pas de capot, et la micro-incision de 2 à 3 millimètres se referme seule. Certains patients décrivent en revanche une vision un peu laiteuse ou moins contrastée pendant quelques jours de plus qu’après un LASIK. Elle se dissipe.
Le LASIK en détailLe SMILE en détail
Bloc TransPKR
| Ce qui vous concerne | Repère |
|---|---|
| Durée de la gêne initiale | 48 à 72 heures, avec de réelles douleurs possibles les deux premiers jours |
| Lentille pansement | Posée sur chaque œil, retirée entre le 3e et le 5e jour |
| Coques de nuit | Aucune, la lentille pansement assure la protection |
| Acuité à J3 | 20 à 30 % |
| Acuité entre J7 et J10 | 70 % |
| Acuité à J30 | 90 % |
| Récupération complète | 100 % entre le 2e et le 3e mois |
| Reprise du travail | Environ une semaine, avec une semaine de gêne ensuite |
| Conduite | En général à la fin de la première semaine |
| Soleil | Protection solaire renforcée pendant les 6 mois qui suivent |
La lentille pansement n’est pas une lentille de correction. C’est un pansement souple posé sur la surface en cicatrisation, qui protège, atténue les sensations et accélère la fermeture. Vous ne la sentez pas, ou à peine.
Sur les frottements, il n’y a pas d’interdiction stricte après une TransPKR, puisqu’il n’y a pas de capot. Mieux vaut simplement ne pas irriter une surface en cicatrisation.
CE QUI EST NORMAL, ET CE QUI DOIT M’ALERTER
La ligne de partage
Écrivez-moi dès qu’un point vous interroge, je préfère une question de trop. Cela dit, la colonne de gauche est de très loin la plus fournie dans la vraie vie : l’immense majorité de ce que vous allez ressentir s’y trouve.
| Normal | Vous m’écrivez ou vous m’appelez |
|---|---|
| Yeux qui piquent, brûlent, larmoient les premières heures | Douleur qui augmente au lieu de diminuer, ou qui réapparaît après avoir disparu |
| Voile ou brouillard visuel les premiers jours | Baisse de vision franche après une phase d’amélioration |
| Blanc de l’œil rouge, taches rouges qui s’étalent 2 à 3 jours puis se nettoient sur 15 jours | Œil rouge et douloureux, avec des sécrétions épaisses, jaunes ou verdâtres |
| Sensation de grain de sable sous la paupière | Sensation de corps étranger qui ne cède à rien, avec une vision qui baisse |
| Vision qui fluctue d’un jour à l’autre et d’un œil à l’autre le premier mois | Œil qui reçoit un coup ou un frottement appuyé dans les jours qui suivent un LASIK |
| Halos et lumières étalées le soir, maux de tête en fin de journée, fatigue sur écran | Douleurs violentes au-delà des 3 premiers jours après une TransPKR |
| Gouttes qui piquent ou qui font pleurer, paupières collées le matin avec des sécrétions | Douleurs ou baisse de vision au-delà des premières 24 heures après un LASIK ou un SMILE |
| Gêne et sensibilité à la lumière autour du 10e jour, lentille pansement qui se plisse, qui bouge ou qui tombe après une TransPKR | Un doute, tout simplement, sur un point dont vous ne trouvez pas la réponse ici |
Deux situations à connaître
Une gêne avec sensibilité à la lumière autour du 10e jour. Chez certains patients, le traitement corticoïde fait monter la pression à l’intérieur de l’œil, ce qui donne des douleurs sourdes, un voile et une sensibilité lumineuse marquée. Ce n’est pas grave et ça se règle simplement. Quand on m’écrit à ce stade, je pose trois questions : avez-vous des douleurs, le voile est-il sur un œil ou sur les deux, êtes-vous très sensible à la lumière ? Si c’est le cas, on arrête le corticoïde, parce qu’à dix jours de l’opération le risque infectieux et inflammatoire est déjà quasiment inexistant, et on ne garde que les gouttes hydratantes.
Un coup sur l’œil après un LASIK. Un déplacement du capot dans les premiers jours est rare, et il se traite en retournant au bloc pour le repositionner. C’est un geste simple, avec une récupération un peu plus lente et sans conséquence sur le résultat final. Ce qui compte, c’est de me prévenir vite.
Les situations qui imposent une consultation rapide
Cette consigne figure en toutes lettres sur votre ordonnance. Ressentir des douleurs les deux premiers jours est normal, en particulier après une TransPKR, et cela se traite avec les antalgiques prescrits.
En revanche, une baisse d’acuité visuelle brutale, ou des douleurs oculaires violentes au-delà des 3 premiers jours après une TransPKR ou des premières 24 heures après un LASIK ou un SMILE, imposent une consultation rapide pour faire le point.
Vous me joignez par téléphone ou par WhatsApp au 01 84 80 28 04. Sur WhatsApp, vous pouvez joindre une photo de votre œil, et c’est souvent le plus rapide. En dehors des heures d’ouverture du cabinet, présentez-vous au service des urgences ophtalmologiques de l’Hôpital Cochin, 27 rue du Faubourg Saint-Jacques, 01 58 42 23 00, et prévenez-moi en parallèle. Par email : nahaisi@laservisionparis.com, ou par la messagerie Doctolib.
LE TRAITEMENT APRÈS L’INTERVENTION
Votre ordonnance fait foi
Votre ordonnance vous est remise avec votre dossier opératoire, avant le bloc, pour que vous ayez le temps de passer en pharmacie. Elle est nominative, adaptée à votre technique et à votre cornée, et c’est elle qui fait foi. Si vous avez un doute sur ce que vous avez en main, vous m’écrivez.
Le traitement démarre environ 6 heures après l’intervention, au réveil de la sieste.
Les quatre familles
Le lavage oculaire du matin. Une unidose et une compresse propre, pour nettoyer les paupières et les cils au réveil, quand les sécrétions de la nuit se sont accumulées. Ça prend trente secondes et ça change le confort du début de journée. Après une TransPKR, l’unidose se conserve au réfrigérateur, le froid soulage nettement une surface en cicatrisation. Il sert à nettoyer, pas à hydrater : les larmes sont plus efficaces pour ça.
Le collyre antibiotique et corticoïde. Un seul flacon pour les deux actions : prévenir l’infection et calmer la réaction inflammatoire de la cornée. Il se prend selon un schéma dégressif, en trois paliers, du nombre de gouttes le plus élevé au plus faible. Cette décroissance suit la réaction de votre cornée, maximale les premiers jours puis de plus en plus discrète. Vous allez au bout des paliers, même si tout va bien avant la fin, et vous ne prolongez pas au-delà : un corticoïde poursuivi trop longtemps peut faire monter la pression à l’intérieur de l’œil. Si vous voulez modifier quelque chose, écrivez-moi d’abord.
Les larmes hydratantes. Elles ne soignent pas, elles soulagent, et ce sont vos meilleures alliées pendant plusieurs mois. Il n’y a pas de surdosage possible : vous pouvez en mettre autant que vous en avez besoin. Une version en gel, plus épaisse, s’utilise le soir au coucher pour ceux qui se réveillent avec les yeux collés ou secs. C’est le seul traitement que vous pilotez vous-même, sur plusieurs semaines à plusieurs mois selon les patients.
Les antalgiques. Ils sont surtout utiles après une TransPKR, pour traverser les 48 premières heures. Prenez-les sans attendre que la douleur s’installe, c’est là qu’ils sont les plus efficaces. Après un LASIK ou un SMILE, ils sont rarement nécessaires.
Mes deux ordonnances types
Voici les deux ordonnances que je prescris. Elles sont données à titre indicatif : celle qui vous est remise le jour du bloc est adaptée à votre cas, et c’est elle qui fait foi.
Après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK
| Produit | À quoi ça sert | Quand et combien de temps |
|---|---|---|
| Seresta 10 mg | Anxiolytique, pour arriver détendu | 2 comprimés 1 heure avant l’intervention, puis 2 au retour à la maison si la gêne est intense |
| Dacudose | Lavage oculaire du matin, avec des compresses | Le matin si besoin, pendant 5 jours |
| Tobradex (ou Chibrocadron, ou Maxidrol si indisponible) | Antibiotique et corticoïde, prévient l’infection et calme l’inflammation | 1 goutte 4 fois par jour pendant 5 jours, puis matin midi et soir pendant 5 jours, puis matin et soir pendant 5 jours |
| Vismed Multi 0,18 | Larmes hydratantes | 1 goutte au moins 2 à 3 fois par jour, pendant au moins un mois, à volonté en cas de gêne |
| Vismed Multi 0,3 gel | Larmes plus épaisses, pour la nuit | 1 goutte le soir au coucher, pendant au moins un mois |
| Doliprane 1000 mg | Antalgique | 1 comprimé après l’opération si besoin |
| Micropore hypoallergénique | Pour fixer les coques | 3 nuits. Les coques et les lunettes de protection sont fournies le jour du bloc |
Après une TransPKR
| Produit | À quoi ça sert | Quand et combien de temps |
|---|---|---|
| Seresta 10 mg | Anxiolytique, et il aide à dormir pendant les 48 heures inconfortables | 2 comprimés 1 heure avant, puis 2 comprimés jusqu’à 3 fois par jour pendant 48 heures |
| Dacudose | Lavage oculaire du matin, avec des compresses. À conserver au réfrigérateur, le froid soulage | Le matin, pendant 7 jours |
| Tobradex (ou Chibrocadron, ou Maxidrol si indisponible) | Antibiotique et corticoïde | Même schéma qu’en LASIK : 4 fois par jour 5 jours, puis 3 fois 5 jours, puis 2 fois 5 jours |
| Vismed Multi 0,18 et Vismed Multi 0,3 gel | Larmes hydratantes, jour et nuit | Mêmes schémas qu’en LASIK |
| Doliprane 1000 mg | Antalgique | 1 comprimé toutes les 6 heures en cas de douleurs, pendant 2 jours |
| Acupan 30 mg | Antalgique plus puissant, si les douleurs sont intenses | 1 comprimé, au maximum 3 par jour, pendant 2 jours |
Pas de coques ni de micropore après une TransPKR : c’est la lentille pansement qui protège la surface.
Comment instiller les collyres postopératoires ?
Devant un miroir, les mains propres. Tirez la joue vers le bas avec un doigt, jamais la paupière supérieure : vous ouvrez ainsi le petit repli entre la paupière inférieure et l’œil, ce qu’on appelle le cul-de-sac conjonctival inférieur. C’est là que la goutte doit se déposer, pas sur la cornée. Tenez le flacon quelques centimètres au-dessus et appuyez juste ce qu’il faut pour qu’une goutte perle à l’embout. Une fois qu’elle perle, n’appuyez plus : elle se détache seule et tombe dans le creux. Vous pouvez aussi approcher le flacon jusqu’à ce que la goutte elle-même touche la surface de l’œil et s’y dépose. C’est le flacon qui ne doit jamais toucher l’œil ni les cils. Une goutte suffit, le reste déborde.
Si vous mettez plusieurs collyres à la suite, espacez-les d’environ une minute, sinon le second chasse le premier.
Beaucoup de collyres piquent ou font pleurer à l’instillation, surtout les préparations un peu grasses. C’est banal, ce n’est pas un signe d’allergie ni d’erreur, et secouer le flacon avant usage améliore le confort.
Un oubli isolé ou une prise décalée ne compromettent rien. Ce qui compte, c’est la durée totale et le respect des paliers.
Si la pharmacie vous délivre un produit proche mais pas identique, écrivez-moi : je vous dis s’il est équivalent ou s’il faut l’échanger.

Le geste d’instillation. Le doigt tire la paupière inférieure vers le bas et ouvre le cul-de-sac conjonctival, la goutte perle à l’embout du flacon avant de tomber, et le flacon ne touche ni l’œil ni les cils.
REPRENDRE SA VIE
Le tableau des délais
| Activité | LASIK, SMILE, PresbyLASIK | TransPKR |
|---|---|---|
| Écrans | Immédiat | Immédiat, la vision limite l’usage les 3 premiers jours |
| Douche | Le soir même, sans viser le visage au pommeau pendant 3 jours | Le soir même, sans eau directe sur le visage pendant 3 jours, ou tant que la lentille pansement est en place |
| Travail | Dès le lendemain | Environ une semaine |
| Conduite | En général dès le lendemain | Fin de la première semaine |
| Sport sans risque de traumatisme | Dès le lendemain | Quand la vision le permet |
| Baignade tête hors de l’eau | À partir de 3 jours environ | À partir de 3 jours environ, après le retrait de la lentille pansement |
| Ouvrir les yeux sous l’eau | À éviter pendant 2 semaines | À éviter pendant 2 semaines |
| Piscine | 2 semaines | 2 semaines |
| Sports de combat, sports de balle | 3 semaines | 3 semaines |
| Lunettes de natation | Pas avant 3 à 4 semaines, elles appuient sur l’œil | Pas avant 3 à 4 semaines |
| Maquillage des paupières et des cils | Pas avant une semaine, et pas non plus la veille de l’intervention | Pas avant une semaine, et pas non plus la veille de l’intervention |
| Hammam, sauna | Pas avant 2 semaines | Pas avant 2 semaines |
| Soleil | Lunettes de soleil pour le confort | Protection renforcée pendant 6 mois |
| Avion | Possible dès le lendemain | Possible, plus confortable après 3 à 4 jours |
Le sport
Après un LASIK, vous reprenez dès le lendemain tout sport sans risque de traumatisme oculaire : salle, poids, vélo, course, pilates. Ce que j’appelle un sport à risque, ce sont les sports de combat et les sports où une balle ou un coude peut arriver dans l’œil.
Après une TransPKR, c’est la récupération visuelle qui commande. Dès que la vision suit, les sports sans risque de traumatisme sont autorisés.
Pour la course en extérieur les premiers jours, une simple paire de lunettes de soleil suffit, l’idée étant d’empêcher une poussière ou un insecte d’entrer dans l’œil.
La piscine attend 2 semaines. Les sports de combat et les sports de balle demandent 3 semaines, parce que le risque est le coup et non l’eau.
Sur le capot et les sports de contact : le risque de déplacement après un LASIK existe, il est exceptionnel. Les cas décrits concernent des traumatismes très ciblés, un coup d’ongle, un objet contondant, un accident. La plongée ne pose pas de problème. En boxe anglaise, avec les gants, le risque est à mon sens inexistant. Quand un patient pratique intensivement un sport de contact et préfère éviter la variable du capot, je lui propose la TransPKR.
L’eau
Ne mettez pas d’eau directement sur le visage pendant les 3 premiers jours. Après une TransPKR, c’est à cause de la lentille pansement en place. Après un LASIK, c’est surtout pour ne pas vous donner envie de vous frotter les yeux.
Le lavage des cheveux est possible dès le lendemain, la tête légèrement en arrière. Une baignade tranquille, tête hors de l’eau, redevient possible après 3 jours environ. Évitez d’ouvrir les yeux sous l’eau pendant 2 semaines. Et si de l’eau entre dans vos yeux, il n’y a rien de grave.
Les écrans et le travail
Il n’y a aucune interdiction des écrans, à aucun moment. Regarder un écran fatigue, mais n’abîme pas la cicatrisation.
Après un LASIK ou un SMILE, la reprise du travail est possible dès le lendemain, avec une première semaine fatigante. Augmentez la taille des lettres, reculez votre chaise, et regardez au loin 20 secondes toutes les 20 minutes.
Après une TransPKR, c’est la vision qui vous limite. Le téléphone est difficile à utiliser les 3 premiers jours, puis c’est flou mais faisable. À la reprise au bout d’une semaine, il reste une semaine de gêne.
Dans un environnement poussiéreux ou exposé à des produits chimiques, une paire de lunettes de protection large permet en général de reprendre dès le lendemain après un LASIK.
Le maquillage
Pas de maquillage des paupières ni des cils pendant une semaine, quelle que soit la technique, et pas non plus la veille de l’intervention. Cette consigne figure sur votre ordonnance. Les extensions et les faux cils attendent la même durée. Le maquillage du reste du visage est possible dès le lendemain, et une crème hydratante sur les paupières ne pose pas de problème.
LA SÉCHERESSE ET LES HALOS
La sécheresse oculaire
C’est l’effet secondaire le plus fréquent. Sensation de grain de sable, picotements, yeux qui tirent en fin de journée ou devant un écran. Elle se résorbe progressivement sur quelques semaines à quelques mois.
Après un LASIK, la découpe du capot sectionne transitoirement des fibres nerveuses de la cornée. Ces nerfs participent à la commande de la production de larmes, et ils se régénèrent en moyenne en 6 mois. Le confort remonte au même rythme. Sur une correction d’hypermétropie, le capot est par définition plus large, et la sécheresse est souvent un peu plus marquée.
Après un SMILE, la micro-incision sectionne moins de fibres, mais concrètement la sensation est la même. Après une TransPKR, il n’y a pas de capot et donc pas ce mécanisme, mais la cicatrisation de surface peut entraîner une sécheresse modérée et transitoire. Au final, la gêne est relativement similaire dans les trois techniques.
Les larmes hydratantes sans conservateur sont la base du traitement, en quantité libre. Quand la gêne est plus marquée, je dispose d’autres options : larmes renforcées, gels, traitements de surface plus spécifiques, bouchons lacrymaux qui retiennent les larmes, et parfois un traitement par voie orale sur certains terrains. Je revois moi-même chaque patient concerné et j’ajuste.
Les sécheresses qui durent plusieurs mois sont rares, et elles finissent par se calmer. Si vous aviez déjà une sécheresse, une blépharite ou un terrain de rosacée avant la chirurgie, on en parle en consultation préopératoire et on la traite en amont. C’est un des points que je regarde le plus attentivement avant de poser une indication.
Le bilan préopératoire : ce que je cherche vraiment
Les halos et la vision de nuit
Des sources lumineuses ponctuelles qui paraissent étalées ou entourées d’un cercle : phares, lampadaires, feux arrière. C’est plus marqué en fin de journée, quand la pupille se dilate et qu’une plus grande surface de cornée participe à la vision. C’est aussi plus marqué après un fort astigmatisme, une hypermétropie ou une correction de presbytie.
Les halos augmentent de façon transitoire, avec un pic vers le 2e mois, puis ils régressent progressivement. Sur les traitements importants, cette régression peut s’étaler sur 4 à 6 mois.
À 6 mois et à un an, la vision nocturne est en général meilleure qu’avant l’intervention. C’est logique chez les patients myopes ou astigmates : leur amétropie produisait déjà des halos, souvent plus importants que ceux qu’ils décrivent après l’opération. Une nette différence entre les deux yeux correspond en général à l’œil qui portait la correction la plus forte.
Ce qui aide : bien hydrater la surface, parce qu’un film de larmes instable accentue l’étalement des lumières. Si les halos vous gênent encore franchement à distance de l’intervention, on regarde en consultation ce qui les entretient, une correction résiduelle, une sécheresse ou un astigmatisme incomplètement traité. Il y a presque toujours quelque chose à faire.
LE SUIVI ET COMMENT ME JOINDRE
Les contrôles
J’opère le vendredi matin à l’Institut Voltaire, et je vous revois le lundi après-midi qui suit, dans mon cabinet du 19e arrondissement, rue Archereau. Parfois le mercredi à l’Institut Voltaire ou le jeudi dans le 10e, ou plus tard selon la technique et vos contraintes. Le rendez-vous est calé le jour du bloc.
Ce contrôle est court. Je vérifie la position du capot après un LASIK, la cicatrisation de la surface après une TransPKR, l’absence d’inflammation, et je mesure l’acuité obtenue. Après une TransPKR, c’est aussi le moment du retrait de la lentille pansement.
Un contrôle est ensuite programmé autour du premier mois, puis à 3 mois et parfois à 6 mois. C’est en général à un ou deux mois que je prescris, quand c’est utile, une petite correction de repos pour l’écran, une fois le résiduel stabilisé. Rien de tout cela n’est figé : si vous avez besoin de me voir entre deux rendez-vous, vous venez.
Un suivi illimité et inclus
Le suivi postopératoire est inclus dans le tarif de l’intervention, sans limite de nombre de consultations, y compris des années plus tard. La retouche éventuelle est incluse la première année, puis proposée à tarif préférentiel jusqu’à 5 ans.
Tarifs, devis et remboursements
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WhatsApp est souvent le plus simple. Vous écrivez, vous joignez une photo de votre œil si besoin, et je vous réponds moi-même, y compris le soir et le week-end.
En dehors des heures d’ouverture du cabinet, l’adresse qui figure sur votre ordonnance est celle des urgences ophtalmologiques de l’Hôpital Cochin, 27 rue du Faubourg Saint-Jacques, 01 58 42 23 00.
Questions fréquentes
FAQ SUITES OPÉRATOIRES
Est-ce que ça fait mal après une chirurgie réfractive au laser ?
La douleur après une chirurgie réfractive au laser dépend de la technique. Après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK, il n’y a pas de douleur au sens strict : les yeux piquent, larmoient et sont sensibles à la lumière pendant 4 à 6 heures, puis tout se calme après la sieste. Après une TransPKR, la cicatrisation de surface est réellement inconfortable pendant 48 à 72 heures, avec parfois de vraies douleurs les deux premiers jours. Je prescris systématiquement des antalgiques pour cette période, et la lentille pansement posée en fin d’intervention atténue les sensations.
Mes yeux piquent dans les heures qui suivent l’opération au laser, est-ce normal ?
Oui, des picotements dans les heures qui suivent une chirurgie réfractive au laser sont normaux. Ça pique parce que vous venez d’être opéré, pas à cause des gouttes ni d’un problème de traitement. Cette gêne se calme dans les 4 à 5 heures, et elle passe pendant la sieste de l’après-midi. Reposez-vous les yeux fermés : en fin de journée, vous vous sentirez nettement mieux.
Quand vais-je voir net après un LASIK, un SMILE ou une TransPKR ?
Le délai de récupération visuelle après une chirurgie réfractive dépend de la technique. Après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK, la vision est souvent déjà bonne le soir même, à travers un léger voile qui se dissipe sur quelques jours. Après une TransPKR, comptez 20 à 30 % de votre acuité à J3, environ 70 % entre J7 et J10, 90 % à un mois, et 100 % entre le 2e et le 3e mois. Dans tous les cas, le résultat définitif s’apprécie entre 1 et 3 mois après l’intervention.
Ma vision fluctue d’un jour à l’autre depuis mon opération des yeux, est-ce normal ?
Oui, une vision qui fluctue est la règle pendant le premier mois qui suit une chirurgie réfractive au laser. Elle monte, redescend un peu, remonte, avec parfois des écarts francs d’un œil à l’autre. Trois causes se cumulent : la sécheresse de surface, la fatigue visuelle liée à la nouvelle optique, et la décroissance par paliers du collyre anti-inflammatoire. Il n’y a rien de particulier à faire, et si ça vous interroge, passez faire un contrôle.
Mon œil est rouge avec des vaisseaux éclatés après l’opération au laser, est-ce grave ?
Non. Un blanc de l’œil rouge avec des taches rouges, dans les jours qui suivent une chirurgie réfractive, correspond à de petits vaisseaux superficiels qui ont saigné sous l’effet de la pression exercée pendant l’intervention. C’est sans conséquence, hormis esthétique. La rougeur augmente souvent les 2 à 3 premiers jours, puis elle se nettoie sur une quinzaine de jours. Si un saignement de ce type apparaît spontanément des mois après l’opération, il n’est en général pas lié à la chirurgie, et je conseille de faire contrôler sa tension artérielle par son médecin traitant.
Quand puis-je reprendre le travail après une chirurgie réfractive au laser ?
La reprise du travail est possible dès le lendemain après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK, écrans compris, avec une première semaine fatigante. Après une TransPKR, comptez plutôt 7 à 10 jours, et prévoyez encore une semaine de gêne après la reprise. Je prescris un arrêt de travail au cas par cas, à demander le jour du bloc.
Les écrans sont-ils interdits après une opération des yeux au laser ?
Non, les écrans ne sont interdits à aucun moment après une chirurgie réfractive au laser. Les regarder fatigue les yeux, mais n’abîme pas la cicatrisation. Après un LASIK ou un SMILE, augmentez la taille des caractères et faites des pauses la première semaine : 20 secondes de vision de loin toutes les 20 minutes. Après une TransPKR, c’est votre vision qui vous limitera les 3 premiers jours, pas une consigne.
Quand puis-je reconduire après un LASIK, un SMILE ou une TransPKR ?
Vous ne conduisez pas le jour de l’intervention, parce que le comprimé pris avant le bloc rend somnolent et que la vision n’est pas encore suffisante. Ensuite, la conduite redevient en général possible dès le lendemain après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK, et à la fin de la première semaine après une TransPKR. Vous êtes le juge final : si vous n’êtes pas à l’aise au volant, vous attendez un jour de plus. En conduite de nuit, une légère gêne liée aux halos est possible les premières semaines.
Quand puis-je reprendre le sport après une chirurgie réfractive ?
La reprise du sport après une chirurgie réfractive dépend du sport et de la technique. Après un LASIK, un SMILE ou un PresbyLASIK, vous reprenez dès le lendemain tout sport sans risque de traumatisme oculaire : salle, poids, vélo, course, pilates. Après une TransPKR, c’est la récupération visuelle qui commande. La piscine attend 2 semaines quelle que soit la technique, les sports de combat et les sports de balle 3 semaines. Si vous courez dehors les premiers jours, mettez une paire de lunettes de soleil, pour empêcher une poussière ou un insecte d’entrer dans l’œil.
Je fais de la boxe, est-ce que je risque de déplacer le capot de mon LASIK ?
Le risque de déplacement du capot existe après un LASIK, mais il est exceptionnel. Les cas décrits concernent des traumatismes très ciblés : un coup d’ongle, un objet contondant, un accident. En boxe anglaise, avec les gants, il est à mon sens inexistant, et la plongée ne pose pas de problème. Si vous pratiquez intensivement un sport de contact et préférez ne pas avoir de capot du tout, je vous propose la TransPKR, qui n’en crée aucun. On en discute en consultation.
Puis-je prendre une douche et me laver les cheveux après une opération des yeux au laser ?
La douche est possible dès le soir même de l’intervention, quelle que soit la technique. Évitez simplement de viser le visage directement avec le pommeau pendant les 3 premiers jours, et lavez-le plutôt avec les mains mouillées en contournant les yeux. Après une TransPKR, cette précaution vaut tant que la lentille pansement est en place. Le lavage des cheveux est possible dès le lendemain, la tête légèrement en arrière. Et si un peu d’eau entre dans l’œil, il n’y a rien de grave.
Quand puis-je me baigner ou retourner à la piscine après une opération des yeux au laser ?
Après une chirurgie réfractive au laser, une baignade tranquille, tête hors de l’eau, redevient possible après 3 jours environ, et après le retrait de la lentille pansement s’il s’agit d’une TransPKR. La piscine attend 2 semaines, c’est le délai qui figure sur votre ordonnance, et il vaut aussi pour la mer avec la tête sous l’eau. Évitez d’ouvrir les yeux sous l’eau pendant la même durée. Les lunettes de natation ne se remettent pas avant 3 à 4 semaines, parce qu’elles appuient sur les yeux. Hammam et sauna : pas avant 2 semaines.
Quand puis-je me remaquiller les yeux après une chirurgie réfractive ?
Pas de maquillage des paupières ni des cils pendant la semaine qui suit l’intervention, quelle que soit la technique, extensions et faux cils compris. Il faut aussi l’éviter la veille du bloc. Cette consigne figure sur votre ordonnance. Le maquillage du reste du visage est possible dès le lendemain de l’intervention, et une crème hydratante sur les paupières ne pose pas de problème.
Combien de temps dois-je porter les coques de protection la nuit après un LASIK ?
Les coques de protection se portent les 3 premières nuits, et uniquement après un LASIK. Elles empêchent un frottement involontaire pendant le sommeil, et elles se fixent avec le micropore fourni le jour du bloc. Vous pouvez dormir sur le côté, elles sont faites pour ça, il faut juste qu’elles soient bien fixées. Il n’y a pas de coques à porter après un SMILE ni après une TransPKR. Passé ces trois nuits, évitez simplement de dormir avec la main ou le coude sous l’œil.
J’ai oublié une goutte de collyre après mon opération, ou je voudrais arrêter le traitement plus tôt : est-ce possible ?
Un oubli isolé ou un décalage d’une ou deux heures dans le traitement postopératoire ne compromettent rien : vous reprenez le rythme à la prise suivante, sans doubler la dose. En revanche, vous allez au bout des paliers du collyre antibiotique et corticoïde, même si tout va bien avant la fin, et vous ne le prolongez pas non plus au-delà, parce qu’un corticoïde poursuivi trop longtemps peut faire monter la pression à l’intérieur de l’œil. Les larmes hydratantes, elles, se poursuivent librement, aussi longtemps que vous en avez besoin. En cas de doute, écrivez-moi avant de modifier quoi que ce soit.
Combien de temps dure la sécheresse oculaire après un LASIK, un SMILE ou une TransPKR ?
La sécheresse oculaire après une chirurgie réfractive dure quelques semaines à quelques mois selon les patients. Après un LASIK, les fibres nerveuses sectionnées lors de la découpe du capot se régénèrent en moyenne en 6 mois, et le confort remonte au même rythme. Après un SMILE ou une TransPKR, le mécanisme diffère, mais la sensation ressentie est finalement assez proche. Les cas qui durent au-delà de plusieurs mois sont rares et finissent par se calmer. Les larmes hydratantes sans conservateur sont la base du traitement, en quantité libre, et quand la gêne est marquée j’ai plusieurs autres options à proposer.
Les halos vont-ils disparaître après une chirurgie réfractive au laser ?
Les halos après une chirurgie réfractive augmentent d’abord, avec un pic vers le 2e mois, puis ils régressent progressivement, parfois sur 4 à 6 mois pour les traitements importants. À 6 mois et à un an, la vision nocturne est en général meilleure qu’avant l’intervention. Les patients qui avaient une forte myopie ou un fort astigmatisme voient des halos plus marqués au départ, parce que leur amétropie en produisait déjà beaucoup. Bien hydrater la surface aide, parce qu’un film de larmes instable accentue l’étalement des lumières.
Dans quels cas dois-je consulter en urgence après une opération des yeux au laser ?
Deux situations imposent de consulter rapidement après une chirurgie réfractive, et elles sont écrites sur votre ordonnance : une baisse d’acuité visuelle brutale, et des douleurs oculaires violentes au-delà des 3 premiers jours après une TransPKR ou des premières 24 heures après un LASIK ou un SMILE. Des douleurs pendant les deux premiers jours d’une TransPKR, en revanche, sont normales et se traitent avec les antalgiques prescrits. Pour me joindre : téléphone et WhatsApp au 01 84 80 28 04, y compris le soir et le week-end. En dehors des heures d’ouverture du cabinet, présentez-vous au service des urgences ophtalmologiques de l’Hôpital Cochin, 27 rue du Faubourg Saint-Jacques, 01 58 42 23 00, et prévenez-moi en parallèle.
PRENDRE RENDEZ-VOUS
Vous n’avez besoin ni de courrier, ni d’ordonnance, ni d’un passage préalable chez un autre ophtalmologiste pour venir me voir. La consultation est au tarif conventionné sans dépassement d’honoraire dans mes cabinets du 10e et du 19e, avec tiers payant intégral, vous n’avancez rien. À l’Institut Voltaire, dans le 11e, vous avancez 50 €, dont 30 € de dépassement d’honoraires remboursés au minimum 20 € par votre mutuelle, et souvent en totalité.
- Institut Laser Ophtalmologique Voltaire : 5 rue La Vacquerie, 75011 Paris. Consultations le mercredi après-midi, bloc opératoire le vendredi matin, parfois le mercredi après-midi. Métro Voltaire (9) et Philippe Auguste (2).
- Cabinet du 19e : 37 rue Archereau, 75019 Paris. Consultations le lundi après-midi, et contrôles postopératoires. Métro Crimée (7).
- Cabinet du 10e : 12 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris. Consultations le jeudi après-midi. Métro Strasbourg Saint-Denis (4, 8, 9).
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« Je n’opère pas des yeux, j’opère des patients. »
Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue à Paris, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser.
Auteur : Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser, Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, Paris 11e. Mis à jour en août 2026.
Votre chirurgien
Dr Steven Nahaisi
Chirurgien ophtalmologue, exclusivement spécialisé en chirurgie réfractive au laser. Il opère à Institut Laser Ophtalmologique Voltaire et consulte dans trois cabinets parisiens.
