Technique
Le SMILE, l’extraction de lenticule
Le SMILE est la plus récente des trois techniques de chirurgie réfractive au laser. Elle se réalise entièrement au laser femtoseconde, sans laser excimer et sans capot cornéen. Le laser dessine un fin disque de tissu à l’intérieur de la cornée, le lenticule, que je retire ensuite par une micro-incision de 2 à 3 millimètres.

Dr Steven Nahaisi
Mis à jour en août 2026 · 31 min de lecture
Le SMILE se réalise à l’Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris, sur le laser Zeiss Visumax 800, dernière génération de femtoseconde. C’est la même machine qui découpe le capot de mes LASIK.
Sur cette page, je vous explique ce qu’est le SMILE, comment se déroule l’intervention, à qui elle s’adresse vraiment, ce qu’elle ne sait pas faire, la récupération et les risques. Je réponds aussi aux questions que me posent mes patients chaque semaine en consultation.
Sur cette page13 sections
- 02QU’EST-CE QUE LE SMILE ?
- 03LES ÉTAPES DU SMILE
- 04LE LASER UTILISÉ
- 05POUR QUI LE SMILE EST-IL INDIQUÉ ?
- 06MA POSITION SUR LE SMILE
- 07QUAND LE SMILE N’EST PAS LA MEILLEURE OPTION
- 08LE DÉROULEMENT DE L’INTERVENTION
- 09LA RÉCUPÉRATION APRÈS UN SMILE
- 10RISQUES ET COMPLICATIONS
- 11DURABILITÉ, RETOUCHE ET SUIVI
- 12TARIFS ET PRISE EN CHARGE
- 13FAQ SMILE
- 14PRENDRE RENDEZ-VOUS
QU’EST-CE QUE LE SMILE ?
SMILE : définition et principe de l’intervention
SMILE est l’acronyme de Small Incision Lenticule Extraction, littéralement « extraction d’un lenticule par petite incision ». Le nom décrit exactement le geste.
Toute chirurgie réfractive au laser repose sur le même objectif : modifier la courbure de la cornée, le tissu transparent à l’avant de l’œil qui porte l’essentiel du pouvoir optique. Ce qui distingue les techniques entre elles, c’est la manière d’atteindre la couche profonde de la cornée, le stroma, et la façon d’y retirer du tissu.
Le LASIK soulève un capot pour exposer le stroma, puis le laser excimer vaporise le tissu à sa surface. La TransPKR traverse l’épithélium au laser et sculpte le stroma en surface, sans capot ni contact. Le SMILE procède autrement : rien n’est vaporisé, rien n’est soulevé. Le laser femtoseconde découpe, à l’intérieur même de l’épaisseur cornéenne, les deux faces d’une lentille de tissu. Ce petit disque est ensuite extrait en un seul morceau. Le volume retiré modifie la courbure de la cornée, et la vision est corrigée.
La séquence du SMILE, en quatre temps
1. Le laser découpe la face postérieure du lenticule, en profondeur dans le stroma, selon la correction à traiter. La forme et l’épaisseur de ce disque sont calculées à partir de votre réfraction.
2. Le laser découpe la face antérieure du lenticule, plus superficielle, puis une petite incision périphérique de 2 à 3 millimètres qui servira de porte d’entrée.
3. Le lenticule est détaché et extrait par cette micro-incision, à l’aide d’un instrument fin. Le geste demande de la précision, parce que le lenticule doit sortir entier.
4. La cornée se referme d’elle-même. Il n’y a ni suture, ni lentille pansement, ni capot à repositionner. L’épithélium cicatrise le long de la micro-incision en quelques jours.
Une technique récente, avec moins de recul que le LASIK
Le SMILE est arrivé en pratique courante au milieu des années 2010, sur les lasers femtoseconde Zeiss. Le LASIK, lui, est opéré massivement depuis le milieu des années 1990. Cet écart de vingt ans compte à mes yeux. Quand on propose à quelqu’un une chirurgie de confort sur un œil sain, la profondeur du recul clinique fait partie des arguments.
LES ÉTAPES DU SMILE
Le SMILE étape par étape
Tout se fait sous une seule machine, sans changement de laser ni de position du lit opératoire entre les étapes. C’est un déroulé simple et court.
Étape 1 : installation et anesthésie
Vous êtes allongé confortablement sous le laser. L’anesthésie se fait par gouttes uniquement, sans anesthésie générale et sans piqûre. Un dispositif anti-clignement maintient votre œil ouvert sans effort de votre part. L’œil ne peut pas se fermer pendant la chirurgie, c’est une crainte fréquente en consultation et elle est sans fondement.
Étape 2 : l’amarrage de l’œil au laser
Le Visumax 800 travaille au contact d’une interface courbe posée sur l’œil, maintenue par une aspiration douce. Vous fixez une lumière verte. Vous voyez cette lumière se rapprocher, puis votre vision se voile pendant quelques secondes. La pression ressentie est bien plus légère qu’avec les générations précédentes de lasers femtoseconde, et elle n’est jamais douloureuse.
Cette phase d’amarrage compte beaucoup en SMILE. Le lenticule étant découpé en une seule fois, la position de l’œil au moment de la découpe conditionne le centrage du traitement. Je prends le temps qu’il faut pour que l’alignement soit correct avant de lancer le laser.
Étape 3 : la découpe du lenticule
Le laser trace successivement les deux faces du lenticule, puis la micro-incision périphérique. La découpe dure environ 14 secondes par œil. Vous ne ressentez rien, sinon la sensation de voile déjà décrite. Aucun instrument n’entre en contact avec l’intérieur de la cornée pendant cette étape : le laser travaille à distance, à travers les couches superficielles restées intactes.
Contrairement au LASIK et à la TransPKR, il n’y a pas d’odeur de brûlé pendant un SMILE. Cette odeur est propre au laser excimer, qui n’intervient pas ici.
Étape 4 : l’extraction du lenticule
Je sépare ensuite le lenticule des couches qui l’entourent, puis je le retire par la micro-incision, en un seul morceau. Vous percevez de légers tiraillements et des ombres qui traversent le champ visuel. C’est bref et indolore.
C’est le temps opératoire qui demande le plus de technique. Le lenticule est très fin, et il doit sortir complet. Une extraction incomplète imposerait de retrouver le fragment restant, ce qui allonge l’intervention.
Étape 5 : la fin de l’intervention
Je rince la surface, je vérifie l’interface, et c’est terminé pour cet œil. Pas de capot à reposer, pas de lentille pansement à mettre en place. On enchaîne avec le second œil.
La présence en salle d’opération reste très courte, une dizaine de minutes pour les deux yeux. Je vous explique chaque étape au fur et à mesure, et un peu de musique est toujours diffusée pour détendre l’atmosphère. Il m’arrive de chantonner pendant l’intervention, mes patients vous le diront.
Récapitulatif des étapes et de leurs durées
| Étape | Outil | Durée approximative |
|---|---|---|
| Amarrage de l’œil | Interface courbe, aspiration douce | ≈ 20 secondes |
| Découpe du lenticule et de la micro-incision | Visumax 800 (femtoseconde) | ≈ 14 secondes par œil |
| Séparation et extraction du lenticule | Geste manuel | ≈ 30 à 60 secondes |
| Rinçage et vérification | Geste manuel | ≈ 15 secondes |
LE LASER UTILISÉ
Zeiss Visumax 800 : un seul laser, du début à la fin
Le SMILE n’utilise qu’une seule machine, le laser femtoseconde Zeiss Visumax 800. Aucun laser excimer n’intervient. L’Institut Voltaire est l’un des rares centres parisiens à disposer de cette plateforme, mise en service en mars 2024.
Le bloc de l’Institut Laser Ophtalmologique Voltaire. À gauche, le laser femtoseconde Zeiss Visumax 800, celui qui réalise seul l’intégralité du SMILE : il découpe le lenticule à l’intérieur de la cornée, puis la micro-incision par laquelle je l’extrais. À droite, le laser excimer Schwind Amaris 750S, qui ne sert pas pendant un SMILE, contrairement au LASIK et à la TransPKR.
Comment fonctionne un laser femtoseconde
Le Visumax 800 fonctionne par photodisruption. Il émet des impulsions d’une durée de l’ordre du millionième de milliardième de seconde, qui créent de microscopiques bulles de gaz à l’intérieur du stroma. Ces bulles s’alignent les unes aux autres et dessinent un plan de séparation dans le tissu, sans transfert de chaleur et sans incision mécanique.
C’est cette même technologie qui découpe le capot en LASIK. La différence tient à la géométrie : en LASIK, le laser dessine un plan unique et une charnière ; en SMILE, il dessine un volume fermé, le lenticule.
Ce que le Visumax 800 apporte au SMILE
- Une découpe rapide, environ 14 secondes par œil.
- Une pression d’aspiration réduite par rapport aux générations antérieures de lasers femtoseconde. Le ressenti pendant l’amarrage est nettement plus confortable.
- Une répartition régulière des bulles de gaz, qui rend la séparation du lenticule plus nette et son extraction plus simple. Les anciens femtosecondes pouvaient laisser des zones mal séparées, ce qui compliquait le geste.
- Aucun transfert de chaleur au tissu cornéen environnant.
Ce que le SMILE n’utilise pas.
Le laser excimer Schwind Amaris 750S, que j’utilise en LASIK et en TransPKR, apporte des fonctions qui n’ont pas d’équivalent direct en SMILE. C’est un point technique que peu de sites expliquent, et il pèse dans ma préférence pour le LASIK :
L’excimer traite la cornée point par point, à partir de la cartographie aberrométrique complète de votre œil mesurée juste avant l’intervention. Chaque point de la surface reçoit l’ablation exacte qui lui correspond. Le SMILE, lui, sculpte un lenticule dont la géométrie est calculée à partir de votre correction. La logique est plus globale, moins fine.
L’excimer bénéficie aussi de la reconnaissance irienne et d’un eye-tracking qui suit l’œil pendant toute la durée du traitement, y compris lors des microsaccades involontaires du regard. En SMILE, l’œil est immobilisé par l’interface pendant la découpe, ce qui répond à la question autrement, mais le centrage se joue au moment de l’amarrage.
Ces différences n’empêchent pas d’obtenir de très bons résultats en SMILE sur une myopie pure. Elles expliquent pourquoi je considère le LASIK plus précis dès qu’il y a de l’astigmatisme ou un profil aberrométrique particulier.
Comprendre l’aberrométrie et le traitement sur mesure
Récapitulatif : quel laser pour quelle technique
| Technique | Femtoseconde (Visumax 800) | Excimer (Schwind Amaris 750S) |
|---|---|---|
| LASIK | Découpe du capot cornéen | Sculpture du stroma |
| TransPKR | Non utilisé | Ablation de l’épithélium puis sculpture du stroma |
| SMILE | Réalise l’intégralité du traitement | Non utilisé |
| PresbyLASIK | Découpe du capot cornéen | Sculpture multifocale du stroma |
POUR QUI LE SMILE EST-IL INDIQUÉ ?
SMILE : indications et critères d’opérabilité
Le SMILE est une technique de la myopie. C’est son terrain, et c’est là qu’elle donne ses meilleurs résultats. Les seuils que j’applique à l’Institut Voltaire :
| Amétropie | Traitement par SMILE |
|---|---|
| Myopie | Jusqu’à ≈ -10 dioptries |
| Astigmatisme | Jusqu’à ≈ -3 dioptries, avec une précision inférieure au LASIK |
| Hypermétropie | Non traitable par SMILE |
| Presbytie | Non traitable par SMILE, voir la page PresbyLASIK |
Ces limites sont indicatives. La décision finale dépend des caractéristiques de votre cornée et de votre profil, évalués lors du bilan préopératoire.
Les situations où je propose un SMILE
Les sports de combat de haut niveau avec reprise rapide. C’est mon indication principale, et de loin la plus fréquente. Quand un patient pratique la boxe, le MMA ou les arts martiaux à un niveau où les coups sont réguliers et parfois portés à main nue, l’absence de capot supprime une variable pour toute la vie. La TransPKR répond au même besoin, mais elle impose 7 à 10 jours d’autonomie visuelle réduite. Un sportif de haut niveau ou un patient qui ne peut pas s’arrêter une semaine trouve dans le SMILE une réponse cohérente : pas de capot, et une récupération rapide.
Les patients qui veulent éviter le capot sans allonger la convalescence. Certains sont vraiment gênés par l’idée du capot cornéen, par le fait qu’il reste là toute leur vie, ou par le risque de déplacement traumatique. J’explique que ce risque est très faible passé les 48 premières heures, et cela suffit à rassurer la plupart des gens. Pour ceux que cela continue de préoccuper, le SMILE est une option, à condition que la correction s’y prête. On n’opère pas seulement des yeux, on opère des patients, et une inquiétude qui persiste après explication mérite d’être prise au sérieux.
Les critères cornéens du bilan préopératoire
L’opérabilité en SMILE obéit aux mêmes règles de sécurité cornéenne que le LASIK. Elle ne se résume jamais à l’épaisseur de la cornée, contrairement à une idée encore très répandue. Plusieurs paramètres sont analysés lors du bilan :
- L’épaisseur cornéenne totale, mesurée par pachymétrie. Le seuil de sécurité usuel est d’environ 500 microns.
- La courbure cornéenne antérieure moyenne et maximale, la kératométrie.
- La courbure cornéenne postérieure, qui permet de dépister un kératocône débutant.
- L’épaisseur épithéliale et sa répartition cartographique.
- Le mur stromal postérieur résiduel calculé après retrait du lenticule.
- Le pourcentage de tissu retiré rapporté au volume cornéen total.
- Vos habitudes oculaires : frottement répété, appui sur les globes pendant le sommeil. Ce sont des facteurs de risque que je prends en compte.
Le mur stromal postérieur résiduel
Le mur stromal postérieur résiduel est l’épaisseur de stroma sain qui reste sous la zone traitée. Sa valeur conditionne la stabilité biomécanique de la cornée à long terme et le risque d’ectasie postopératoire.
Le seuil de sécurité classique est de 250 à 280 microns. Je me fixe une limite plus prudente, à 300 microns, sur toutes mes techniques laser. Quand le calcul passe sous cette valeur, je ne cherche pas d’arrangement : je m’oriente vers la TransPKR, qui ne crée ni capot ni lenticule et préserve davantage de stroma.
Un kératocône avéré, ou même une cornée qui en montre les premiers signes, contre-indique le SMILE comme il contre-indique le LASIK. Le fait que le SMILE ne crée pas de capot ne l’autorise pas sur une cornée fragile.
MA POSITION SUR LE SMILE
Pourquoi je fais peu de SMILE, et pourquoi je vous le dis
Nous avons le SMILE à l’Institut Voltaire et je le pratique. Ce n’est pas ma technique préférée, et je préfère vous l’écrire ici plutôt que de vous laisser le découvrir en consultation.
Trois raisons.
La qualité de correction. Le LASIK me donne des résultats plus fins, en particulier dès qu’un astigmatisme entre en jeu. Le traitement excimer point par point, guidé par l’aberrométrie de votre œil, travaille à une échelle que la découpe d’un lenticule n’atteint pas. Sur une myopie pure et modérée, l’écart se resserre beaucoup. Sur les profils un peu particuliers, il se creuse.
Les possibilités de retouche. Après un LASIK, si une petite correction résiduelle persiste, je resoulève le capot existant et je réajuste au laser excimer. Le geste est simple et bien maîtrisé. Après un SMILE, ce capot n’existe pas : la reprise se fait soit en TransPKR de surface, avec la convalescence qui va avec, soit en créant secondairement un capot pour un LASIK. Le choix entre les deux se fait selon le cas. Cela pèse dans mon choix, parce qu’une retouche éventuelle fait partie de ce que je dois anticiper le jour où je décide de la technique.
Le recul clinique. Le LASIK est opéré massivement depuis plus de vingt-cinq ans. On connaît son comportement à long terme, ses limites et ses complications. Le SMILE est plus jeune. Cela ne veut pas dire qu’il est risqué, cela veut dire qu’on en sait moins.
Sur le surcoût
Le SMILE coûte 600 € de plus que le LASIK. Cet écart s’explique par le coût d’utilisation du Visumax 800 par traitement, plus élevé que celui d’un traitement combinant les deux lasers. Je le facture au prix qu’il me coûte, sans marge supplémentaire.
Mais je vous dois mon avis : dans la majorité des situations, ce surcoût ne me paraît pas justifié par le bénéfice apporté. Quand l’indication est là, sport de combat, appréhension marquée du capot, je propose le SMILE sans hésiter et le surcoût se justifie parfaitement. Quand elle ne l’est pas, je vous dirai que le LASIK vous servira mieux, et qu’il vous coûtera moins cher.
Sur ce que disent les autres chirurgiens
D’autres confrères ont une vision des choses différente de la mienne et opèrent majoritairement en SMILE. Ce sont des chirurgiens compétents, et leurs patients sont satisfaits. Je pense simplement qu’il y a, dans la façon dont cette technique est présentée au public, une part de marketing qui dépasse ce que les données permettent d’affirmer. Le mot « mini-invasif » y est pour beaucoup.
Si vous consultez plusieurs chirurgiens et que vous entendez deux discours différents, c’est normal. Prenez le temps de rencontrer les praticiens, écoutez leurs arguments, et choisissez selon votre ressenti. La machine et le tarif comptent. La relation avec votre chirurgien comptera davantage.
QUAND LE SMILE N’EST PAS LA MEILLEURE OPTION
Les situations où je préfère une autre technique
L’hypermétropie. Le SMILE ne la corrige pas. La technique retire du tissu au centre de la cornée, ce qui l’aplatit. Corriger une hypermétropie demande l’inverse, bomber le centre en retirant du tissu en périphérie. Pour un hypermétrope, le choix se fait entre le LASIK et la TransPKR.
L’astigmatisme marqué. Le SMILE corrige l’astigmatisme, mais avec une précision inférieure à celle du LASIK. Le traitement cylindrique dépend fortement de l’alignement du lenticule, et la compensation de la cyclotorsion, cette légère rotation de l’œil entre la position assise et la position allongée, y est moins directe qu’avec la reconnaissance irienne de l’excimer. Dès que l’astigmatisme devient une composante importante de votre correction, je vous orienterai vers le LASIK.
La presbytie. Le SMILE ne propose pas de profil multifocal. La correction de la presbytie au laser passe par le PresbyLASIK, la monovision ou une stratégie hybride.
Correction de la presbytie au laser à Paris
La cornée fine ou le profil cornéen à risque. Le SMILE reste une chirurgie intrastromale : il consomme de l’épaisseur cornéenne. Quand le mur stromal résiduel calculé passe sous ma limite de 300 microns, ou quand la cornée montre des signes discrets de fragilité, je m’oriente vers la TransPKR. Sans capot et sans lenticule, elle préserve davantage de stroma et offre la meilleure sécurité biomécanique des trois techniques.
La forte correction avec retouche probable. Sur certaines fortes myopies, la probabilité d’avoir à réajuster le résultat est plus élevée. Dans ces cas, je préfère une technique où la retouche est simple. C’est un raisonnement que je fais avant l’intervention, pas après.
Au-delà des limites du laser. Pour les myopies très fortes, ou en cas de cornée incompatible avec une chirurgie laser cornéenne comme un kératocône ou une ectasie débutante, d’autres options existent. L’implant phaque, l’ICL, est une lentille placée à l’intérieur de l’œil, derrière l’iris, qui corrige les fortes amétropies sans toucher à la cornée. Quand cette option est la mieux adaptée à votre cas, je vous oriente vers un confrère spécialisé.
LE DÉROULEMENT DE L’INTERVENTION
Comment se passe une opération SMILE à l’Institut Voltaire
Je détaille ici l’intervention elle-même. Une page séparée est consacrée à tout le pratique : la convocation, l’ordonnance, le comprimé anxiolytique, le retrait des lentilles, l’arrivée à la clinique, la mise en tenue, le retour, le premier contrôle.
Le jour du bloc : préparation et déroulement pratique
Avant l’intervention
Vous prenez un comprimé anxiolytique environ une heure avant. Il n’y a pas de jeûne à respecter. À votre arrivée, après les formalités administratives et les derniers clichés oculaires, vous êtes installé en tenue stérile et conduit en salle de pré-induction.
En salle d’opération, vous êtes allongé sous le Visumax 800. J’instille les gouttes anesthésiantes. Toute la chirurgie se fait sous anesthésie locale par gouttes : pas d’anesthésie générale, pas de piqûre. Un dispositif anti-clignement maintient l’œil ouvert sans effort de votre part.
Le passage du laser
Pour chaque œil, la séquence est la même : amarrage à l’interface, découpe du lenticule et de la micro-incision, séparation puis extraction du lenticule, rinçage. On passe ensuite au second œil.
Le laser lui-même ne travaille qu’une quinzaine de secondes par œil. Le reste du temps est occupé par l’installation, les explications que je vous donne au fur et à mesure, et le geste d’extraction. La présence en salle d’opération est très courte, une dizaine de minutes pour les deux yeux.



Les trois temps du passage au bloc, à l’Institut Voltaire. À gauche, la préparation et l’instillation des gouttes anesthésiantes. Au centre, l’intervention sous le laser. À droite, la salle de repos, où vous restez le temps que les premières sensations se calment.
Juste après l’intervention
Vous passez en salle de convalescence pour un court repos, le temps que les premières sensations se stabilisent. Je vous remets des lunettes de protection anti-UV. Après un SMILE, pas besoin de coques la nuit. Mes secrétaires vous programment le premier contrôle et je vous réexplique les consignes des premiers jours avant votre départ.
Le retour à votre domicile peut se faire accompagné, c’est ce que je recommande, ou seul en taxi ou VTC. Vous ne serez pas en état de conduire dans les heures qui suivent l’intervention.
Le bloc et le contrôle
J’opère le vendredi matin à l’Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, 5 rue La Vacquerie dans le 11e. Le premier contrôle a lieu le lundi après-midi qui suit, dans mon cabinet du 19e, rue Archereau. C’est une consultation courte : vérification de la cornée, de l’absence d’inflammation, mesure de l’acuité obtenue. D’autres contrôles sont programmés à 1 mois, puis à 3 mois ou plus selon votre situation.
LA RÉCUPÉRATION APRÈS UN SMILE
Récupération visuelle et consignes post-SMILE
Les premières heures
Juste après l’intervention, vous voyez à travers un voile, comme un brouillard. Derrière ce voile, vous percevez déjà que la vision est plus nette. Les fortes corrections décrivent souvent un effet saisissant dès les premières minutes.
Cette gêne s’accompagne de picotements, de larmoiement et d’une sensibilité à la lumière, avec l’envie de garder les yeux fermés. Elle dure quelques heures. La plupart de mes patients rentrent faire une sieste grâce à l’anxiolytique, et se réveillent nettement mieux.
Les premiers jours
La récupération après un SMILE est comparable à celle du LASIK. L’essentiel de la vision revient dans les 24 à 48 premières heures. La différence, quand elle existe, tient à un voile visuel parfois un peu plus long : certains patients décrivent une impression de vision légèrement laiteuse ou moins contrastée qui met quelques jours de plus à se dissiper qu’après un LASIK. Cela finit toujours par s’effacer, mais il faut le savoir avant, pour ne pas s’en inquiéter.

La récupération visuelle sur 30 jours, extraite de mon livret. La courbe du SMILE suit celle du LASIK, en orange : la vision est déjà exploitable le lendemain, puis elle se stabilise sur quelques semaines. La TransPKR, en bleu, remonte plus lentement. La courbe verte est celle de la gêne ressentie, qui s’efface dans les premiers jours.
Les 48 premières heures : les consignes
- Ne pas se frotter ni toucher les yeux. C’est la consigne la plus importante, comme après un LASIK.
- Pas de coques la nuit après un SMILE : il n’y a pas de capot à protéger. La consigne qui compte, c’est de ne pas frotter.
- Lunettes de soleil anti-UV à l’extérieur, pour le confort lumineux.
- Pas de douche directe sur le visage les premiers jours. Un gant humide autour des yeux suffit.
- Pas de maquillage des yeux pendant une semaine.
- Pas de piscine, de hammam ni de sauna pendant deux semaines.
La reprise des activités
La plupart de mes patients reprennent le travail dès le lendemain, écrans compris. La première journée est un peu fatigante, elle reste faisable. La conduite redevient en général possible le lendemain, une fois la vision stabilisée.
Le sport sans contact peut reprendre dès le lendemain. Pour les sports de combat, qui sont souvent la raison d’être de l’indication SMILE, la reprise se fait à trois semaines, le temps que la micro-incision soit parfaitement cicatrisée. Passé ce délai, l’absence de capot vous met à l’abri du seul risque mécanique propre au LASIK.
Si vous travaillez dans un environnement poussiéreux ou exposé à des produits chimiques, des lunettes de protection larges permettent en général de reprendre dès le lendemain. Je peux prescrire un arrêt de travail au cas par cas, typiquement du vendredi au mardi ou mercredi suivant.
Les gouttes postopératoires
Vous appliquez des gouttes pendant environ un mois, selon un schéma décroissant :
- Antibiotique associé à un anti-inflammatoire, de type Tobradex : 4 gouttes par jour pendant 5 jours, puis 3 gouttes par jour pendant 5 jours, puis 2 gouttes par jour pendant 5 jours.
- Larmes artificielles sans conservateur, de type Vismed ou Hyabak : 4 à 6 fois par jour pendant un mois, puis selon votre besoin.
- Dacudose pour rincer l’œil en cas de gêne ou de poussière. Facultatif la plupart du temps.
Pour l’application, placez-vous devant un miroir et tirez légèrement la paupière inférieure vers le bas, en tirant plutôt sur la joue que sur la paupière elle-même. Jamais sur la paupière supérieure. Une goutte déposée dans le creux ainsi formé sous l’œil suffit.
Les effets transitoires des premières semaines
Plusieurs phénomènes normaux peuvent apparaître dans les premières semaines :
- Une sécheresse oculaire des premières semaines, soulagée par les larmes artificielles. Sur le papier, le SMILE respecte davantage les fibres nerveuses cornéennes, puisque la micro-incision est bien plus courte que la découpe périphérique d’un capot. En pratique, mes patients décrivent à peu près les mêmes sensations après un SMILE et après un LASIK.
- Des halos lumineux et une sensibilité accrue à la lumière en faible luminosité, avec une augmentation transitoire et un pic vers le 2e mois, puis une régression progressive. Les phares de voiture paraissent un peu étalés. La vision nocturne finale est en général meilleure qu’avant l’intervention.
- Une fatigue visuelle sur écran, avec des maux de tête en fin de journée, qui s’estompe en quelques semaines.
- Une difficulté à accommoder les premiers jours. L’œil met un peu de temps à faire la mise au point. Je dis souvent qu’on a l’impression d’être un appareil photo numérique pendant quelques jours.
- Des fluctuations visuelles d’un jour à l’autre et d’un œil à l’autre. La récupération n’est jamais parfaitement linéaire. Tout s’équilibre sur environ un mois.
Ces éléments font partie des suites normales et ne traduisent aucun défaut du traitement. La cornée se stabilise progressivement sur 1 à 3 mois.
RISQUES ET COMPLICATIONS
SMILE : les risques expliqués
Le SMILE est une chirurgie bien codifiée, avec un taux de satisfaction élevé. Comme toute intervention, elle comporte des effets secondaires et des complications possibles. Elles restent rares, et il faut les connaître pour décider en conscience.
La sécheresse oculaire
C’est l’effet le plus fréquent après toute chirurgie réfractive cornéenne. En SMILE, elle est généralement un peu moins marquée qu’après un LASIK, sans différence majeure. La micro-incision de 2 à 3 millimètres sectionne beaucoup moins de fibres nerveuses cornéennes que la découpe périphérique d’un capot, et l’innervation de surface est donc moins perturbée.
La sécheresse reste possible, surtout les premières semaines. Elle se traite par larmes artificielles sans conservateur. Dans les rares cas plus marqués, je dispose d’un arsenal thérapeutique complet : larmes renforcées, gels lacrymaux le soir, parfois des comprimés de doxycycline en cas de terrain particulier, dermatologique notamment.
Le voile visuel prolongé
Certains patients décrivent une vision légèrement laiteuse ou moins contrastée pendant quelques jours de plus qu’après un LASIK. C’est lié à l’interface laissée par l’extraction du lenticule, qui met un peu de temps à devenir parfaitement transparente. Cela se dissipe. Je le mentionne parce que c’est la remarque que j’entends le plus souvent en contrôle après un SMILE.
Les halos et la vision nocturne
Halos lumineux, éblouissement, légère baisse de la vision nocturne peuvent apparaître dans les premières semaines, avec un pic vers le 2e mois. C’est transitoire et cela s’atténue progressivement chez la quasi-totalité des patients. À 6 mois et à un an, la vision nocturne est en général meilleure qu’avant l’intervention.
Les difficultés d’extraction du lenticule
C’est la complication spécifique du SMILE. Le lenticule doit sortir entier par une incision de quelques millimètres. Il peut se déchirer, ou un fragment peut rester en place, ce qui oblige à le rechercher et à le retirer. Cela allonge l’intervention et peut retarder la récupération visuelle.
De petites déchirures des berges de la micro-incision sont également décrites. Elles cicatrisent sans conséquence sur le résultat.
La qualité de la découpe joue beaucoup sur ce risque. Le Visumax 800 sépare le lenticule bien plus nettement que les générations antérieures de lasers femtoseconde, ce qui rend l’extraction plus simple et plus reproductible.
Le résultat imparfait et la retouche
Il peut arriver qu’une partie de la correction manque ou que le résultat ne soit pas exactement celui visé. Après un SMILE, la retouche est moins simple qu’après un LASIK. Il n’existe pas de capot à resoulever, donc la reprise se fait autrement : soit par une TransPKR de surface, avec ses 7 à 10 jours de récupération, soit en créant secondairement un capot pour réaliser un LASIK. Les deux voies fonctionnent et permettent d’atteindre le résultat visé, elles demandent simplement davantage au patient.
La retouche est incluse dans le tarif initial pendant la première année. Au-delà, elle est proposée à tarif préférentiel jusqu’à 5 ans postopératoires.
Les complications graves
Infection, ectasie cornéenne, baisse durable de la qualité visuelle sont des événements exceptionnels. Ils surviennent surtout lorsque les critères de sécurité préopératoires n’ont pas été strictement respectés. Comme dans toute chirurgie, le risque zéro n’existe pas. Je fais un bilan complet en amont et je reste très sélectif sur les critères d’opérabilité, précisément pour minimiser ces risques.
Le SMILE ne touche ni le nerf optique, ni la rétine, ni les structures internes de l’œil. Il ne rend pas aveugle au sens où on l’entend habituellement. Comme toute chirurgie, il peut exceptionnellement entraîner une baisse de qualité visuelle, une perte de lignes d’acuité corrigée, une sécheresse importante ou des phénomènes lumineux gênants. Ces situations restent rares, et le bilan préopératoire a pour but de les réduire au maximum.
DURABILITÉ, RETOUCHE ET SUIVI
Le résultat du SMILE dans le temps
Un résultat durable
La correction obtenue par l’extraction du lenticule est durable. Le stroma cornéen ne se régénère pas après retrait de tissu, et la nouvelle courbure se maintient donc dans le temps. Vous ne reviendrez jamais à votre amétropie de départ.
Une légère évolution reste théoriquement possible sur 10 à 15 ans, de l’ordre de 0,25 ou 0,50 dioptrie. Elle est minime. Si elle vous gênait, une reprise au laser est envisageable dans la plupart des cas, selon les modalités décrites plus haut.
L’évolution naturelle de l’œil reste indépendante
Le SMILE agit sur la cornée. Il ne change ni la longueur de l’œil ni le cristallin. L’évolution naturelle de votre vision continue normalement à partir du jour de l’intervention. Deux phénomènes surviennent avec l’âge, indépendamment de la chirurgie :
- La presbytie, qui apparaît vers 40 à 45 ans chez tout le monde, opéré ou non. Si elle vous gêne, des stratégies existent, PresbyLASIK ou bascule, et j’en discute avec vous le moment venu.
- La cataracte, qui apparaît typiquement après 60 à 65 ans. Elle se traite par une chirurgie spécifique du cristallin, indépendante du SMILE. Avoir été opéré au laser ne complique pas la chirurgie de la cataracte.
Le suivi postopératoire
Le suivi est inclus dans le tarif, sans limite de consultations. Vous pouvez me recontacter à tout moment par message et venir en consultation autant que nécessaire. Je reste disponible. La relation que je construis avec chaque patient ne s’arrête pas le jour du bloc.
La retouche éventuelle est incluse pendant la première année. Au-delà, jusqu’à 5 ans, elle est proposée à tarif préférentiel.
TARIFS ET PRISE EN CHARGE
Combien coûte une opération SMILE à Paris
Tarif SMILE : 3 800 € les deux yeux, soit 1 900 € par œil. Le tarif est fixe, quelle que soit la correction à traiter.
C’est 600 € de plus que le LASIK. Cet écart vient du coût d’utilisation du Visumax 800 par traitement, supérieur à celui d’une intervention combinant le femtoseconde et l’excimer. Mes tarifs sont harmonisés avec ceux de mes collègues de l’Institut Voltaire.
Ce qui est inclus dans le tarif
- L’intervention, avec utilisation du laser Zeiss Visumax 800.
- Les frais de clinique à l’Institut Voltaire.
- Le suivi postopératoire complet, sans limite de consultations.
- La retouche éventuelle pendant la première année.
- Les ordonnances de médicaments postopératoires.
La consultation préopératoire
La consultation préopératoire se fait au tarif conventionné. Les modalités diffèrent selon le lieu :
- Cabinets du 10e et du 19e : tiers payant intégral, vous n’avancez rien.
- Institut Voltaire (11e) : avance de 50 €, dont 30 € de dépassement d’honoraires. Votre mutuelle vous rembourse au minimum 20 €, et souvent la totalité selon votre contrat.
Vous n’avez besoin ni de courrier ni d’ordonnance d’un autre ophtalmologue pour prendre rendez-vous.
Le règlement
Le règlement se fait le jour du bloc, auprès du secrétariat, avant l’intervention. Moyens acceptés : carte bancaire, chèque, virement ou prélèvement. Le paiement en 4 fois est possible, par chèque ou par prélèvement.
La mutuelle ne règle pas la clinique directement. C’est vous qui êtes remboursé sur présentation de la facture. Si votre mutuelle prend en charge un montant important, on peut différer un paiement correspondant à cette somme et ne l’encaisser qu’une fois votre remboursement reçu. Je peux vous transmettre un devis pour votre mutuelle avant l’intervention.
Questions fréquentes
Vos questions sur l’opération SMILE
Faites-vous l’opération des yeux au laser SMILE ?
Oui, le SMILE est disponible à l’Institut Voltaire et je le propose quand l’indication est là. Ce n’est pas ma technique de première intention pour la myopie : je préfère le LASIK, que je trouve supérieur en qualité de correction, en possibilités de retouche et en recul clinique. Je réserve le SMILE à des indications ciblées, principalement les sports de combat de haut niveau avec nécessité de reprise rapide, et les patients qui souhaitent éviter le capot sans allonger la convalescence.
Quelle est la différence entre le SMILE et le LASIK ?
Le LASIK utilise deux lasers : le femtoseconde découpe un capot cornéen, l’excimer sculpte le stroma en dessous, puis le capot est repositionné. Le SMILE n’utilise que le femtoseconde : il découpe un lenticule à l’intérieur de la cornée, que j’extrais par une micro-incision de 2 à 3 mm. Pas de capot. Sur une myopie pure, les résultats sont proches. Le LASIK reste plus précis sur l’astigmatisme, permet des retouches plus simples et bénéficie d’un recul plus long. Le SMILE évite le capot et sa contrainte à vie.
Quelle est la différence entre le SMILE et la TransPKR ?
Les deux techniques se passent de capot. La TransPKR est un traitement de surface au laser excimer, sans contact avec l’œil, avec une récupération de 7 à 10 jours et un cap inconfortable de 48 à 72 heures. Le SMILE travaille à l’intérieur de la cornée au laser femtoseconde, avec une récupération de 24 à 48 heures et des suites peu douloureuses. La TransPKR préserve mieux l’épaisseur cornéenne et convient aux cornées fines. Le SMILE demande davantage de tissu, mais rend l’autonomie beaucoup plus vite.
Est-ce que le SMILE fait mal ?
Non. L’intervention se fait sous anesthésie par gouttes et elle est indolore. Vous percevez une pression douce pendant l’amarrage de l’œil au laser, puis des tiraillements brefs pendant l’extraction du lenticule. Les premières heures sont gênantes, avec larmoiement, picotements et sensibilité à la lumière. Une sieste suffit généralement à passer ce cap.
Combien de temps dure une opération SMILE ?
Une dizaine de minutes pour les deux yeux. Le laser lui-même ne travaille qu’une quinzaine de secondes par œil. Le reste du temps est occupé par l’installation, les explications que je vous donne à chaque étape, et l’extraction du lenticule.
Le SMILE corrige-t-il l’hypermétropie ?
Non. Le SMILE retire du tissu au centre de la cornée, ce qui l’aplatit. Corriger une hypermétropie demande de bomber le centre, en retirant du tissu en périphérie. Pour l’hypermétropie, le choix se fait entre le LASIK et la TransPKR.
Le SMILE corrige-t-il l’astigmatisme ?
Il le corrige, mais moins précisément que le LASIK. Le traitement cylindrique dépend beaucoup de l’alignement du lenticule, et le SMILE ne bénéficie pas de la reconnaissance irienne du laser excimer, qui compense automatiquement la rotation de l’œil entre la position assise et la position allongée. Dès que l’astigmatisme pèse dans votre correction, je vous orienterai vers le LASIK.
Peut-on faire une retouche après un SMILE ?
Oui, mais elle est moins simple qu’après un LASIK. Après un LASIK, on resoulève le capot existant et on réajuste au laser excimer, c’est un geste rapide. Après un SMILE, ce capot n’existe pas. La reprise se fait soit par une TransPKR de surface, avec 7 à 10 jours de récupération, soit en créant secondairement un capot pour un LASIK. Les deux options permettent d’atteindre le résultat visé. La retouche est incluse la première année et proposée à tarif préférentiel jusqu’à 5 ans.
Pourquoi le SMILE coûte-t-il plus cher que le LASIK ?
Parce que le coût d’utilisation du Visumax 800 par traitement est supérieur. Le SMILE est à 3 800 € les deux yeux, le LASIK à 3 200 €. Je facture cet écart au prix qu’il me coûte. Je vous dirai aussi honnêtement que, dans la majorité des situations, ce surcoût ne me paraît pas justifié par le bénéfice apporté. Quand l’indication est là, il l’est pleinement.
Le SMILE est-il vraiment moins invasif que le LASIK ?
L’incision est plus petite, c’est un fait, et l’innervation cornéenne de surface est moins perturbée. Mais le SMILE reste une chirurgie intrastromale qui consomme de l’épaisseur cornéenne, comme le LASIK. Le terme « mini-invasif » est largement utilisé en communication et il mérite d’être nuancé. Ce que le SMILE apporte vraiment, c’est l’absence de capot.
Je pratique un sport de combat, le SMILE est-il fait pour moi ?
C’est mon indication principale pour cette technique, à condition que votre correction s’y prête. Sans capot, il n’existe aucun risque ultérieur de déplacement traumatique, et la récupération vous permet de reprendre le travail très vite. La TransPKR répond au même besoin de sécurité mécanique, mais elle impose une semaine d’autonomie visuelle réduite. Si ce délai est un problème pour vous, le SMILE devient la bonne réponse. On en discute en consultation, après le bilan.
Quand puis-je reprendre le travail après un SMILE ?
La plupart des patients reprennent dès le lendemain, écrans compris. La première journée est un peu fatigante. Je peux prescrire un arrêt de travail au cas par cas, typiquement du vendredi, jour du bloc, au mardi ou mercredi suivant.
Quand puis-je conduire après un SMILE ?
En général dès le lendemain, une fois la vision stabilisée et après le premier contrôle si celui-ci a lieu rapidement. Le jour de l’intervention, vous ne pouvez pas conduire. Il faut rentrer accompagné, ou seul en taxi ou VTC.
Quand puis-je reprendre le sport après un SMILE ?
Sport sans contact : dès le lendemain. Sports de combat et sports de ballon avec risque de coup direct : à trois semaines, le temps que la micro-incision soit parfaitement cicatrisée. Natation, piscine, hammam et sauna : après deux semaines.
Quand puis-je prendre l’avion après un SMILE ?
L’avion ne pose aucun problème particulier. Vous pouvez voyager dès le lendemain si votre activité le nécessite. Emportez vos larmes artificielles, l’air conditionné en cabine est asséchant.
Quand puis-je me maquiller après un SMILE ?
Pas de maquillage des yeux pendant une semaine, pour éviter tout contact ou particule sur la zone opérée. Le maquillage du reste du visage est possible dès le lendemain.
Puis-je me frotter les yeux après un SMILE ?
Pas pendant les premiers jours, le temps que la micro-incision cicatrise. Ensuite, il n’y a pas de capot susceptible de bouger, donc la contrainte est moindre qu’après un LASIK. Sur le long terme, je recommande à tous mes patients de limiter les frottements oculaires chroniques, qui fragilisent la cornée. C’est un conseil général d’hygiène oculaire, indépendant de la chirurgie.
La sécheresse oculaire est-elle moins importante après un SMILE ?
Sur le plan théorique, oui : la micro-incision sectionne beaucoup moins de fibres nerveuses cornéennes que la découpe périphérique d’un capot. Dans mon expérience, la différence ressentie par les patients est faible, et une sécheresse transitoire des premières semaines reste possible dans les deux cas. Elle se traite par larmes artificielles sans conservateur.
Le résultat du SMILE est-il durable ?
Oui. Le tissu stromal retiré ne se régénère pas, donc la cornée garde la nouvelle forme obtenue. Une légère évolution est possible sur 10 à 15 ans, de l’ordre de 0,25 à 0,50 dioptrie, elle reste minime. L’évolution naturelle de l’œil avec l’âge, presbytie après 40 à 45 ans et cataracte après 60 à 65 ans, survient indépendamment de la chirurgie.
À partir de quel âge peut-on faire un SMILE ?
À partir de 18 ans, à condition que la correction soit stabilisée. La plupart des myopies se stabilisent entre 18 et 24 ans. Il n’y a pas de limite supérieure stricte, mais la question de la presbytie se pose à partir de 45 ans et oriente souvent vers une autre stratégie.
Puis-je faire un SMILE pendant ma grossesse ou mon allaitement ?
L’évaluation se fait au cas par cas. On évite la grossesse par précaution, les fluctuations hormonales pouvant modifier temporairement la réfraction. L’allaitement ne constitue pas un obstacle absolu. Vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir eu tous vos enfants, il est tout à fait possible d’opérer entre deux grossesses ou avant.
Faut-il un courrier d’un autre ophtalmologue avant de consulter pour une opération SMILE ?
Non. Pas besoin de courrier ni d’ordonnance. Vous pouvez prendre rendez-vous directement sur Doctolib ou par téléphone.
Puis-je choisir moi-même ma technique d’opération au laser, SMILE ou une autre ?
Pas tout à fait. La technique découle du bilan préopératoire et des caractéristiques de votre cornée. Ce n’est pas un choix à la carte. Quand plusieurs techniques sont possibles pour votre profil, alors oui, la décision se prend ensemble, et vos contraintes de vie pèsent dans la balance.
PRENDRE RENDEZ-VOUS
Prêt à faire le point sur vos yeux ?
La première étape est simple : une consultation pour examiner vos yeux, votre correction, et les options qui s’offrent à vous. Il n’y a ni engagement ni pression. Un bilan complet et une discussion franche, y compris sur ce que la chirurgie ne saura pas vous apporter.
Je consulte sur trois lieux à Paris :
- Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, 5 rue La Vacquerie, 75011 Paris, les mercredis après-midi. Métro Voltaire (9), Philippe Auguste (2).
- Cabinet Ophtavie, 37 rue Archereau, 75019 Paris, les lundis après-midi. Métro Crimée (7).
- Centre Santé Plus, 12 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris, les jeudis après-midi. Métro Strasbourg-Saint-Denis (4, 8, 9).
Le bloc opératoire se fait le vendredi matin à l’Institut Voltaire, parfois le mercredi après-midi, et le premier contrôle le lundi après-midi qui suit.
Plus de 10 ans d’expérience en ophtalmologie, dont la chirurgie réfractive depuis l’internat, plus de 3 500 chirurgies réfractives réalisées, 350 greffes de cornée, et plus de 450 avis Google laissés par mes patients.
Prendre rendez-vous sur Doctolib
Téléphone et WhatsApp : 01 84 80 28 04 · Email : nahaisi@laservisionparis.com · Messagerie Doctolib
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« Je n’opère pas des yeux, j’opère des patients. »
Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue à Paris, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser.
Auteur : Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser, Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, Paris 11e. Mis à jour en août 2026.
Votre chirurgien
Dr Steven Nahaisi
Chirurgien ophtalmologue, exclusivement spécialisé en chirurgie réfractive au laser. Il opère à Institut Laser Ophtalmologique Voltaire et consulte dans trois cabinets parisiens.
