Technique
Comment le laser corrige la vue
La chirurgie réfractive au laser corrige la vue en remodelant la forme de la cornée. Le principe est commun à toutes les techniques (LASIK, TransPKR, SMILE, PresbyLASIK). Elles diffèrent par la façon d’accéder au tissu cornéen, et par la façon dont l’œil cicatrise ensuite.

Dr Steven Nahaisi
Mis à jour en août 2026 · 17 min de lecture
Cette page décrit ce qui se passe pendant l’intervention : sur quelle partie de l’œil le laser agit et comment il agit. Elle explique aussi pourquoi la cornée garde ensuite la forme que le laser lui a donnée. Le détail technique de chaque procédure se trouve sur sa page dédiée.
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Sur cette page10 sections
- 02POURQUOI LE LASER DOIT AGIR SUR LA CORNÉE
- 03ANATOMIE DE LA CORNÉE
- 04LE PRINCIPE DE LA CORRECTION LASER
- 05LES DEUX LASERS UTILISÉS À L’INSTITUT VOLTAIRE
- 06LE TRAITEMENT SUR MESURE
- 07CE QUE LE LASER FAIT, ET CE QU’IL NE FAIT PAS
- 08LES QUATRE TECHNIQUES DE CHIRURGIE RÉFRACTIVE
- 09ET SI LE LASER N’EST PAS POSSIBLE ?
- 10FAQ
- 11PRENDRE RENDEZ-VOUS
POURQUOI LE LASER DOIT AGIR SUR LA CORNÉE
Quel est le rôle de la cornée dans la vision ?
La cornée est la membrane transparente à l’avant de l’œil. C’est la première surface réfractive que la lumière rencontre. Elle recouvre l’iris et la pupille, et donne à l’œil sa forme bombée caractéristique vue de face.
La lumière qui entre dans l’œil est d’abord déviée par la cornée, puis par le cristallin, avant d’atteindre la rétine au fond de l’œil. La cornée assure à elle seule environ les deux tiers du pouvoir réfractif total. Quand la vision est floue, c’est le plus souvent que la cornée et la longueur de l’œil ne s’accordent pas : les rayons lumineux ne convergent pas exactement sur la rétine.

Comparaison œil emmétrope / œil myope / œil hypermétrope. Dans un œil emmétrope, les rayons convergent exactement sur la rétine. Ils convergent en avant d’elle dans un œil myope (trop long ou cornée trop bombée), et en arrière dans un œil hypermétrope (trop court ou cornée trop plate). © Dr Nahaisi.
On ne peut pas modifier la longueur de l’œil, c’est un paramètre anatomique fixe. La seule variable accessible chirurgicalement, et de manière non invasive, est la courbure de la cornée. En la remodelant, on redonne aux rayons lumineux le bon point d’arrivée sur la rétine. Le laser ne touche ni le cristallin, ni la rétine, ni l’intérieur de l’œil.
ANATOMIE DE LA CORNÉE
Les couches de la cornée : où agit le laser ?
La cornée mesure en moyenne 525 microns d’épaisseur, soit environ un demi-millimètre. Elle est constituée de trois couches superposées, séparées par deux membranes. Deux de ces couches sont concernées par le geste laser. La troisième, la plus profonde, n’est jamais touchée.

L’épithélium, la couche superficielle
L’épithélium est la couche la plus superficielle de la cornée, et mesure environ 50 microns d’épaisseur. C’est un épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé, d’architecture proche de la peau du corps, mais plus fin et plus régulier. Il compte cinq à sept couches cellulaires superposées, organisées en trois types. Une couche basale unique de cellules cuboïdes repose sur la membrane de Bowman. Au-dessus viennent deux à trois couches de cellules dites « ailées » (intermédiaires), puis deux à trois couches de cellules superficielles aplaties.
Seules les cellules basales sont mitotiquement actives. Elles se divisent, et leurs cellules filles migrent progressivement vers la surface en se différenciant successivement en cellules ailées puis en cellules superficielles, avant d’être éliminées dans le film lacrymal. Le renouvellement complet de l’épithélium prend environ sept jours en l’absence d’agression.
La TransPKR repose sur cette régénération naturelle : l’excimer ablate d’abord l’épithélium pour exposer le stroma, puis sculpte ce dernier. Après le laser, la surface cornéenne se referme en 24 à 72 heures par migration des cellules épithéliales depuis la périphérie, et la stratification complète de l’épithélium s’achève sur une à deux semaines.
En LASIK et en SMILE aussi, l’épithélium cicatrise, mais seulement le long du « side cut », la ligne périphérique de découpe au bord du capot (LASIK) ou de la micro-incision d’extraction du lenticule (SMILE). Cette cicatrisation périphérique se fait elle aussi en quelques jours.
Le stroma, la partie profonde et résistante
Le stroma représente environ 90 % de l’épaisseur de la cornée. Il est composé de fibres de collagène très organisées, qui assurent à la fois la transparence et la résistance mécanique de l’ensemble. À la différence de l’épithélium, le stroma ne se régénère pas après ablation.
Le laser modifie la courbure cornéenne au niveau du stroma. Comme le stroma ne cicatrise pas en revenant à sa forme initiale, la nouvelle courbure se maintient dans le temps. C’est ce qui rend la chirurgie réfractive durable. Les quatre techniques (LASIK, TransPKR, SMILE, PresbyLASIK) modifient toutes la forme du stroma ; elles diffèrent uniquement par la façon d’y accéder.
L’endothélium, la face interne, jamais touchée
L’endothélium est la couche la plus profonde de la cornée. Il joue un rôle de pompe : il maintient la cornée déshydratée, et donc transparente. Aucune chirurgie réfractive au laser ne touche l’endothélium. Le laser ne pénètre jamais aussi profondément dans la cornée.
Les deux membranes qui séparent les couches sont la membrane de Bowman (entre l’épithélium et le stroma) et la membrane de Descemet (entre le stroma et l’endothélium). Elles servent de transition mais n’ont pas d’incidence directe sur le principe du traitement laser.
Réf. : Bourges JL et al., dir., « La cornée, Rapport de la Société Française d’Ophtalmologie », Elsevier-Masson, 2015. Wilson SE et al., « Epithelial Basement Membrane Wound Healing », Experimental Eye Research, 2017. Ehlers N et al., « Morphological evaluation of normal human corneal epithelium », Acta Ophthalmologica, 2010.
LE PRINCIPE DE LA CORRECTION LASER
Comment le laser corrige la vue : remodeler la cornée
Le but est de modifier la forme de la cornée pour que les rayons lumineux convergent à nouveau sur la rétine, sans lunettes ni lentilles. Le laser retire pour cela une épaisseur très fine de tissu cornéen, selon un profil calculé pour chaque œil. La modification recherchée dépend du défaut visuel à corriger.

Myopie : aplatir la cornée
Chez le myope, l’œil est trop puissant, soit parce qu’il est trop long, soit parce que la cornée est trop bombée. Les rayons convergent en avant de la rétine. Le laser retire une petite épaisseur au centre de la cornée pour l’aplatir, ce qui réduit son pouvoir convergent et ramène le point focal sur la rétine. Compter environ 15 microns d’ablation par dioptrie de myopie traitée.
Hypermétropie : bomber la cornée
Chez l’hypermétrope, l’œil n’est pas assez puissant. Les rayons convergent en arrière de la rétine. Le laser retire alors du tissu en périphérie de la cornée, pour la rendre plus bombée au centre, ce qui augmente son pouvoir convergent. Le traitement est techniquement plus exigeant que celui de la myopie, et ses limites tiennent à la courbure cornéenne.
Astigmatisme : uniformiser la courbure
Chez l’astigmate, la cornée n’est pas régulièrement bombée. Elle l’est davantage selon un axe que selon l’autre, un peu comme un ballon de rugby plutôt qu’un ballon de football. Le laser sculpte alors un profil asymétrique, qui réduit cette différence de courbure entre les deux axes et redonne à la cornée une géométrie régulière.
Presbytie : créer plusieurs zones de mise au point
Chez le presbyte, le cristallin a perdu sa souplesse et n’accommode plus pour voir de près. Le laser ne restaure pas l’accommodation. Mais il peut créer sur la cornée des zones de courbures différentes (entre le centre et la périphérie), qui permettent à l’œil de voir net à plusieurs distances. C’est le principe du PresbyLASIK.
LES DEUX LASERS UTILISÉS À L’INSTITUT VOLTAIRE
Femtoseconde et excimer : deux lasers, deux rôles distincts
Deux lasers complémentaires sont utilisés à l’Institut Voltaire pour la chirurgie réfractive. Ils n’ont pas la même fonction et n’agissent pas sur les mêmes couches de la cornée.

Le bloc de l’Institut Voltaire. À gauche, le laser femtoseconde Zeiss Visumax 800 (découpes ultraprécises : capot du LASIK, lenticule du SMILE) ; à droite, le laser excimer Schwind Amaris 750S (sculpture du stroma par photoablation).
Le laser femtoseconde : Visumax 800 (Zeiss)
Le femtoseconde est un laser de découpe d’une précision micrométrique. Ses impulsions durent un millionième de milliardième de seconde, d’où son nom. Elles créent une séparation tissulaire propre à l’intérieur de la cornée, sans aucune incision mécanique. La cornée n’est jamais touchée par un instrument.
L’Institut Voltaire est équipé du Visumax 800, la dernière génération de femtoseconde Zeiss. Il intervient dans deux techniques :
- En LASIK, il découpe un capot cornéen, une fine couche superficielle d’environ 110 microns d’épaisseur, qui est ensuite soulevée pour exposer le stroma au traitement excimer. La découpe dure 8 à 10 secondes par œil, à basse pression et sans douleur.
- En SMILE, il réalise l’intégralité du traitement, en sculptant un lenticule à l’intérieur du stroma, extrait ensuite par une micro-incision périphérique.
Le laser excimer : Schwind Amaris 750S
L’excimer est le laser qui sculpte la cornée. Il émet une lumière ultraviolette dans une longueur d’onde précise (193 nanomètres), qui retire le tissu cornéen par photoablation : la lumière désorganise instantanément les liaisons moléculaires des couches les plus superficielles du tissu, qui sont vaporisées sans transfert de chaleur significatif. Le tissu cornéen environnant reste froid.
Le Schwind Amaris 750S est la plateforme excimer utilisée à l’Institut Voltaire. Sa fréquence de tir et son système d’eye-tracking permettent un traitement rapide (environ 2,5 secondes par dioptrie de myopie traitée) et aligné en permanence sur l’œil, y compris en cas de microsaccades involontaires du regard.
L’excimer intervient en LASIK, en TransPKR et en PresbyLASIK.
Récapitulatif : quel laser pour quelle technique
| Technique | Femtoseconde (Visumax 800) | Excimer (Schwind Amaris 750S) |
|---|---|---|
| LASIK | Découpe du capot cornéen | Sculpture du stroma |
| TransPKR | Non utilisé | Ablation de l’épithélium puis sculpture du stroma |
| SMILE | Réalise l’intégralité du traitement | Non utilisé |
| PresbyLASIK | Découpe du capot cornéen | Sculpture multifocale du stroma |
Comprendre l’aberrométrie et le traitement sur mesure
LE TRAITEMENT SUR MESURE
Pourquoi votre traitement laser n’est pas standard : l’aberrométrie
Une correction en lunettes est une valeur moyenne. Quand on dit qu’un œil est à -3, cela signifie que sa correction moyenne est de -3 dioptries. Or votre œil n’est pas uniformément à -3 sur toute sa surface. C’est une surface complexe, faite d’une infinité de points qui ont chacun leur correction propre : -2,90 ici, -3,10 un peu plus loin. Ces variations s’appellent les aberrations optiques.
Le laser, lui, ne traite pas une valeur moyenne. Il traite la cornée point par point, en s’adaptant au profil aberrométrique réel de chaque œil. La plateforme Schwind permet ce traitement personnalisé, appelé profil aberration-free, qui calcule pour chaque point de la cornée l’ablation exacte à appliquer.
L’aberrométrie est mesurée une première fois au bilan préopératoire, puis à nouveau le jour de l’intervention, juste avant le tir laser. C’est cette dernière mesure, la plus actuelle, qui est intégrée au laser pour programmer le traitement. Le résultat est plus fin qu’une correction par valeur moyenne, telle qu’on en applique en lunettes.
En savoir plus sur l’aberrométrie et le traitement sur mesure
CE QUE LE LASER FAIT, ET CE QU’IL NE FAIT PAS
Idées reçues et réalités du laser cornéen
Le laser de chirurgie réfractive brûle-t-il la cornée ?
Non. La crainte est fréquente et compréhensible, le mot laser évoque immédiatement la chaleur. La photoablation excimer n’est pourtant pas une combustion : la lumière ultraviolette désorganise les liaisons moléculaires des couches superficielles du tissu, qui sont vaporisées instantanément, sans transfert de chaleur significatif. La cornée elle-même reste froide pendant tout le tir.
Vous percevrez peut-être une légère odeur pendant le tir, un peu comme de la poussière brûlée. Elle provient de la réaction du faisceau avec l’air ambiant, pas de votre cornée.
Le laser de chirurgie réfractive peut-il brûler la peau du visage ?
Non. La question revient assez souvent en consultation, chez les patients qui ont en tête la scène de Destination Finale où une opération au laser tourne à la catastrophe et brûle le visage du patient. C’est un scénario de film, sans rapport avec la réalité physique du laser de chirurgie réfractive.
Le faisceau du laser est focalisé à un endroit très précis de la cornée, et son énergie est entièrement absorbée par les premières couches du tissu. Il ne peut ni s’échapper du champ opératoire ni se propager à distance. Pendant l’intervention, l’œil est positionné sous le laser par un système de fixation et d’eye-tracking, et le reste du visage est recouvert par un champ chirurgical stérile. Votre peau n’est jamais exposée au faisceau. Aucun mécanisme physique ne permettrait au laser de brûler une surface située hors de son point focal.
Le laser entre-t-il à l’intérieur de l’œil ?
Jamais. La chirurgie réfractive au laser agit uniquement sur la cornée, la membrane externe et transparente de l’œil. Le laser ne pénètre pas à l’intérieur de l’œil, et ne touche ni le cristallin, ni la rétine, ni le nerf optique.
La correction obtenue est-elle durable ?
Oui. Le tissu stromal retiré ne se régénère pas, la nouvelle forme donnée à la cornée est donc durable. La vision corrigée se maintient le plus souvent pendant des décennies.
Il existe de rares phénomènes de régression, surtout chez les forts hypermétropes et avec les générations anciennes de laser. Une retouche secondaire permet alors de les corriger.
Le laser ralentit-il l’évolution de la myopie ?
Non. Le laser remodèle la cornée pour rendre la vision nette sans correction optique. Il ne modifie pas la longueur de l’œil, qui est, chez les myopes, le paramètre susceptible d’évoluer encore chez les jeunes adultes. C’est pour cela que j’attends, en général, que votre correction soit globalement stable avant d’opérer, sans attendre une durée précise. Pas d’inquiétude pour les micro-variations, qui sont des fluctuations naturelles.
L’œil reste-t-il intact après la chirurgie ?
Oui. Aucun implant, aucune lentille intraoculaire n’est posé en LASIK, TransPKR, SMILE ou PresbyLASIK. Le laser remodèle la cornée, et c’est tout. L’œil garde son architecture interne.
LES QUATRE TECHNIQUES DE CHIRURGIE RÉFRACTIVE
Quelle technique pour quel œil ?
Le principe du laser est commun à toutes les techniques. Ce qui change, c’est la façon d’accéder au stroma pour le sculpter, et la façon dont l’œil cicatrise ensuite.
| Technique | Principe | Indications principales | Récupération visuelle |
|---|---|---|---|
| LASIK | Capot cornéen découpé au femtoseconde, stroma sculpté à l’excimer, capot replacé en fin d’intervention | Myopies, hypermétropies, astigmatismes ; cornée d’épaisseur suffisante | Vision fonctionnelle dès le lendemain |
| TransPKR | Sans capot : l’excimer ablate d’abord l’épithélium puis sculpte le stroma. L’épithélium se régénère en quelques jours. | Cornées fines, profils à risque de traumatisme oculaire (sports de combat, forces de l’ordre, armée) | Environ une semaine pour la reprise du travail |
| SMILE | Lenticule sculpté au femtoseconde à l’intérieur du stroma, extrait ensuite par une micro-incision | Myopies, avec ou sans astigmatisme faible | Vision fonctionnelle dès le lendemain |
| PresbyLASIK | LASIK avec sculpture multifocale du stroma : plusieurs zones de courbures différentes | Presbytie chez l’emmétrope ou l’hypermétrope | Adaptation progressive sur quelques semaines |
Aucune technique n’est meilleure que les autres dans l’absolu. Il y a celle qui correspond à votre œil et à votre correction. Votre mode de vie compte aussi. Le bilan préopératoire tranche sur des critères objectifs.
ET SI LE LASER N’EST PAS POSSIBLE ?
Quand le laser cornéen atteint ses limites
Le laser corrige la plupart des amétropies, mais il a ses limites. Les seuils usuels à l’Institut Voltaire sont d’environ -10 dioptries pour la myopie (parfois -12 selon la cornée), +7 à +8 dioptries pour l’hypermétropie, -6 dioptries pour l’astigmatisme.
Au-delà, ou en cas de cornée trop fine ou trop irrégulière, d’autres options existent. L’implant phaque (ICL, implantable collamer lens) est une lentille placée à l’intérieur de l’œil, derrière l’iris, qui corrige les fortes amétropies sans toucher à la cornée. Quand cette option est la mieux adaptée à votre cas, je vous oriente vers un confrère spécialisé.
Mon rôle est d’identifier en amont quand le laser est possible, et quand il ne l’est pas. Je préfère ne pas opérer plutôt que de prendre un risque pour vos yeux.
Questions fréquentes
Vos questions fréquentes sur le laser et la chirurgie réfractive
Le laser excimer utilisé en chirurgie réfractive brûle-t-il la cornée ?
Non. L’excimer agit par photoablation : sa lumière ultraviolette désorganise les liaisons moléculaires des couches superficielles du tissu cornéen, qui sont vaporisées instantanément, sans transfert de chaleur significatif. La cornée elle-même reste froide pendant tout le tir. L’éventuelle odeur de poussière brûlée perçue pendant l’intervention provient de la réaction du faisceau avec l’air ambiant, pas de l’œil.
Le laser de chirurgie réfractive peut-il brûler la peau du visage pendant l’opération ?
Non. La scène de Destination Finale où une opération de la vue au laser tourne à la catastrophe et brûle le visage du patient est de la pure fiction. Le faisceau du laser de chirurgie réfractive est focalisé sur un point précis de la cornée, et son énergie est entièrement absorbée par les premiers microns de tissu cornéen. Il ne peut pas s’échapper du champ opératoire ni atteindre la peau. L’œil est maintenu précisément sous le laser pendant le tir, et le visage est recouvert d’un champ chirurgical stérile.
Le laser de chirurgie réfractive entre-t-il à l’intérieur de l’œil pendant l’opération ?
Jamais. La chirurgie réfractive au laser agit uniquement sur la cornée, la membrane transparente à l’avant de l’œil. Le cristallin, le vitré, la rétine et le nerf optique ne sont pas touchés. Aucune structure intraoculaire n’est exposée.
Sur quelle couche de la cornée le laser agit-il en chirurgie réfractive ?
Le laser sculpte le stroma, la couche profonde et résistante qui représente environ 90 % de l’épaisseur cornéenne. En TransPKR, l’excimer ablate d’abord l’épithélium superficiel, qui se régénère ensuite spontanément. L’endothélium, à l’arrière de la cornée, n’est jamais touché, quelle que soit la technique.
Combien de microns de cornée le laser retire-t-il lors d’une chirurgie réfractive ?
Pour la myopie, comptez environ 15 microns d’ablation stromale par dioptrie corrigée. Une myopie de -3 dioptries demande donc environ 45 microns de stroma, sur une cornée qui en mesure 525 en moyenne. Les volumes d’ablation sont du même ordre de grandeur pour l’hypermétropie et l’astigmatisme. C’est très peu, et c’est pour cela que l’épaisseur cornéenne préopératoire est un des critères centraux d’opérabilité.
La cornée se régénère-t-elle après une opération au laser ?
L’épithélium, la couche superficielle de la cornée, se régénère naturellement après ablation : la surface se referme en 24 à 72 heures et la stratification complète se reforme sur une à deux semaines. C’est ce qui permet à la TransPKR de cicatriser, et qui referme le « side cut » périphérique en LASIK et en SMILE. Le stroma, en revanche, ne se régénère pas. La nouvelle forme donnée à la cornée par le laser est donc durable, et la correction visuelle se maintient dans le temps.
Pourquoi la chirurgie réfractive utilise-t-elle deux lasers différents ?
Parce qu’ils n’ont pas la même fonction. Le laser femtoseconde est un laser de découpe ultraprécise, utilisé pour créer le capot du LASIK ou le lenticule du SMILE. Le laser excimer est un laser de sculpture par photoablation, utilisé pour remodeler le stroma. La découpe et la sculpture demandent deux technologies différentes, qui se complètent dans le LASIK et qui sont utilisées seules dans la TransPKR (excimer) ou le SMILE (femtoseconde).
Quelle est la différence entre le laser femtoseconde et le laser excimer en chirurgie réfractive ?
Le laser femtoseconde découpe. Ses impulsions ultracourtes créent une séparation tissulaire propre à l’intérieur de la cornée, sans contact mécanique. Le laser excimer, lui, sculpte : sa lumière ultraviolette vaporise le tissu par photoablation, sans chaleur. Le LASIK utilise les deux successivement ; la TransPKR n’utilise que l’excimer ; le SMILE n’utilise que le femtoseconde.
Quels défauts visuels le laser de chirurgie réfractive peut-il corriger ?
Le laser corrige la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie. Les seuils usuels à l’Institut Voltaire sont d’environ -10 dioptries pour la myopie (parfois -12 selon la cornée), +7 à +8 dioptries pour l’hypermétropie, -6 dioptries pour l’astigmatisme. Au-delà de ces limites, d’autres options chirurgicales existent, comme l’implant phaque ICL, et une orientation vers un confrère spécialisé peut être proposée.
Peut-on refaire une opération au laser plusieurs fois sur le même œil ?
Oui. Une retouche au laser est possible si la correction initiale a légèrement régressé, ou si une presbytie ou un autre défaut est apparu secondairement. Elle est même incluse dans la prise en charge de la première année. Plusieurs années après, elle reste techniquement possible, sous réserve qu’il reste suffisamment d’épaisseur cornéenne. Tout dépend du traitement initial et de l’état de votre cornée au moment où la question se pose.
Le résultat d’une opération de la vue au laser est-il durable ?
Le tissu stromal retiré ne se régénère pas, donc la nouvelle forme cornéenne est stable dans le temps : la correction obtenue est durable. Mais l’œil continue de vivre, et la presbytie en particulier apparaît après 40-45 ans chez tout le monde, opéré ou non. Une retouche secondaire reste possible en cas d’évolution.
L’opération de la vue au laser fait-elle mal ?
Non. Quelle que soit la technique, le bloc est réalisé sous anesthésie topique, avec quelques gouttes anesthésiantes posées sur l’œil. Pendant l’intervention, il n’y a ni douleur ni piqûre. Les suites immédiates diffèrent selon la technique : confortables dès la sortie en LASIK ou SMILE, un peu plus inconfortables les 48 à 72 premières heures en TransPKR, le temps que l’épithélium cicatrise.
PRENDRE RENDEZ-VOUS
Reste à savoir si votre œil est opérable
Le principe est commun à toutes les techniques. Celle qui convient à votre œil, elle, ne se décide qu’après un bilan complet. Une seule consultation suffit dans la grande majorité des cas.
Prendre rendez-vous sur Doctolib
Téléphone et WhatsApp : 01 84 80 28 04 · Email : nahaisi@laservisionparis.com · Messagerie Doctolib
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Lieux de consultation
| Lieu | Adresse | Créneaux | Métro |
|---|---|---|---|
| Centre Santé Plus, Paris 10e | 12 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris | Jeudi après-midi | Strasbourg-Saint-Denis (4, 8, 9) |
| Cabinet Ophtavie, Paris 19e | 37 rue Archereau, 75019 Paris | Lundi après-midi | Crimée (7) |
| Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, Paris 11e | 5 rue La Vacquerie, 75011 Paris | Mercredi après-midi | Voltaire (9), Philippe Auguste (2) |
L’intervention chirurgicale, elle, a lieu exclusivement à l’Institut Voltaire (Paris 11e), le vendredi matin, parfois le mercredi après-midi.
Auteur : Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser, Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, Paris 11e. Mis à jour en août 2026.
Votre chirurgien
Dr Steven Nahaisi
Chirurgien ophtalmologue, exclusivement spécialisé en chirurgie réfractive au laser. Il opère à Institut Laser Ophtalmologique Voltaire et consulte dans trois cabinets parisiens.
