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Dr Steven NahaisiChirurgie réfractive au laser à Paris

En toute transparence

Risques et complications de la chirurgie réfractive au laser

Cette page réunit ce que je dis en consultation quand on aborde les risques : ce qui fait partie de la cicatrisation, ce qui est une vraie complication, ce que je regarde avant d’opérer, et ce que je fais quand quelque chose ne se passe pas comme prévu.

Risques et complications de la chirurgie réfractive au laser

Dr Steven Nahaisi

Mis à jour en août 2026 · 36 min de lecture

La chirurgie réfractive est une chirurgie de confort. Personne n’est obligé de la faire. Quand une opération n’est pas nécessaire, il est normal d’en exposer les risques avant que vous ne décidiez. En consultation, je ne cherche pas à confirmer qu’un œil est opérable, je cherche la raison pour laquelle il ne le serait pas. La page suit la même logique.

En consultation. C’est là que se discutent les risques, examens à l’appui, avant toute décision.

Sur cette page12 sections
  1. 02EFFETS ATTENDUS ET COMPLICATIONS
  2. 03LES EFFETS ATTENDUS
  3. 04LES COMPLICATIONS COMMUNES À TOUTES LES TECHNIQUES
  4. 05LES COMPLICATIONS PROPRES À CHAQUE TECHNIQUE
  5. 06L’ECTASIE ET LE KÉRATOCÔNE APRÈS UNE CHIRURGIE
  6. 07EST-CE QU’ON PEUT DEVENIR AVEUGLE ?
  7. 08LE RISQUE DE NE PAS ÊTRE SATISFAIT
  8. 09CE QUE JE REFUSE DE FAIRE
  9. 10QUAND QUELQUE CHOSE NE VA PAS
  10. 11LES SIGNAUX QUI DOIVENT VOUS FAIRE M’APPELER
  11. 12FAQ
  12. 13PRENDRE RENDEZ-VOUS

EFFETS ATTENDUS ET COMPLICATIONS

Deux choses différentes, qu’on confond souvent

Beaucoup de messages que je reçois portent sur des sensations normales de cicatrisation. Voici la grille de lecture que je garde sur toute la page.

Les effets attendus font partie du programme. Ils sont inscrits dans la biologie de la cicatrisation cornéenne, ils suivent un calendrier reconnaissable et ils régressent. On les traverse.

Les complications sont des événements qui ne devaient pas se produire. Elles demandent un diagnostic, un traitement, parfois un retour au bloc. Elles sont rares, et l’essentiel de mon travail préopératoire consiste à les empêcher d’arriver.

Entre les deux, une zone grise : un effet attendu qui dure très longtemps finit par devenir un problème. Une sécheresse de trois semaines fait partie des suites, une sécheresse invalidante à un an est autre chose. Le passage se fait sur la durée et sur le retentissement, pas sur la nature du symptôme.

LES EFFETS ATTENDUS

Ce que presque tout le monde ressent après un laser

La sécheresse oculaire

C’est l’effet le plus fréquent. La sécheresse est quasi systématique au début, et elle est transitoire. Elle se calme en quelques semaines ou quelques mois, avec des larmes artificielles sans conservateur que vous pouvez utiliser aussi souvent que vous en avez besoin.

L’explication est mécanique. Les troncs nerveux de la cornée entrent par la périphérie et cheminent dans l’épaisseur du stroma, sous le plan de découpe du capot. Ce que la découpe interrompt, ce sont les branches les plus superficielles, à leur extrémité antérieure. À l’Institut Voltaire, nous réalisons des capots fins, autour de 100 microns, ce qui limite encore le tissu concerné. Ces fibres se régénèrent complètement en 6 mois environ, et la sensation de sécheresse disparaît bien avant. Après une TransPKR ou un SMILE, l’atteinte est moindre sur les nerfs. Au final, il y a un peu moins de sécheresse après une TransPKR ou un SMILE, sans différence majeure.

Les nerfs de la cornée, en coupe. Les troncs entrent par la périphérie et cheminent dans l’épaisseur du stroma, sous le plan de découpe du capot, où ils restent intacts. Ce que la découpe interrompt, ce sont leurs ramifications les plus superficielles.

Le bilan préopératoire comporte un examen de votre film lacrymal, en quantité et en qualité. C’est ce qui me permet de vous dire à quoi vous attendre. Quand il est bon, votre sécheresse n’a pas de raison de sortir de l’ordinaire ni de durer plus de quelques mois. Quand il est fragile, on le traite avant d’opérer.

La vision qui fluctue

La vision monte, redescend un peu, remonte, parfois avec des écarts entre les deux yeux. Tout s’équilibre sur environ un mois et se stabilise entre 1 et 3 mois. Le calendrier complet est sur la page des suites opératoires.

La récupération visuelle sur 30 jours, extraite de mon livret. En orange, le LASIK, qui remonte dès le lendemain. En bleu, la TransPKR, plus progressive. La courbe verte est celle de la gêne ressentie.

Les suites opératoires en détail, jour par jour

Les halos et la vision de nuit

Halos autour des sources lumineuses, phares un peu étalés, éblouissement en faible luminosité. Ces phénomènes augmentent d’abord, avec un pic vers le deuxième mois, puis ils régressent progressivement, sur 4 à 6 mois pour les fortes corrections. Les patients qui avaient un fort astigmatisme en voient beaucoup au départ, parce que leur amétropie en produisait déjà avant l’opération, et ce sont aussi eux qui constatent le gain le plus net ensuite. À 6 mois et à un an, la vision de nuit est en général meilleure qu’avant l’intervention.

Sur les très fortes corrections associées à une grande pupille, une gêne peut persister. Je mesure votre pupille en faible luminosité pendant le bilan et je calibre la zone optique de façon à couvrir largement la pupille dilatée. Quand votre pupille est très large, je vous préviens avant l’intervention qu’une partie de la gêne peut rester. Dans la vie de tous les jours, elle dérange peu : le cerveau l’atténue progressivement sur plusieurs mois.

La fatigue visuelle et la rougeur

Les premiers jours, l’œil a du mal à faire la mise au point de près, comme un appareil photo dont l’autofocus se recale, avec parfois des maux de tête en fin de journée devant un écran. Cela diminue progressivement sur un mois. Si ça persiste, une petite paire de repos pour les écrans règle la question. Ce n’est pas un échec de la chirurgie, c’est une suite normale.

Un œil rouge le lendemain, parfois avec une tache bien délimitée, était fréquent avec les anciennes machines. Le Visumax 800 n’appuie que sur la cornée, et c’est moins marqué, mais cela reste fréquent et sans gravité. Quand ça arrive, la tache se nettoie toute seule en une à deux semaines, comme un bleu.

L’inconfort des premières heures

Après un LASIK ou un SMILE, les yeux piquent et larmoient pendant 4 à 6 heures, puis ça se calme. Après une TransPKR, la gêne est plus longue : un cap de 48 à 72 heures, avec de vraies douleurs les deux premiers jours. J’en reparle plus bas.

Suites opératoires détaillées : ce qu’il faut savoir

LES COMPLICATIONS COMMUNES À TOUTES LES TECHNIQUES

Ce qui peut arriver, quelle que soit la technique

L’infection

C’est la complication que les patients redoutent le plus, et elle est rarissime. Je n’en ai grâce à Dieu jamais eu chez aucun de mes patients. J’ajoute un élément de mon parcours : j’ai travaillé cinq ans à l’hôpital Cochin, dont trois comme responsable du service de cornée, et je n’y ai jamais vu d’infection survenue sur une chirurgie réfractive. Les kératites infectieuses que je prenais en charge venaient du port de lentilles, de traumatismes, de terrains fragilisés.

Le bloc se fait dans des conditions stériles, et un traitement antibiotique local est instillé pendant deux semaines après la chirurgie. Un laser cornéen n’entre pas dans l’œil : il se limite à la surface, sans effraction intraoculaire.

Une infection cornéenne, quand elle survient, se traite : collyres antibiotiques, parfois des préparations renforcées, parfois un lavage chirurgical de l’interface après un LASIK. Elle se manifeste par une douleur qui augmente au lieu de diminuer, un œil rouge et une baisse de vision, en général dans la première semaine. Vous m’appelez le jour même.

La sécheresse qui s’installe

Les cas de sécheresse persistant plusieurs mois sont rares. J’en ai eu quelques-uns, et ça a toujours fini par se calmer, parfois au bout de six mois, parfois au bout d’un an.

Quand une sécheresse s’installe, je ne me contente pas de prescrire des larmes artificielles. Il existe des larmes renforcées, des gels lacrymaux pour la nuit, un collyre anti-inflammatoire, des bouchons méatiques qui retiennent les larmes dans l’œil, et un traitement par voie orale utile sur certains terrains. La pose des bouchons prend quelques secondes et ne fait pas mal.

Un mécanisme mérite d’être connu. Une sécheresse marquée s’accompagne souvent d’une réaction inflammatoire qui altère la surface de la cornée. Cette surface irrégulière diffracte la lumière et crée un astigmatisme mesurable au contrôle. On a alors l’impression que la chirurgie a raté : c’est la surface qu’il faut traiter, et la vision revient quand elle est traitée.

La sous-correction et la surcorrection

La cornée cicatrise, et la cicatrisation garde une part d’imprévisibilité. Il arrive qu’une partie de la correction manque, ou que le résultat dépasse légèrement la cible, en général de l’ordre d’une demi-dioptrie. C’est plus fréquent sur les fortes corrections.

Dans ma pratique, c’est rare. J’opère environ 400 patients par an et je fais moins d’une retouche par an chez les myopes et les hypermétropes. C’est un peu plus fréquent après une correction de la presbytie, et ça reste faible.

La prise en charge est toujours la même. On attend la stabilisation, on objective avec des mesures, et on décide. Il est trop tôt pour parler de retouche avant la fin des six premiers mois, parce qu’une part des écarts se corrige spontanément. Une simple lunette de repos suffit parfois. Sinon, on va jusqu’à la retouche laser.

La régression

La correction appliquée par le laser est durable : le tissu retiré ne repousse pas et la nouvelle courbure se maintient. Ce qui peut évoluer, c’est l’épithélium, la couche superficielle de la cornée, qui se ré-épaissit avec les années et compense une petite partie de l’ablation faite en dessous. Sur une correction modeste, c’est de l’ordre de 0,25 à 0,50 dioptrie sur dix à quinze ans. Un myope de -1 ne régressera quasiment jamais au-delà de -0,10 ou -0,20 dioptrie, ce qui n’a aucune traduction visuelle.

Plus la correction de départ est élevée, plus une régression est possible, en particulier au-delà de -6 dioptries de myopie, +4 d’hypermétropie ou -2 d’astigmatisme. Un myope de -8 qui redescend à -0,75 reste très content de son résultat, et une retouche laser reste possible si l’épaisseur cornéenne le permet.

Deux mécanismes différents peuvent faire réapparaître une petite correction, et on les confond souvent.

La régression épithéliale. C’est celle dont je viens de parler. L’épithélium, la couche superficielle de la cornée, se ré-épaissit légèrement et atténue une partie de l’effet du laser. C’est la cornée opérée qui bouge, pas l’œil. Ce phénomène était significatif il y a quinze ou vingt ans, avec les anciennes générations de laser. Avec la plateforme Schwind et les profils de traitement actuels, il est devenu rare sur les myopies simples et moyennes, et il reste modéré sur les fortes corrections.

L’évolution de l’amétropie. Là, c’est l’œil lui-même qui continue de changer, indépendamment de la chirurgie, comme si vous n’aviez pas été opéré et que vous changiez de lunettes dans quelques années. Pour la myopie, ce mécanisme est lié à l’allongement de l’œil, qui ne se produit quasiment plus passé 23 ou 24 ans. Un exemple : si vous êtes à -2,00 aujourd’hui et que votre besoin théorique passait à -2,50 dans dix ans, vous seriez à -0,50 dix ans après l’opération. Vous ne reviendrez pas à votre myopie de départ.

C’est pour cela que je regarde l’historique de vos ordonnances de lunettes pendant le bilan. Et si la combinaison des deux faisait réapparaître une gêne au bout de plusieurs années, une retouche resterait possible dans la plupart des cas.

La myopie : stabilité et évolutionL’hypermétropie et sa correction au laser

La perte de lignes d’acuité corrigée

Votre acuité corrigée, c’est ce que vous voyez de mieux avec la meilleure correction possible, en lunettes ou en lentilles. C’est le maximum dont votre œil est capable. Une myopie, un astigmatisme ou une hypermétropie ne changent rien à ce maximum, ils vous empêchent seulement de l’atteindre sans correction.

Le but de la chirurgie est de vous faire voir sans lunettes ce que vous voyiez avec. Une correction résiduelle, une régression, un astigmatisme qui reste se rattrapent avec une lunette ou une retouche. Perdre des lignes d’acuité corrigée, c’est ce maximum lui-même qui baisse, et aucune correction optique ne le rattrape.

Cela peut survenir après une cicatrisation irrégulière, une opacité de la cornée, ou une complication mal prise en charge. C’est rare, et c’est ce que le bilan préopératoire cherche à écarter en priorité. Une baisse d’une ligne pendant la cicatrisation, elle, est banale et transitoire.

L’ectasie cornéenne

C’est la complication la plus redoutée du LASIK. Elle a sa section, plus bas.

LES COMPLICATIONS PROPRES À CHAQUE TECHNIQUE

Chaque technique a ses points faibles

Chaque technique a son profil de risque, et c’est l’un des critères sur lesquels je m’appuie pour vous orienter, avec votre cornée et votre correction.

Le LASIK

Le LASIK est la chirurgie réfractive la plus pratiquée au monde depuis la fin des années 1990. Ses complications spécifiques tiennent presque toutes à l’existence du capot cornéen.

Les difficultés de découpe du capot. Le laser femtoseconde crée le capot en juxtaposant des milliers de micro-impacts, chacun libérant une petite bulle de gaz. Avec les anciennes générations, plus lentes et plus énergétiques, ces bulles pouvaient se répartir de façon inégale et laisser de petites zones non découpées. Le Visumax 800 travaille à très basse énergie, avec des impacts rapprochés, et ce phénomène a quasiment disparu. Si une découpe restait incomplète, on repose le capot, on ne traite pas, et on reprogramme l’intervention quelques mois plus tard, en général en chirurgie de surface. Vous n’avez rien perdu.

Les plis du capot. Le capot est reposé à plat en fin d’intervention et adhère par succion naturelle, puis par la cicatrisation de son bord. Des plis peuvent apparaître, surtout dans les premières heures et en cas de frottement. Quand ils sont centraux et visibles, ils dégradent la qualité de vision, et on retourne au bloc pour resoulever le capot, le rincer et le lisser. Les micro-plis discrets, eux, sont fréquents et sans traduction visuelle.

Le déplacement du capot. C’est quelque chose d’extrêmement rare. Le capot cicatrise sur son pourtour en quelques heures, et cette cicatrisation périphérique sécurise durablement sa position. Le risque existe pendant les 24 à 48 premières heures, en cas de coup direct ou de frottement appuyé, et c’est pour cette raison qu’on ne se frotte pas les yeux et qu’on porte les coques les trois premières nuits après un LASIK. Au-delà, un frottement ordinaire ne le déplace plus. Un traumatisme violent ou très ciblé peut en revanche déplacer un capot même à distance, plusieurs années après l’intervention.

Les cas retrouvés dans la littérature concernent des traumatismes très ciblés, un coup de griffe de chat ou un accident de la route, qui abîmeraient de toute façon un œil jamais opéré. Une reprise chirurgicale rapide permet alors une récupération parfaite dans la grande majorité des cas. Cela m’est arrivé une ou deux fois sur plusieurs milliers de patients opérés, et ils ont toujours bien récupéré.

La kératite lamellaire diffuse. C’est une réaction inflammatoire stérile, non infectieuse, qui se développe entre le capot et le stroma sous-jacent dans les premiers jours. Elle donne un flou, une gêne à la lumière, parfois rien du tout, et c’est souvent moi qui la vois au contrôle. Les formes légères, de très loin les plus fréquentes, se traitent par une corticothérapie locale intensive et régressent sans séquelle. Celles qui imposent de resoulever le capot pour rincer l’interface sont exceptionnelles.

L’invasion épithéliale. Des cellules de l’épithélium peuvent migrer sous le capot par la ligne de découpe et proliférer dans l’interface. C’est rare après une première chirurgie, nettement moins après un resoulèvement pour retouche, et d’autant plus que ce resoulèvement est réalisé longtemps après. C’est une des raisons pour lesquelles je préfère souvent reprendre en surface. Les formes périphériques restent stables et ne demandent qu’une surveillance. Celles qui avancent vers le centre se traitent en soulevant le capot pour nettoyer l’interface.

Tout savoir sur l’opération LASIK à Paris

La TransPKR

La TransPKR est la technique la plus sûre sur le plan biomécanique : elle ne crée pas de capot et préserve davantage d’épaisseur cornéenne, donc pas de déplacement de capot possible, et un risque d’ectasie très réduit. Son profil de risque se concentre sur la cicatrisation de surface.

La douleur des 48 à 72 premières heures. La cicatrisation de l’épithélium provoque une sensation de corps étranger, un larmoiement, une forte sensibilité à la lumière, et de vraies douleurs les deux premiers jours. La lentille pansement atténue ces sensations sans les supprimer, et je prescris systématiquement des antalgiques. Le ressenti varie d’un patient à l’autre, et certains ne décrivent que des picotements. C’est une technique en laquelle j’ai toute confiance : j’ai opéré ma propre épouse en TransPKR.

Le haze cornéen. C’est une opacité légère qui peut se développer dans les semaines suivant une chirurgie de surface, surtout sur les fortes corrections. C’est une réaction cicatricielle, favorisée par une exposition prolongée au soleil, et le problème n’existe pas avec le LASIK, où la surface ne cicatrise pas. Il est devenu rare en TransPKR grâce au produit antimitotique que j’applique systématiquement pendant l’intervention, une éponge imbibée déposée une trentaine de secondes sur la cornée, sans risque ajouté. Quand un haze apparaît malgré tout, il est le plus souvent asymptomatique, et le traitement passe parfois par une reprise des corticoïdes. Les formes avancées symptomatiques sont devenues quasiment inexistantes : je n’en ai pas vu depuis que j’opère à l’Institut Voltaire sur des machines récentes, alors que je réalise des TransPKR y compris sur des myopies à -10.

La prévention tient en une consigne : protéger ses yeux du soleil pendant les six mois qui suivent. Des lunettes de soleil bien teintées suffisent, enveloppantes en cas d’exposition forte à la mer ou à la montagne.

Le retard de cicatrisation épithéliale. L’épithélium se referme normalement en 48 à 72 heures. Chez certains patients, la fermeture prend un peu plus de temps, sur un terrain de sécheresse ou de diabète. L’épithélium cornéen se renouvelle en permanence, en une semaine environ, et cela toute la vie : une cornée saine finit toujours par cicatriser. Une cornée qui ne cicatriserait pas serait une cornée déjà malade avant l’opération, avec une insuffisance en cellules souches du limbe, et c’est une chose que je regarde au bilan.

La régression sur les fortes corrections. La cicatrisation de surface est un peu moins prévisible que celle du LASIK sur les corrections élevées. Une retouche reste possible après stabilisation complète.

Tout savoir sur la TransPKR à Paris

Le SMILE

Le SMILE est disponible à l’Institut Voltaire et je le propose quand l’indication est là. Ses complications propres tiennent au fait que le tissu retiré doit sortir en un seul morceau par une micro-incision.

La retouche plus complexe. Il n’existe pas de capot à resoulever après un SMILE. La reprise se fait soit en TransPKR, avec ses 7 à 10 jours de récupération, soit en créant secondairement un capot pour un LASIK, selon le cas, jamais en créant un nouveau lenticule.

Tout savoir sur le SMILE à Paris

Le PresbyLASIK

Les complications techniques sont celles du LASIK, auxquelles s’ajoutent des difficultés d’adaptation propres à cette chirurgie.

Le compromis mal toléré. C’est la vraie difficulté du PresbyLASIK. Le cerveau doit apprendre à composer avec deux yeux qui ne voient plus la même chose au même endroit. La plupart des patients s’y font en quelques semaines. Certains décrivent une gêne de loin, une impression de déséquilibre, une fatigue. Je réduis ce risque en faisant tester la différence entre les deux yeux avec des lentilles avant l’opération, quand la stratégie s’y prête.

La réversibilité. La plateforme Schwind permet de revenir en arrière : on ajuste le profil, ou on redonne à la cornée sa courbure d’avant traitement.

Corriger la presbytie au laser à Paris

L’ECTASIE ET LE KÉRATOCÔNE APRÈS UNE CHIRURGIE

La question qui revient le plus souvent

Ce qu’est l’ectasie

Le kératocône est une déformation progressive de la cornée, qui s’amincit et se bombe en cône. Elle dégrade la vision de façon irrégulière, difficile à corriger en lunettes. L’ectasie postopératoire est le même phénomène, déclenché ou accéléré par une chirurgie sur une cornée prédisposée ou trop fragilisée. C’est ce que tout chirurgien réfractif cherche à éviter, parce que la prise en charge est lourde : lentilles rigides, cross-linking, anneaux intracornéens, et dans les formes évoluées, greffe de cornée.

Une cornée normale, opérée dans les règles, ne devient pas ectasique. L’ectasie survient sur des terrains prédisposés que le bilan n’a pas repérés, sur des cornées trop minces pour la correction retirée, ou en présence de frottements oculaires chroniques et répétés. Je travaille sur ces trois points.

Premier levier : le dépistage préopératoire

Le bilan préopératoire ne sert pas seulement à vérifier votre correction. Il sert surtout à examiner votre cornée assez finement pour repérer celles qu’il ne faut pas opérer.

La topographie mesure la courbure de votre cornée point par point, sur ses deux faces. Les formes évoluées de kératocône sautent aux yeux. Les formes débutantes, qui ne donnent encore aucun symptôme, demandent un œil entraîné : une asymétrie discrète entre les deux hémi-cornées, un amincissement localisé, une face postérieure qui décroche.

La cartographie de l’épaisseur épithéliale est mon examen préféré sur ce sujet, et il est peu réalisé en ophtalmologie générale. L’épithélium, la couche superficielle de la cornée, a une propriété remarquable : il compense les défauts de courbure. Au-dessus d’une zone qui commence à se bomber, il s’amincit pour lisser le relief, ce qui masque la déformation naissante sur les examens de courbure. Le cartographier point par point revient à retirer ce camouflage. Un amincissement épithélial localisé au-dessus d’une zone bombée est l’un des signes les plus précoces dont je dispose. Cet examen fait systématiquement partie du bilan à l’Institut Voltaire, et c’est lui qui permet de trancher sur les cornées limites.

À cela s’ajoutent la pachymétrie, la kératométrie moyenne et maximale, l’analyse de la face postérieure, et les indices calculés par les topographes. Il existe des dizaines de formules évaluant le risque d’ectasie postopératoire, chacune accordant plus ou moins d’importance à tel ou tel paramètre, et aucune ne décide à ma place. Mon rôle est de faire le point complet sur toutes ces valeurs et de poser un diagnostic d’opérabilité. S’il fallait seulement regarder l’épaisseur cornéenne ou un score sur une fiche, ce serait un peu trop facile.

Mon parcours en chirurgie cornéenne, à l’Hôtel-Dieu chez le Pr Bourges, à la Fondation Rothschild auprès des Pr Gabison et Pr Gatinel, puis comme chef de clinique à Cochin, m’a appris à repérer ces signes et à distinguer les vrais positifs des faux positifs. Refuser d’opérer un patient parfaitement opérable est aussi une erreur. Quand un dossier soulève une question, je ne tranche pas seul : à l’Institut Voltaire, je travaille avec les Dr Camille Rambaud et Dr Romain Nicolau, également chirurgiens réfractifs, et nous discutons les cas limites ensemble, chaque semaine.

Deuxième levier : le mur stromal résiduel

Le mur stromal résiduel est l’épaisseur de cornée intacte qui reste sous la zone traitée, et c’est lui qui garantit la tenue mécanique de votre œil sur des dizaines d’années. Le calcul est simple et je le fais pour chaque œil. On part de l’épaisseur totale de votre cornée, en moyenne 525 microns. En LASIK, on retire l’épaisseur du capot, en moyenne 110 microns, parfois abaissée à 100 microns, voire 90 ou 80 microns dans de très rares cas complexes. On retire ensuite l’ablation, environ 15 microns par dioptrie de myopie corrigée, valeur qui dépend aussi du diamètre de la zone optique. Ce qui reste est le mur résiduel.

Les recommandations traditionnelles fixent la limite de sécurité au-dessus de 280 microns, et des travaux plus récents menés à Londres ont montré qu’un mur de 250 microns sur une cornée régulière restait sécurisé. Je préfère une approche plus stricte et je fixe ma limite à 300 microns, afin que ce risque soit le plus réduit possible.

Le logiciel du laser simule l’ablation et affiche le mur résiduel attendu avant chaque traitement. Je vérifie cette valeur œil par œil, et quand elle passe sous ma limite, je change de technique. La TransPKR ne sacrifie pas de lame de stroma dans un capot et préserve, à correction égale, une soixantaine de microns de plus. Quand elle ne suffit pas non plus, je n’opère pas au laser.

Le « RST manager » du laser Schwind, sur un cas anonymisé. Le logiciel part de l’épaisseur de la cornée (552 microns), retire l’épaisseur du capot (110 microns) et la profondeur d’ablation (134 microns), et affiche le mur stromal qui restera : 308 microns. C’est ce calcul, fait pour chaque œil, qui écarte le risque d’ectasie.

Troisième levier : les frottements oculaires

C’est le facteur le plus sous-estimé, et c’est celui sur lequel vous avez la main.

Il existe une prédisposition à la déformation cornéenne, qui peut être héréditaire. Mais il n’y a pas d’évolution vers un kératocône en l’absence de frottements. C’est la théorie du « no rub, no cone », défendue par le Pr Gatinel, l’un de mes maîtres. Le geste n’est pas toujours conscient : frottement au réveil, démangeaisons allergiques, sommeil sur le ventre avec la tête dans l’oreiller, main ou coude sous l’œil pendant la nuit, frottements devant les écrans. Ce qui est en cause, c’est une pression forte exercée sur le globe. Passer délicatement les doigts autour des yeux ne pose pas de problème, de préférence sur le rebord osseux de l’orbite, et c’est l’habitude que j’apprends à mes patients à prendre après l’intervention.

Quand la topographie montre un signe de fragilité, je cherche s’il existe une habitude de ce type, et elle devient alors un sujet de consultation à part entière. L’identifier et la modifier suffit parfois à stabiliser une cornée fragile et à rendre une chirurgie envisageable après quelques mois de suivi. Quand les démangeaisons viennent d’une allergie, un traitement antihistaminique règle souvent la question.

Après l’opération, je recommande à tous mes patients de limiter durablement les frottements. C’est un conseil d’hygiène oculaire générale, et je le donne aussi aux gens que je n’opère pas.

Et le cross-linking

Le cross-linking renforce les liaisons du collagène cornéen et sert à stabiliser un kératocône évolutif.

Je le réserve à certains cas, surtout chez les patients jeunes, avant 25 ans. Chez un adolescent qui n’appliquera pas les consignes sur les frottements, l’indication me paraît solide. Chez un adulte qui a compris le mécanisme et qui arrête réellement de se frotter les yeux, je suis plus réservé, parce qu’il est rare qu’un kératocône progresse quand les frottements disparaissent. Si une progression est démontrée malgré tout, l’indication devient légitime.

Ce que ça donne en pratique

Une cornée fine mais régulière, avec une correction faible à retirer, garde un mur résiduel confortable et peut être opérée en LASIK. Une cornée épaisse qui montre une asymétrie inexpliquée sera orientée vers la surface, ou pas opérée. Une cornée régulière à 490 microns peut être plus apte au LASIK qu’une cornée à 520 microns irrégulière.

Le bilan préopératoire en détail

Et si le laser n’est pas possible : les alternatives

EST-CE QU’ON PEUT DEVENIR AVEUGLE ?

La réponse est non

Je dirais qu’on ne peut pas devenir aveugle avec une chirurgie réfractive réalisée dans des conditions normales, et avec un bilan préopératoire favorable.

L’explication est anatomique. La vision naît au fond de l’œil, dans la rétine, et l’information part vers le cerveau par le nerf optique. Ce sont ces deux structures qui portent le risque de cécité, et ce sont elles qui sont touchées dans les maladies qui rendent aveugle : le glaucome évolué, la dégénérescence maculaire, les occlusions vasculaires rétiniennes, les décollements de rétine étendus.

Le laser réfractif ne va jamais là. Il agit sur la cornée, sur une profondeur de quelques dizaines à quelques centaines de microns. Il ne touche ni le cristallin, ni le vitré, ni la rétine, ni le nerf optique, et aucune structure interne de l’œil n’est ouverte.

Il existe bien des complications graves, une infection par exemple. Elles sont extrêmement rares, et elles se traitent.

Ce qui est possible, et que je ne minimise pas, c’est une dégradation de la qualité de vision : une baisse d’acuité corrigée, des phénomènes lumineux persistants, une sécheresse importante. Ces situations sont rares, et ce sont elles, et non la cécité, qui constituent le vrai risque de cette chirurgie.

Si cette inquiétude persiste, on peut s’appeler, ou vous pouvez repasser me voir en consultation pour reprendre toutes vos questions, sans frais. Certains patients repartent sans se faire opérer, et c’est une réponse valable.

L’œil en coupe. En orange, la zone où le laser travaille : la cornée, sur quelques dizaines à quelques centaines de microns. Le cristallin, la rétine et le nerf optique, qui sont les structures dont l’atteinte peut mener à la cécité, ne sont jamais touchés.

LE RISQUE DE NE PAS ÊTRE SATISFAIT

Une chirurgie réussie et un patient déçu

Cela existe : une cornée impeccable, une acuité mesurée excellente, et quelqu’un qui n’est pas content. Cette situation n’apparaît dans aucune liste de complications, et elle mérite d’être traitée comme les autres.

Les attentes qui ne correspondent pas à ce que la technique permet

Le décalage se joue avant l’opération. Un myope de 45 ans qui vient pour ne plus jamais porter de lunettes sera déçu si on lui corrige la vision de loin sans avoir parlé de sa presbytie. Quelqu’un qui espère une vision parfaite en toutes circonstances, jour et nuit, sans le moindre halo, trouvera ses premières semaines longues.

Pendant le bilan, je confronte ce que vous attendez à ce que la chirurgie peut obtenir pour vos yeux, et je vous dis quand l’écart est trop grand.

Le compromis du patient presbyte

Corriger la presbytie au laser suppose de renoncer à quelque chose. En monovision et en bascule, un œil voit bien de loin, l’autre voit bien de près, et le cerveau fait la synthèse. En profil multifocal, chaque œil répartit la lumière sur plusieurs distances. Dans les deux cas, on ne recrée pas la vision d’un jeune de 25 ans : on échange un peu de confort de loin contre de l’autonomie de près.

La plupart des patients trouvent l’échange largement favorable, mais dans de rares cas certains ne s’adaptent pas. Je fais tester le compromis en lentilles avant l’opération chez les myopes, quand la stratégie s’y prête. Une lunette d’appoint reste utile pour les efforts difficiles, les sous-titres au cinéma ou une lecture prolongée. Quand le compromis ne convient pas malgré tout, on peut intervenir à nouveau après une stabilisation d’au moins 6 mois. Cette retouche va du simple réajustement à l’inversion complète du traitement, c’est l’avantage de la plateforme PresbyMAX de Schwind.

Les patients pour qui je pense que le résultat décevra

Il m’arrive de refuser d’opérer quelqu’un dont les yeux sont pourtant parfaitement opérables. Un patient très faiblement myope qui espère un changement radical sera déçu par une amélioration que ses yeux ne peuvent pas produire. Quelqu’un dont la plainte principale est une fatigue visuelle liée à une correction inadaptée n’a pas besoin d’un laser, il a besoin de bonnes lunettes. Quelqu’un qui vient à reculons, poussé par son entourage, n’a rien à gagner à se faire opérer maintenant. Dans ces cas, je dis non, ou je propose d’attendre.

Ce que je fais quand un patient n’est pas content

Je le revois, autant de fois qu’il le faut, sans frais, et j’objective. Une plainte confrontée à une réfraction, une topographie et un examen de la surface donne presque toujours une explication. Dans une grande partie de ces situations, la cause n’est pas le traitement laser lui-même : c’est une sécheresse qui altère la surface, une fatigue accommodative qui cède avec une lunette de repos, un astigmatisme résiduel qui régresse encore, une récupération plus lente que la moyenne. Chacune a une solution, et aucune ne réclame de retourner au bloc. Quand une reprise est justifiée, on la fait, mais pas avant la fin des six premiers mois.

CE QUE JE REFUSE DE FAIRE

Mes lignes rouges

Je préfère ne pas opérer plutôt que de prendre un risque pour vos yeux. Voici ce que cela recouvre.

Je n’opère pas une cornée douteuse. Kératocône avéré, suspicion sérieuse, asymétrie que je n’explique pas : je temporise et je revois le patient quelques mois plus tard avec de nouvelles topographies.

Je n’opère pas quand le mur résiduel calculé passe sous 300 microns. Ma limite est plus stricte que les recommandations classiques, et je ne la déplace pas.

Je n’opère pas une correction qui n’est pas stabilisée. C’est le cas le plus fréquent entre 18 et 24 ans. On attend six mois ou un an, on refait des mesures comparables, et souvent la réponse devient oui. Il m’arrive quand même d’opérer des patients de 18 ans, en les prévenant qu’une évolution reste possible.

Je n’opère pas une surface oculaire en mauvais état. Sécheresse sévère, blépharite, allergie mal contrôlée : on traite d’abord, on réévalue ensuite. Beaucoup de patients reviennent quelques mois plus tard dans de bien meilleures conditions.

Je n’opère pas pendant une grossesse, par précaution. L’allaitement, en revanche, ne pose aucun problème, et il n’y a pas besoin d’attendre d’avoir eu tous ses enfants.

Je n’opère pas quelqu’un dont je pense que le résultat le décevra. C’est la ligne la plus difficile à tenir, parce qu’elle repose sur un jugement.

Je n’opère pas au-delà des limites du laser. Le LASIK corrige les myopies jusqu’à -10 dioptries, parfois -12, les hypermétropies jusqu’à +7 ou +8, les astigmatismes jusqu’à -6. Au-delà, et sur les cornées fines ou déformées, d’autres solutions peuvent parfois être envisagées, et j’oriente vers des confrères.

Un non aujourd’hui n’est pas toujours un non pour toujours. Une correction non stabilisée, une cornée fragilisée par des frottements, une surface à traiter, une grossesse en cours sont des situations temporaires. Un kératocône avéré ou une cornée structurellement trop fine ne changeront pas. Je vous dis toujours dans quelle catégorie se trouve votre dossier.

QUAND QUELQUE CHOSE NE VA PAS

Ce qui se passe, concrètement

Vous pouvez me joindre

Téléphone et WhatsApp : 01 84 80 28 04. Par email : nahaisi@laservisionparis.com. Ou par la messagerie Doctolib.

Je réponds personnellement, y compris le soir et le week-end. WhatsApp est souvent le plus simple, et une photo de l’œil m’évite parfois de vous faire traverser Paris.

Je vous revois

Le suivi postopératoire est illimité et inclus dans le tarif de l’intervention. Vous revenez autant de fois que nécessaire, y compris des années plus tard. Le premier contrôle a lieu le lundi après-midi qui suit le bloc du vendredi, parfois le mercredi ou le jeudi.

On arrive souvent à régler les choses à distance. Quand ça persiste, je préfère vous voir dans les jours qui suivent.

Je reprends si nécessaire

Une retouche est possible dans la plupart des cas, après stabilisation complète. Après un LASIK, en soulevant le capot existant et en réajustant au laser excimer. Après une TransPKR, en surface. Après un SMILE, en TransPKR ou en créant secondairement un capot de LASIK, selon le cas, jamais en créant un nouveau lenticule.

La retouche est incluse dans le tarif initial la première année, puis proposée à tarif préférentiel jusqu’à 5 ans. Si un geste urgent est nécessaire, un capot à repositionner par exemple, on retourne au bloc sans délai et sans discussion de tarif.

Je ne vous laisse pas seul avec un problème

Quand une situation demande un avis complémentaire, je le dis et je l’organise. J’en discute avec mes confrères de l’Institut Voltaire, j’adresse à un spécialiste quand il le faut, et je continue à suivre le dossier.

Tarifs, devis et remboursements mutuelle

LES SIGNAUX QUI DOIVENT VOUS FAIRE M’APPELER

Ce qui est normal, et ce qui ne l’est pas

Normal, vous pouvez attendre le contrôleAppelez-moi
Yeux qui piquent et larmoient les premières heuresDouleur qui augmente au lieu de diminuer après le 3e jour
Vision floue ou voilée les premiers joursBaisse de vision brutale sur un œil, alors que ça allait mieux
Vision qui fluctue d’un jour à l’autreŒil rouge avec douleur et photophobie qui s’aggravent
Blanc de l’œil rouge, aspect de vaisseaux éclatésSensation d’avoir reçu un coup ou de s’être frotté fort l’œil dans les 48 premières heures
Halos autour des lumières le soirÉcoulement épais ou paupière collée au réveil, avec douleur
Sensation de grain de sable, sécheresseLentille pansement tombée ou plissée avant le contrôle, après une TransPKR
Différence entre les deux yeux pendant plusieurs semainesImpression franche que le voile revient après avoir disparu
Fatigue visuelle et maux de tête en fin de journéeToute question que cette page ne résout pas

Téléphone et WhatsApp : 01 84 80 28 04. Par email : nahaisi@laservisionparis.com. Ou par la messagerie Doctolib.

Questions fréquentes

Vos questions sur les risques de la chirurgie réfractive

Peut-on devenir aveugle après une opération des yeux au laser ?

Je dirais que non : on ne peut pas devenir aveugle avec une chirurgie réfractive réalisée dans des conditions normales, et avec un bilan préopératoire favorable. Le laser agit uniquement sur la cornée. Il ne touche ni le cristallin, ni la rétine, ni le nerf optique, qui sont les structures dont l’atteinte peut mener à la cécité. Il existe des complications graves, elles sont extrêmement rares et elles se traitent.

Quel est le risque d’infection après un LASIK ?

Il est rarissime. Je n’en ai grâce à Dieu jamais eu chez aucun de mes patients. J’ai par ailleurs travaillé cinq ans à l’hôpital Cochin, dont trois comme responsable du service de cornée, et je n’y ai jamais vu d’infection survenue sur une chirurgie réfractive. Le bloc se fait dans des conditions stériles et un traitement antibiotique local est instillé pendant deux semaines. Une infection, si elle survenait, se traite.

Qu’est-ce que l’ectasie cornéenne et quel est le risque après un LASIK ?

L’ectasie est une déformation progressive de la cornée qui s’amincit et se bombe, comme dans un kératocône. Elle survient sur des cornées prédisposées ou trop fragilisées, pas sur des cornées normales opérées dans les règles. Trois éléments la préviennent : le dépistage préopératoire, un mur stromal résiduel suffisant, et l’arrêt des frottements oculaires.

Le LASIK peut-il déclencher un kératocône ?

Chez un patient sans prédisposition, non, sauf traitement inadapté. Chez un patient porteur d’un kératocône débutant non dépisté, le LASIK peut l’aggraver, parce qu’il retire de l’épaisseur à une cornée déjà fragile. Tout se joue sur le dépistage : la topographie sur les deux faces et la cartographie de l’épaisseur épithéliale repèrent les formes qui ne donnent encore aucun symptôme. Quand une cornée est suspecte sans certitude, j’évite systématiquement le LASIK.

Qu’est-ce que le mur stromal résiduel après une chirurgie réfractive ?

C’est l’épaisseur de cornée intacte laissée sous la zone traitée, et c’est elle qui garantit la tenue mécanique de l’œil sur le long terme. Les recommandations traditionnelles la situent au-dessus de 280 microns. Je me fixe 300 microns, je vérifie cette valeur œil par œil avant chaque chirurgie, et je change de technique quand elle n’est pas atteinte.

Le capot du LASIK peut-il se déplacer ?

C’est extrêmement rare. Le capot cicatrise sur son pourtour en quelques heures, et cette cicatrisation sécurise sa position. Le risque existe pendant les 24 à 48 premières heures, en cas de coup direct ou de frottement appuyé, d’où le port des coques les trois premières nuits. Au-delà, un frottement ordinaire ne le déplace plus. Les cas décrits dans la littérature concernent des traumatismes très ciblés, et une reprise rapide permet alors une récupération parfaite.

La sécheresse oculaire après un LASIK peut-elle durer toujours ?

Elle ne persiste pas durablement. Elle est quasi systématique au début et transitoire. Les cas qui durent plusieurs mois sont rares : j’en ai eu quelques-uns, et ça a toujours fini par se calmer, parfois au bout de six mois, parfois au bout d’un an. Les fibres nerveuses cornéennes se régénèrent en moyenne en 6 mois.

Les halos après une opération des yeux au laser peuvent-ils rester à vie ?

Ils augmentent d’abord, avec un pic vers le deuxième mois, puis ils régressent, sur 4 à 6 mois pour les fortes corrections. À 6 mois et à un an, la vision de nuit est en général meilleure qu’avant l’intervention. Une gêne minime peut persister sur les très fortes corrections associées à une grande pupille, et c’est pour cela que je mesure votre pupille pendant le bilan.

Peut-on perdre des lignes de vision après une chirurgie réfractive ?

Une baisse transitoire d’une ligne pendant la cicatrisation est banale. Une perte durable d’acuité corrigée, c’est-à-dire de ce que vous voyez de mieux même avec des lunettes, est une complication rare. Elle peut suivre une irrégularité de cicatrisation, une opacité cornéenne, ou une complication mal prise en charge. C’est le risque que le bilan préopératoire vise en priorité.

Qu’est-ce que le haze après une TransPKR ?

C’est une opacité légère de la cornée, une réaction cicatricielle qui peut se développer après une chirurgie de surface, surtout sur les fortes corrections et après une exposition prolongée au soleil. Ce problème n’existe pas avec le LASIK. Il est devenu rare grâce au produit antimitotique appliqué systématiquement pendant l’intervention et à l’amélioration des lasers, et quand il apparaît il est le plus souvent asymptomatique. La prévention consiste à protéger ses yeux du soleil pendant six mois.

La douleur après une TransPKR est-elle une complication ?

Non, c’est une suite attendue. La cicatrisation de l’épithélium provoque une gêne réelle pendant 48 à 72 heures, avec de vraies douleurs les deux premiers jours. La lentille pansement et les antalgiques que je prescris systématiquement permettent de passer ce cap, et certains patients ne ressentent que des picotements.

Le SMILE a-t-il des risques particuliers ?

Sa complication spécifique est la difficulté d’extraction du lenticule, ce petit disque de tissu qui doit sortir entier par une micro-incision. Il peut se déchirer ou laisser un fragment, ce qui allonge l’intervention. Le Visumax 800 le sépare bien plus nettement que les générations précédentes. L’autre point à connaître est la retouche, qui se fait en TransPKR, jamais en créant un nouveau lenticule.

Que se passe-t-il si je ne supporte pas le compromis du PresbyLASIK ?

On intervient à nouveau, après une stabilisation d’au moins 6 mois : ajustement du profil, ou retour complet à la courbure d’avant traitement, la plateforme Schwind permettant cette réversibilité. En amont, je fais tester le compromis en lentilles quand la stratégie s’y prête.

Combien de temps faut-il attendre avant une retouche après une chirurgie réfractive ?

Je ne retouche jamais avant la fin des six premiers mois. La cicatrisation travaille encore pendant tout ce temps et les choses évoluent le plus souvent dans le bon sens toutes seules. La retouche est incluse la première année, puis proposée à tarif préférentiel jusqu’à 5 ans.

Je suis inquiet à l’idée de me faire opérer les yeux au laser. Que faire ?

Venez en parler. Vous pouvez repasser me voir en consultation pour reprendre toutes vos questions, sans frais, ou m’écrire. Le plus important dans ce genre de chirurgie est de se sentir prêt, peu importe le temps que ça prend, et il n’y a aucune urgence à opérer. Si c’est le LASIK qui vous inquiète, la TransPKR évite toute complication liée au capot, puisqu’elle n’en crée pas, et rend le risque d’ectasie très réduit.

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Une consultation pour poser toutes vos questions

Vous n’avez besoin ni de courrier, ni d’ordonnance, ni d’un passage préalable chez un autre ophtalmologiste pour venir me voir. La consultation se fait au tarif conventionné sans dépassement d’honoraire dans mes cabinets du 10e et du 19e, avec tiers payant intégral, vous n’avancez rien. À l’Institut Voltaire, dans le 11e, vous avancez 50 €, dont 30 € de dépassement d’honoraires remboursés au minimum 20 € par votre mutuelle, et souvent en totalité.

Venez avec vos questions, y compris celles qui vous paraissent bêtes.

Où je consulte

  • Institut Laser Ophtalmologique Voltaire : 5 rue La Vacquerie, 75011 Paris. Consultations le mercredi après-midi, bloc le vendredi matin, parfois le mercredi après-midi. Métro Voltaire (9), Philippe Auguste (2).
  • Cabinet du 19e : 37 rue Archereau, 75019 Paris. Consultations le lundi après-midi. Métro Crimée (7).
  • Cabinet du 10e : 12 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris. Consultations le jeudi après-midi. Métro Strasbourg Saint-Denis (4, 8, 9).

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Le bilan préopératoire en détail

« Je n’opère pas des yeux, j’opère des patients. »

Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue à Paris, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser.

Auteur : Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser, Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, Paris 11e. Mis à jour en août 2026.


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Dr Steven Nahaisi

Chirurgien ophtalmologue, exclusivement spécialisé en chirurgie réfractive au laser. Il opère à Institut Laser Ophtalmologique Voltaire et consulte dans trois cabinets parisiens.

Dr Steven Nahaisi, Chirurgien ophtalmologue
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