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Dr Steven NahaisiChirurgie réfractive au laser à Paris

Trouble de la vue

Opération de la myopie au laser à Paris

La myopie est l’un des troubles visuels les plus fréquents, et celui que l’on corrige le plus : elle concerne près d’un tiers de la population en France et sa prévalence ne cesse d’augmenter. C’est le premier motif de consultation dans ma pratique de chirurgie réfractive.

Opération de la myopie au laser à Paris

Dr Steven Nahaisi

Mis à jour en août 2026 · 28 min de lecture

Le laser corrige la myopie en remodelant la forme de la cornée. Le résultat est durable et la récupération rapide. La grande majorité des patients ne reportent plus de lunettes pour le défaut corrigé.

Trois techniques existent (LASIK, TransPKR, SMILE) et le choix se fait en fonction de vos yeux et de votre profil. Je vous explique ici comment ça fonctionne, quels sont les résultats et où sont les limites. Et je réponds aux questions que me posent mes patients chaque semaine.

Sur cette page9 sections
  1. 02COMPRENDRE LA MYOPIE
  2. 03LE PRINCIPE DE LA CORRECTION LASER
  3. 04LES TECHNIQUES POUR OPÉRER LA MYOPIE
  4. 05ÊTES-VOUS OPÉRABLE ?
  5. 06MYOPIE FORTE
  6. 07RÉSULTATS ET DURABILITÉ
  7. 08QUESTIONS FRÉQUENTES SUR L’OPÉRATION DE LA MYOPIE
  8. 09TARIFS ET PRISE EN CHARGE
  9. 10PRENDRE RENDEZ-VOUS

COMPRENDRE LA MYOPIE

Qu’est-ce que la myopie ? Pourquoi voit-on flou de loin ?

La vision, c’est une histoire de rayons lumineux. Pour voir net, il faut que les rayons de lumière qui entrent dans l’œil convergent exactement sur la rétine, la « pellicule » au fond de l’œil.

C’est la cornée, la surface transparente à l’avant de l’œil, qui assure l’essentiel de cette mise au point.

Chez le myope, l’œil est trop long, ou la cornée trop bombée. Dans les deux cas, les rayons convergent trop vite. Au repos, les rayons qui arrivent de loin focalisent en avant de la rétine : c’est le flou de loin caractéristique des myopes.

En revanche, les rayons qui arrivent de près, plus divergents, se focalisent naturellement sur la rétine. Un myope voit donc flou de loin, et bien de près. Mieux même que la population sans défaut visuel. Plus la myopie est élevée, plus la vision est floue de loin, et plus elle est nette de très près.

La réfraction dépend de la longueur de l’œil et de la courbure cornéenne. Plus la cornée est courbée, plus les rayons convergent vite. La myopie est la conséquence d’un œil trop long et/ou d’une cornée trop courbée. Chez le myope, les rayons se rejoignent en avant de la rétine, et l’image de loin y arrive floue. Chez l’emmétrope, la longueur de l’œil est adaptée à la courbure cornéenne : les rayons se rejoignent exactement sur la rétine, l’image est nette.

Les différents niveaux de myopie

Simulateur interactif
La myopie : schéma explicatif
Dr Nahaisi · Chirurgie réfractive · Paris
Œil emmétroperéférence
foyer sur la rétine
Rétine
Œil myopetrop long
foyer décalé
Rétine
Distance
Accommodation · vision de près
Correction du myope
› Œil trop long : les rayons convergent EN AVANT de la rétine. Flou de loin, essayez Lunettes ou Laser.
© Dr Nahaisi, tous droits réservés
Degré de myopieAcuité sans correctionPoint de netteté max.Profil type
-0,25 à -1,25 D3 à 6/10~80 cm à 1 mPort intermittent
-1,75 à -3,50 D1 à 2/10~30 à 55 cmPort quotidien
-4,00 à -6,00 D< 1/10~15 à 25 cmForte dépendance
> -6,00 D<< 1/10< 15 cmMyopie forte
> -10,00 DComptage des doigts< 10 cmMyopie pathologique

Myopie très légère (-0,25 à -1,25 D). Ces patients vivent relativement bien au quotidien. Ils viennent parfois en consultation sans leurs lunettes. Leur gêne porte sur des détails : les panneaux dans la rue, la reconnaissance des visages au loin, l’heure d’arrivée du métro, les sous-titres d’un film ou le cinéma. Rarement porteurs de lentilles, ils préfèrent le port intermittent de lunettes plutôt que la contrainte quotidienne des lentilles. Ils représentent une part non négligeable des patients qui consultent pour un avis de chirurgie réfractive. La chirurgie laser leur convient très bien. La correction est durablement intégrée et la récupération rapide. Ils gagnent en liberté au quotidien.

Myopie modérée (-1,75 à -3,50 D). La dépendance aux lunettes ou lentilles est quotidienne. Sans correction, la vision de loin est trop floue pour conduire, reconnaître quelqu’un à dix mètres, ou lire un écran à distance normale. Ce sont les candidats les plus fréquents à la chirurgie réfractive.

Myopie forte (-4,00 à -6,00 D). Dépendance totale aux lunettes ou lentilles pour la quasi-totalité des activités. Les verres sont épais et l’effet de réduction des yeux en lunettes est marqué. Le passage aux lentilles est souvent vécu comme une libération partielle. Un suivi rétinien régulier devient nécessaire.

Myopie très forte (> -6,00 D). Vision très dégradée sans correction. Sans lunettes, même les visages à quelques mètres sont flous. La dépendance est totale : impossible de se déplacer, de travailler ou de vivre normalement sans correction. Nécessite un suivi du fond d’œil tous les 2 à 3 ans.

Myopie pathologique (> -10,00 D). Risques accrus de complications rétiniennes. Le laser peut montrer ses limites. On préférera parfois l’implantation d’une lentille intraoculaire (ICL chez le sujet jeune, ou chirurgie du cristallin passé un certain âge).

Toutes les myopies jusqu’à environ -10 dioptries sont opérables au laser, dans les limites de la cornée. Parfois, on peut aller jusqu’à -12 sur des cornées très épaisses. Au-delà, d’autres solutions existent. Le bilan préopératoire détermine la technique la plus adaptée.

Pourquoi devient-on myope ?

La myopie est liée à un allongement progressif de l’œil au cours de la croissance. Ce processus connaît plusieurs pics : l’enfance (entre 6 et 12 ans), la puberté, puis ce qu’on appelle la « myopie étudiante », une progression tardive souvent liée au travail prolongé en vision de près, entre 18 et 23-24 ans.

L’étude COMET, qui a suivi 431 enfants myopes sur 14 ans, confirme que l’allongement axial de l’œil se stabilise en moyenne vers 15-16 ans, la majorité des cas étant stabilisés avant 24 ans. Passé cet âge, la myopie n’a quasiment plus de raison d’évoluer. C’est pour cela que la chirurgie réfractive donne des résultats stables et durables chez l’adulte.

Réf. : Hou W. et al., « Axial Elongation in Myopic Children and its Association With Myopia Progression », Eye Contact Lens, 2018 (COMET Study, 14 ans de suivi, 431 patients).

La cornée, elle, atteint sa forme quasi finale bien plus tôt, dès la petite enfance, et reste stable tout au long de la vie adulte. Une étude transversale portant sur 454 sujets de 5 à 80 ans montre que le rayon de courbure cornéen ne varie pas de manière significative après l’enfance. Le point est important : la chirurgie réfractive agit uniquement sur la cornée, et parce que la cornée est un tissu remarquablement stable, les résultats de l’opération le sont aussi.

En dehors des pathologies cornéennes qui entraînent des déformations (et notamment le kératocône, le grand ennemi de la chirurgie réfractive, que l’on dépiste systématiquement lors du bilan préopératoire), la cornée ne change pas de forme au cours de la vie adulte.

Réf. : Fledelius HC., Acta Ophthalmol, 1988 (454 sujets, 5-80 ans). Hashemi H. et al., J Cataract Refract Surg, 2018 (asphéricité cornéenne stable sur 5-10 ans chez l’adulte).

La myopie et l’astigmatisme

La myopie peut être associée à un astigmatisme. C’est même très fréquent. L’astigmatisme vient d’une cornée dont la courbure n’est pas uniforme : au lieu d’être sphérique (comme un ballon de foot), elle est légèrement ovale (comme un ballon de rugby). Il existe donc plusieurs axes de courbure différents, avec des corrections différentes selon l’axe. Un axe sera plus myope que l’autre. C’est ce qu’on appelle la toricité de la cornée, et c’est elle qui crée l’image dédoublée ou étirée caractéristique de l’astigmatisme.

Le laser peut également corriger la myopie et l’astigmatisme dans le même temps opératoire, en adaptant le traitement aux deux composantes de votre correction.

Opération de l’astigmatisme au laser à Paris

Comprendre votre ordonnance de lunettes

Sur une ordonnance de lunettes, votre correction est notée avec trois valeurs par œil : la sphère, le cylindre et l’axe.

La sphère correspond à votre myopie (valeur négative, par exemple -3,00) ou à votre hypermétropie (valeur positive). C’est la correction de base, uniforme sur toute la surface du verre.

Le cylindre correspond à votre astigmatisme. C’est la différence de correction entre les deux axes principaux de votre cornée. Par exemple, un cylindre de -1,50 signifie qu’un axe de votre cornée est 1,50 dioptrie plus myope que l’autre.

L’axe (en degrés, de 0° à 180°) indique l’orientation de cet astigmatisme sur votre cornée.

Exemple 1, myope simple. OD : -3,00. Pas de cylindre, pas d’axe. La cornée est régulièrement trop bombée, la correction est la même dans toutes les directions.

Exemple 2, myope astigmate. OD : -3,00 (-1,50 à 90°). L’œil est myope de -3,00 dans un axe, et myope de -4,50 dans l’axe perpendiculaire (90°). Le laser corrigera les deux composantes simultanément, en adaptant son traitement à chaque axe.

LE PRINCIPE DE LA CORRECTION LASER

Comment le laser corrige la myopie

Le principe des lunettes et des lentilles

Les lunettes et les lentilles corrigent la myopie en plaçant un verre divergent devant l’œil : ce verre écarte légèrement les rayons lumineux avant qu’ils n’entrent dans l’œil, de sorte qu’ils convergent plus en arrière, exactement sur la rétine. Le principe fonctionne, mais il dépend d’un accessoire externe qu’on porte à longueur de journée.

Le verre de lunette, comme la lentille, est divergent : il écarte légèrement les rayons avant qu’ils n’entrent dans l’œil, ce qui repousse le foyer pile sur la rétine. La vision redevient nette, mais elle dépend d’un accessoire qu’il faut porter en permanence.

Le laser : intégrer la correction dans l’œil

Comme expliqué plus haut, la myopie vient d’un œil trop long ou d’une cornée trop bombée. On ne peut pas raccourcir l’œil. En revanche, on peut modifier la forme de la cornée pour diminuer sa courbure, c’est-à-dire l’aplatir.

Le laser aplatit le centre de la cornée en retirant quelques microns de tissu, environ 15 microns par dioptrie de myopie à corriger. Cette valeur dépend aussi du diamètre de la zone optique traitée, mais elle donne le bon ordre de grandeur. Pour comparer : une cornée mesure en moyenne 525 microns d’épaisseur. Sur une myopie de -3 dioptries, le laser retire donc environ 45 microns de tissu cornéen.

Le laser sculpte la cornée pour diminuer sa courbure, en retirant du tissu au centre de la cornée. Moins courbée, la cornée fait converger les rayons plus lentement qu’auparavant : le foyer recule alors et arrive sur la rétine. Plus la myopie est élevée, plus le laser doit retirer de tissu (voir le plan de traitement plus bas).

C’est une compensation : on redonne à la cornée la courbure nécessaire pour que les rayons se focalisent à nouveau sur la rétine. D’une certaine manière, le résultat est comparable à celui d’une paire de lunettes, sauf que la correction est intégrée directement dans l’œil, sans dépendance à un accessoire externe. Et contrairement aux lunettes, la correction laser ne se limite pas à une valeur moyenne. Elle est bien plus précise.

Le traitement sur mesure : aberration-free Schwind

La théorie simple en 2D est utile pour comprendre le principe. Mais la vraie vie est plus complexe. La cornée a des zones plus ou moins bombées, et chaque point de sa surface a une valeur de correction qui lui est propre.

Quand on dit qu’un œil a « -3 », c’est une moyenne. En réalité, c’est une répartition hétérogène de valeurs sur l’ensemble de la cornée. C’est ce qu’on visualise sur la cartographie d’aberrométrie.

Voici l’aberrométrie de l’œil gauche d’une patiente forte myope, de -8,75. Quand on dit qu’un œil est myope de « -8,75 », c’est en fait une moyenne. En réalité, la correction n’est pas la même partout : ici elle va d’environ -7,2 dioptries au centre à près de -10 en périphérie, et varie selon les zones.

Une lunette classique ne corrige que la moyenne de ces valeurs. Le laser, lui, corrige la cornée point par point. C’est le traitement « aberration-free », un profil développé par Schwind, la plateforme que nous utilisons à l’Institut Voltaire. C’est la référence mondiale en matière de précision de traitement laser excimer.

Votre traitement est donc calé sur la répartition exacte de la myopie sur votre œil, et non sur une simple valeur moyenne comme une lunette.

Le plan de traitement au laser de cette même patiente, calculé à partir de cette aberrométrie. Chaque couleur correspond à la profondeur de tissu retirée à cet endroit : au centre, en rouge, là où l’on retire le plus, ici environ 124 microns pour corriger une myopie de -8,75 dioptries. La zone verte est la zone de transition. En périphérie, en bleu, on ne retire quasiment rien. Cette sculpture est maximale au centre, puis décroît progressivement vers la périphérie. Elle aplatit la cornée juste ce qu’il faut pour lui redonner la courbure souhaitée.

LES TECHNIQUES POUR OPÉRER LA MYOPIE

Quelle technique pour corriger votre myopie au laser ?

Il n’y a pas une technique meilleure que les autres dans l’absolu. Il y a celle qui convient le mieux à vos yeux. Le choix se fait lors du bilan préopératoire, en fonction de votre correction, des caractéristiques de votre cornée et de vos besoins. Parfois, vos préférences ou votre appréhension entrent aussi en compte, et c’est normal. Je n’opère pas des yeux, j’opère des patients.

Découvrir mon parcours et ma philosophie

LASIK : ma technique de première intention

La technique la plus pratiquée au monde. Un laser femtoseconde (Visumax 800) crée un volet cornéen fin (le « capot »), puis le laser excimer Schwind remodèle la cornée en dessous. Le capot est ensuite repositionné. Vision nette dès le lendemain, reprise du travail en 24 à 48 heures.

C’est ma technique de première intention pour la majorité des patients myopes, lorsque les caractéristiques de la cornée le permettent. Elle est adaptée aux myopies allant jusqu’à -10 dioptries, parfois -12 selon la cornée. Les critères d’éligibilité sont détaillés dans la section « Êtes-vous opérable ? » ci-dessous.

Tarif : 3 200 € les deux yeux (1 600 €/œil). Suivi inclus.

Tout savoir sur le LASIK

TransPKR : sécurité maximale, sans volet

Traitement de surface, sans volet et sans contact. C’est la technique la plus sûre sur le plan biomécanique. Sans capot, il n’y a pas de risque lié au capot, et la structure de la cornée est préservée au maximum.

Je la privilégie quand le LASIK n’est pas la meilleure option pour votre profil, que ce soit en raison de l’épaisseur cornéenne, de la correction à traiter ou de votre appréhension. Je la recommande aussi chez les patients exposés aux chocs (sports de combat, forces de l’ordre), car l’absence de volet offre une tranquillité d’esprit pour toujours.

La récupération est plus progressive : comptez environ une semaine avant de reprendre le travail confortablement. Les 48 premières heures peuvent être inconfortables, mais on passe relativement vite le cap.

Tarif : 2 800 € les deux yeux (1 400 €/œil). Suivi inclus.

Tout savoir sur la TransPKR

SMILE : indications ciblées

Extraction d’un lenticule cornéen par micro-incision de 2-3 mm, sans création de capot. Technique mini-invasive que je réserve à des indications spécifiques, notamment les sports de combat de haut niveau avec reprise rapide. Je considère le LASIK supérieur pour la myopie en termes de qualité de correction, de possibilités de retouche et de recul clinique.

Le SMILE n’est pas adapté pour corriger l’hypermétropie, et ses résultats sont moins précis sur l’astigmatisme.

Tarif : 3 800 € les deux yeux (1 900 €/œil). Suivi inclus.

Tout savoir sur le SMILE

Et si ma myopie s’accompagne d’un astigmatisme ?

C’est très fréquent. Les trois techniques (LASIK, TransPKR et SMILE) corrigent la myopie et l’astigmatisme dans le même temps opératoire. Le traitement est simplement adapté à votre profil combiné.

Opération de l’astigmatisme au laser à Paris

Et si je suis myope et presbyte ?

Vers 40-45 ans, la presbytie s’ajoute à la myopie. Plusieurs stratégies existent pour traiter les deux simultanément : monovision, PresbyLASIK ou traitement hybride. Le choix dépend de votre correction, de vos attentes et de votre profil visuel. On en discute en consultation.

Correction de la presbytie au laser à Paris

ÊTES-VOUS OPÉRABLE ?

Qui peut se faire opérer de la myopie au laser ?

La grande majorité des myopes sont opérables. Le bilan préopératoire permet de le confirmer et de choisir la technique la plus adaptée à votre cas.

L’âge

La chirurgie réfractive est possible à partir de 18 ans. Le moment le plus favorable se situe le plus souvent après 22-23 ans, quand la myopie a fini d’évoluer. Les patients plus jeunes ne sont pas exclus pour autant : quand la demande est justifiée, on regarde de près la stabilité des dernières années et je préviens du risque d’évolution résiduelle. Si une légère évolution survient, une retouche pourra toujours être envisagée plus tard.

À 24 ans, c’est un très bon âge. À 45 ans aussi. J’ai opéré des patients à tous les âges de la vie adulte, jusqu’à 65 ans. Au-delà, la chirurgie de la cataracte à visée réfractive trouve davantage son intérêt.

La stabilité, un concept à nuancer

On entend souvent qu’il faut que la vue soit « stable depuis 2 ans ». La stabilité absolue n’existe pas. L’œil normal a des fluctuations naturelles : la fatigue, l’accommodation, les conditions d’examen, les aberrations optiques. Tout cela peut faire varier la correction de 0,25 à 0,50 dioptrie d’un examen à l’autre, dans la même journée. La plupart du temps, quand un patient me dit qu’on l’a jugé « encore instable », il s’agit en réalité d’une simple fluctuation et non d’une évolution de sa myopie. Surtout passé l’âge de 23 ans.

Inutile d’attendre des années en comparant chaque correction à la virgule près d’une année à l’autre. Je suggère plutôt aux patients de venir directement en consultation pour réaliser le bilan complet. Dans l’immense majorité des cas, on pourra vous rassurer et avancer.

En savoir plus sur le bilan préopératoire

L’épaisseur et la régularité de la cornée

C’est le critère le plus important pour le choix de la technique. Le seuil classique pour un LASIK est en théorie de 500 microns d’épaisseur préopératoire. Mais ce n’est pas le seul facteur. Une cornée régulière à 490 microns avec une petite myopie sera plus apte à recevoir un LASIK qu’une cornée à 520 microns, irrégulière, avec une correction de -8 dioptries. Ce qui compte, c’est l’ensemble : l’épaisseur, la régularité, la courbure, la correction à retirer, et le mur stromal postérieur résiduel.

Le mur stromal postérieur, c’est l’épaisseur de cornée qui reste intacte sous le capot après le passage du laser. En LASIK, on retire environ 110 microns pour le capot, puis les microns nécessaires au traitement (environ 15 par dioptrie). Ce qui reste en dessous est le mur résiduel, et c’est lui qui garantit la stabilité à long terme de la cornée. Ma limite personnelle est de 300 microns, au-delà des recommandations classiques de 280 microns, afin d’assurer une sécurité maximale. On peut également jouer sur la profondeur de découpe du capot et la zone optique pour optimiser ces marges.

Quand le mur résiduel serait insuffisant en LASIK (cornée trop fine ou myopie trop forte), la TransPKR devient la technique de choix pour les myopies inférieures à -10 dioptries. Pour les très fortes myopies au-dessus de -10 dioptries, l’implant intraoculaire (ICL) peut être la meilleure option, et j’oriente ces patients vers des confrères spécialisés.

Grossesse et allaitement

Je n’opère pas pendant la grossesse. C’est une précaution : les fluctuations hormonales peuvent modifier temporairement la réfraction. L’allaitement, en revanche, ne pose pas de problème et n’empêche pas d’opérer. Et il n’y a aucune raison d’attendre d’avoir eu tous ses enfants : on peut tout à fait opérer avant une grossesse ou entre deux.

Réf. : Fernández-Montero A. et al., Eye, 2017 (10 401 femmes, 14 ans). Naderan M., J Curr Ophthalmol, 2018.

Et si je ne suis pas opérable ?

Ça arrive. C’est justement pour ça que le bilan existe. Quand le laser n’est pas la bonne option pour vos yeux, je le dis clairement et je vous oriente vers la solution la plus adaptée. Je préfère ne pas opérer plutôt que de prendre le moindre risque pour vos yeux.

Quand le laser n’est pas possible : alternatives et orientation

MYOPIE FORTE

Myopie forte : au-delà de -6 dioptries, quelles solutions ?

J’ai l’habitude d’opérer des myopies fortes, c’est une part importante de ma pratique. Des patients à -7, -8, parfois -9 dioptries, souvent avec des cornées fines.

La technique dépend du profil de chaque patient. Sur une cornée suffisamment épaisse et régulière, le LASIK reste la technique de référence, même sur une forte myopie. Quand la cornée est plus fine, la TransPKR peut prendre le relais, et elle donne d’excellents résultats même sur des corrections élevées, jusqu’à -10. Le SMILE peut également être envisagé dans certains cas. Le critère décisif, c’est la régularité de la cornée, plus que son épaisseur brute : une cornée fine mais régulière peut être opérable, tandis qu’une cornée d’épaisseur moyenne mais irrégulière (montrant des signes de déformation préalable) ne le sera pas.

Sur les myopies très fortes, il est parfois nécessaire de faire un compromis. Pour préserver l’intégrité de la cornée et garder une épaisseur postopératoire suffisante, on traite la myopie au maximum de ce que la cornée permet, en acceptant de laisser un léger résiduel myopique, par exemple -0,50 ou -1,00 dioptrie sur l’œil le plus fort. Un patient à -8 dioptries pourrait donc se retrouver avec un résiduel de -0,50 après l’opération : une gêne minime, comparée au handicap de départ. La plupart de ces patients ne reportent plus de lunettes au quotidien, et le gain de liberté visuelle est considérable.

Quand le laser n’est pas envisageable (myopie au-delà de -10 dioptries, parfois -12 selon la cornée, ou cornée trop fine, trop irrégulière ou déformée), d’autres solutions peuvent être envisagées, comme l’implant intraoculaire (ICL). J’estime qu’il est toujours préférable d’éviter une chirurgie intraoculaire si la cornée est opérable, et je vous oriente vers un confrère spécialisé quand c’est la bonne option pour vous.

Suivi rétinien des forts myopes

Un point important : la chirurgie réfractive corrige votre vision, pas la structure de votre œil. Après l’opération, votre rétine reste celle d’un fort myope, plus fine et plus étirée. Un suivi du fond d’œil tous les 2 à 3 ans reste nécessaire, même sans lunettes. Ce suivi est réalisé par votre ophtalmologiste traitant.

RÉSULTATS ET DURABILITÉ

Les résultats de l’opération de la myopie : à quoi s’attendre ?

L’objectif, c’est une bonne vision sans lunettes ni lentilles au quotidien. Pas un 0,000 de correction, parce que ça n’existe pas vraiment. L’œil humain n’est pas une machine parfaite, et il y a toujours de légères fluctuations naturelles.

Pourquoi vise-t-on une légère hypermétropie résiduelle ?

On vise plutôt une légère hypermétropie résiduelle de +0,25 à +0,50 dioptrie. C’est un choix technique délibéré :

  • Elle anticipe une éventuelle régression à moyen terme.
  • Elle donne une vision de loin nette même en cas de fatigue ou d’accommodation prolongée.
  • C’est typiquement la correction qu’ont les gens « qui n’ont jamais eu besoin de lunettes ».

En contrepartie, cette légère hypermétropie peut créer une fatigue en vision de près prolongée, sur écran ou en lecture. Si c’est le cas, des lunettes reposantes suffisent. Elles ne servent pas à améliorer la vision, qui est déjà bonne. Elles reposent les yeux en diminuant le besoin d’accommodation pour voir de près. C’est la lunette que les gens « sans lunettes » ont dans un coin, pour les longues journées d’écran.

La correction est durable

La grande majorité des patients ne reportent jamais de lunettes pour la myopie corrigée. Le résultat est durable sur plusieurs dizaines d’années.

Il existe cependant deux mécanismes d’évolution possible après l’opération :

L’évolution myopique naturelle. La myopie évolue pour son propre compte, indépendamment de la chirurgie, comme si vous n’aviez pas été opéré mais que vous changiez de lunettes dans quelques années. Ce phénomène est lié à l’allongement de l’œil, qui ne se produit quasiment plus passé 23-24 ans. Un exemple concret : imaginez qu’aujourd’hui vous ayez besoin d’une correction de -2,00 D. Si dans 10 ans votre besoin théorique passait à -2,50 D (un scénario déjà rare passé 23 ans) et qu’on vous opère aujourd’hui, vous retomberiez à -0,50 D dix ans plus tard. Une gêne minime, et on pourrait toujours y appliquer une retouche. Vous ne reviendrez jamais à votre myopie de départ.

La régression épithéliale. C’est une légère repousse de tissu cornéen au niveau de l’épithélium (la couche superficielle de la cornée) qui peut atténuer l’effet du laser au fil du temps. Ce phénomène était significatif il y a 15-20 ans avec les anciennes générations de laser. Aujourd’hui, avec la plateforme Schwind et les profils de traitement actuels, la régression est devenue très rare, surtout pour les myopies simples et moyennes. Elle peut encore se voir sur les fortes corrections, mais elle reste modérée. Rapportée à leur myopie de départ, elle ne pose généralement pas de problème à ces patients.

Si malgré tout, par la combinaison de ces deux mécanismes, une légère myopie réapparaissait au bout de plusieurs années et qu’elle devenait à nouveau gênante, une retouche laser serait possible dans la plupart des cas. La première année, elle est incluse dans le tarif. Au-delà, un tarif préférentiel s’applique jusqu’à 5 ans post-chirurgie.

TARIFS ET PRISE EN CHARGE

Tarifs de l’opération de la myopie au laser à Paris

TechniqueTarif par œilTarif les deux yeux
LASIK1 600 €3 200 €
TransPKR1 400 €2 800 €
SMILE1 900 €3 800 €

Inclus dans le tarif : le suivi postopératoire complet, sans limite de consultations, et une éventuelle retouche la première année.

Consultation préopératoire : au tarif conventionné. Dans les cabinets du 10e et du 19e, pas de dépassement d’honoraires et tiers payant intégral, vous n’avancez rien. À l’Institut Voltaire (11e), vous avancez 50 €, dont 30 € de dépassement d’honoraires, remboursés au minimum 20 € par votre mutuelle.

Règlement : le jour du bloc, par CB, chèque, virement ou prélèvement. Paiement en 4 fois possible, par chèque ou prélèvement.

La chirurgie réfractive n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, mais votre mutuelle peut prendre en charge une partie du coût. Je vous fournis un devis personnalisé à transmettre à votre complémentaire.

En savoir plus sur les tarifs, devis et remboursements mutuelle

Questions fréquentes

Vos questions sur l’opération de la myopie au laser

Est-ce que la myopie peut revenir après l’opération au laser ?

La correction appliquée par le laser est durable. Vous ne reviendrez jamais à votre myopie de départ. Une légère évolution reste théoriquement possible sur 10-15 ans, de l’ordre de 0,25 ou 0,50 dioptrie, mais elle est minime. Et si elle vous gênait, une retouche laser est toujours envisageable.

Est-ce que la chirurgie réfractive réduit le risque d’évolution de la myopie ?

Non. La chirurgie laser remodèle la cornée pour corriger votre vision, mais elle n’a aucun effet sur l’allongement de l’œil, qui est le mécanisme à l’origine de la progression myopique. Si votre myopie devait encore évoluer (ce qui est rare passé 23-24 ans), elle le ferait indépendamment de la chirurgie. Le rapport IMI 2023 confirme que l’allongement axial se poursuit au même rythme chez les patients opérés et non opérés.

Puis-je me faire opérer de la myopie au laser dès 18 ans ?

Oui. On sera plus attentif à la stabilité des dernières années, et on préviendra du risque résiduel d’évolution. Si une légère évolution survient, une retouche pourra toujours être envisagée quelques années plus tard. Pour un patient de 20 ans qui ne supporte plus ses lunettes, le gain de confort est considérable.

Est-ce que 24 ans, c’est un bon âge pour se faire opérer de la myopie ?

Très bon âge. À 24 ans, la myopie est généralement stable depuis quelques années. Vous profiterez du résultat pendant des décennies.

Peut-on se faire opérer de la myopie au-delà de 45 ans ?

Oui, aussi. Il n’y a pas vraiment d’âge limite pour profiter d’une liberté visuelle sans lunettes. À cet âge cependant, la presbytie aura déjà démarré et sera à prendre en compte dans la stratégie opératoire.

Dois-je attendre d’avoir eu tous mes enfants pour me faire opérer de la myopie au laser ?

Non. C’est un mythe tenace. On évite d’opérer pendant la grossesse par précaution, car les fluctuations hormonales peuvent modifier temporairement la réfraction. Mais ces changements sont transitoires et reviennent au niveau d’avant la grossesse après l’accouchement. La plus grande étude longitudinale sur le sujet (la cohorte SUN, 10 401 femmes suivies sur 14 ans) montre que la grossesse n’est pas associée à une progression durable de la myopie. L’étude montre même une association inverse : les femmes ayant été enceintes présentaient moins de progression myopique que les autres, ce qui suggère que la grossesse pourrait freiner l’allongement de l’œil. J’ai moi-même opéré ma propre femme avant une nouvelle grossesse, en toute connaissance de cause. La recommandation est simple : pas d’opération pendant la grossesse, l’allaitement n’est pas une contre-indication, et aucune raison d’attendre d’avoir eu tous ses enfants.

Ma myopie est forte (-7 ou -8), est-ce que je suis opérable au laser ?

Très probablement. J’opère régulièrement des myopies fortes, jusqu’à -10 dioptries, parfois -12. L’opérabilité dépend de l’épaisseur et de la régularité de votre cornée. Un bilan préopératoire complet permet de le confirmer.

Est-ce que je peux perdre la vue à cause de l’opération de la myopie au laser ?

Je dirais que non : on ne peut pas devenir aveugle avec une chirurgie réfractive réalisée dans des conditions normales, et avec un bilan préopératoire favorable. Des complications existent, comme dans toute chirurgie, mais elles sont très rares et toujours traitables. La sélection rigoureuse des patients est la meilleure prévention.

Comment savoir si ma vue est « stable » pour une opération de la myopie ?

La stabilité n’est pas une mesure absolue. L’œil accommode, fluctue, et deux examens dans la même journée peuvent donner des résultats différents. Ce que je vérifie, c’est la cohérence globale : votre correction actuelle correspond-elle à vos lunettes ? Y a-t-il eu une évolution significative ces dernières années ? Le bilan me permet de trancher, et le plus souvent de vous rassurer.

Mon ophtalmologue m’a dit d’attendre avant d’opérer ma myopie, que dois-je faire ?

C’est un conseil que beaucoup de patients reçoivent, souvent de la part d’ophtalmologues non spécialisés en chirurgie réfractive, ou d’ancienne génération. Avant 23 ans, une certaine prudence sur la stabilité peut se justifier. Mais passé 23-24 ans, la plupart des patients n’évoluent plus. L’expérience montre qu’un myope de -6 de 24 ans prendra au maximum une dioptrie supplémentaire sur 10 ans, et sera toujours bien content de passer de -6 à une bonne vision. D’autant qu’une retouche est possible. Il est dommage que des patients motivés restent bloqués par des recommandations trop strictes. N’hésitez pas à venir pour un avis spécialisé.

LASIK ou TransPKR pour ma myopie ?

Le choix est multifactoriel : épaisseur cornéenne, régularité, correction, mur stromal postérieur résiduel, mais aussi vos préférences et votre appréhension. J’ai tendance à privilégier le LASIK en première intention lorsqu’il est possible. Mais quand la TransPKR est la technique la plus adaptée, je la recommande sans hésiter, et les résultats sont excellents, même sur de très fortes myopies (jusqu’à -10 D). On en discute toujours ensemble en consultation.

Combien de temps dure l’opération de la myopie au laser ?

Une dizaine de minutes pour les deux yeux. Ce temps inclut les étapes techniques (soulèvement du capot, passage du laser, remise en place pour le LASIK, ou les quelques étapes de la TransPKR), les explications orales entre chaque étape, l’installation, et parfois un peu de musique pour détendre l’atmosphère. Le laser lui-même ne dure que quelques secondes par œil.

Quand pourrai-je reprendre le travail après une opération de la myopie au laser ?

Après un LASIK : dès le lendemain ou le surlendemain. Après un SMILE : 2 à 3 jours. Après une TransPKR : comptez environ une semaine. Un arrêt de travail est possible au cas par cas.

Est-ce que l’opération de la myopie au laser fait mal ?

L’intervention se fait sous anesthésie par gouttes, elle est indolore. En LASIK, les premières heures peuvent être gênantes : larmoiement, picotements, sensibilité à la lumière. Une bonne sieste suffit généralement. La vision est en général bonne dès le soir même. En TransPKR, les 48 premières heures peuvent être inconfortables (sensation de corps étranger, sensibilité à la lumière), mais on passe relativement vite le cap.

Faut-il voir un autre ophtalmologue avant de consulter pour une opération de la myopie ?

Non. Pas besoin de courrier ni d’ordonnance. Vous pouvez prendre rendez-vous directement sur Doctolib ou par téléphone.

Quels sont les effets secondaires habituels après une opération de la myopie au laser ?

Dans les premières semaines : une sécheresse oculaire soulagée par les larmes artificielles, des halos lumineux en faible luminosité (augmentation transitoire vers le 2e mois puis régression progressive), et une fatigue visuelle sur écran qui s’estompe en quelques semaines.

La myopie forte augmente-t-elle les risques de l’opération au laser ?

Les risques de la chirurgie sont les mêmes quelle que soit la correction. Ce qui change, c’est l’exigence sur la sélection : plus la myopie est forte, plus le bilan doit être précis. C’est justement l’intérêt de consulter un chirurgien exclusivement spécialisé en réfractive.

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Prêt à voir sans lunettes ?

La première étape est simple : une consultation pour faire le point sur vos yeux, votre correction et les options qui s’offrent à vous. Sans engagement et sans pression. On fait un bilan complet et on en discute franchement.

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Auteur : Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser, Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, Paris 11e. Mis à jour en août 2026.


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Dr Steven Nahaisi

Chirurgien ophtalmologue, exclusivement spécialisé en chirurgie réfractive au laser. Il opère à Institut Laser Ophtalmologique Voltaire et consulte dans trois cabinets parisiens.

Dr Steven Nahaisi, Chirurgien ophtalmologue
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