Technique
Le PresbyLASIK, corriger la presbytie au laser
Le PresbyLASIK permet de corriger la presbytie au laser, en recréant sur la cornée une compensation de la mise au point que le cristallin ne fait plus. C’est un LASIK, avec les mêmes lasers et le même déroulement. Seul le profil de sculpture change. Au lieu de donner à la cornée une seule courbure, on lui en donne plusieurs, une pour la vision de loin et une pour la vision de près. On parle de cornée multifocale.

Dr Steven Nahaisi
Mis à jour en août 2026 · 31 min de lecture
C’est la solution que je propose aux patients emmétropes (ceux qui ont toujours bien vu de loin, sans lunettes) et hypermétropes presbytes qui veulent se libérer de leurs lunettes de lecture ou de leurs verres progressifs. Pour les myopes presbytes, la stratégie diffère. On parle alors de bascule, qui est un LASIK classique. Je l’explique en détail plus bas.
Je réalise le PresbyLASIK exclusivement à l’Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris, avec le module PresbyMAX du laser excimer Schwind Amaris 750S et le laser femtoseconde Zeiss Visumax 800 pour la découpe du capot.
La presbytie est le sujet le plus délicat de la chirurgie réfractive, parce qu’elle repose entièrement sur un compromis entre vision de loin et vision de près. Ce compromis doit être compris et accepté avant de se lancer, et mon rôle est de trouver l’équilibre qui vous correspond. Sur cette page, je vous explique de A à Z ce qu’est le PresbyLASIK : comment fonctionne la presbytie, comment le laser la compense, pour qui l’intervention est faite, comment elle se déroule, ce qu’il faut attendre de la récupération, et pourquoi la plateforme Schwind permet de revenir en arrière si le compromis ne vous convient pas. Je réponds aussi aux vraies questions que me posent mes patients chaque semaine.
Sur cette page14 sections
- 02COMPRENDRE LA PRESBYTIE ET LE PRINCIPE DU PRESBYLASIK
- 03VISUALISER LE PRINCIPE
- 04LE MODULE PRESBYMAX ET LES TROIS PROFILS
- 05POUR QUI LE PRESBYLASIK EST-IL INDIQUÉ ?
- 06PRESBYLASIK OU TRANSPKR
- 07LE DÉROULEMENT DE L’INTERVENTION
- 08LA RÉCUPÉRATION APRÈS UN PRESBYLASIK
- 09LES HALOS ET LE COMPROMIS LOIN/PRÈS
- 10UN TRAITEMENT DURABLE ET RÉVERSIBLE
- 11RISQUES ET COMPLICATIONS
- 12DURABILITÉ ET SUIVI
- 13TARIFS ET PRISE EN CHARGE
- 14QUESTIONS FRÉQUENTES
- 15PRENDRE RENDEZ-VOUS
COMPRENDRE LA PRESBYTIE ET LE PRINCIPE DU PRESBYLASIK
D’abord, qu’est-ce que la presbytie ?
Pour comprendre le PresbyLASIK, il faut comprendre ce qu’on cherche à corriger. Et tout tourne autour d’un mot : l’accommodation.
L’accommodation, c’est la capacité naturelle de l’œil à faire la mise au point de près. Le mécanisme repose sur le cristallin, la petite lentille souple située à l’intérieur de l’œil, juste derrière l’iris. Ce cristallin est entouré d’un muscle en forme d’anneau, le muscle ciliaire. Quand vous regardez un objet proche, ce muscle se contracte et fait bomber le cristallin. Sa puissance optique augmente, et l’image redevient nette de près. C’est un peu l’autofocus de l’appareil photo, sauf qu’il est automatique et instantané. Un adolescent dispose d’une énorme réserve d’accommodation, de l’ordre de 10 à 12 dioptries, ce qui lui permet de lire un texte à quelques centimètres sans le moindre effort.
La presbytie, c’est la perte progressive de cette capacité. Avec l’âge, le cristallin se rigidifie et le muscle ciliaire perd en contractilité. L’œil n’arrive plus à faire bomber le cristallin, donc plus à accommoder. En vision de près, l’image se forme alors en arrière de la rétine et devient floue. C’est pour ça qu’on se met à éloigner son téléphone pour lire. On cherche aussi plus de lumière, et les yeux fatiguent plus vite le soir. Les premiers symptômes apparaissent vers 40-45 ans, puis la presbytie augmente jusqu’à se stabiliser vers 55-60 ans. Elle touche tout le monde, sans exception, qu’on soit myope, hypermétrope, astigmate ou emmétrope.
En vision de près, l’œil jeune fait le point grâce à l’accommodation : le cristallin, souple, se bombe et ramène l’image sur la rétine. Avec l’âge, le cristallin se rigidifie et ne peut plus se bomber. De près, l’image se forme alors en arrière de la rétine et devient floue. C’est la presbytie, et c’est pour ça qu’on éloigne son téléphone pour lire.
Le principe du PresbyLASIK : reporter la mise au point sur la cornée
Le PresbyLASIK ne redonne pas au cristallin sa souplesse, aucune chirurgie ne sait faire ça à ce jour. Il remplace la fonction perdue en la reportant sur la cornée, la lentille transparente à l’avant de l’œil.
Le laser sculpte sur la surface cornéenne plusieurs zones de puissance différente :
- une zone centrale, un peu plus bombée et donc légèrement myopique, dédiée à la vision de près ;
- une zone périphérique, réglée pour la vision de loin.
La cornée devient ainsi multifocale. Au lieu d’un seul point de focalisation, elle en crée plusieurs et répartit la lumière entre eux. Selon la distance de l’objet regardé, c’est l’une ou l’autre zone qui fournit l’image nette. Le cerveau apprend très vite à sélectionner la bonne zone sans y penser, un peu comme il apprend à ignorer la monture de vos lunettes. La contrepartie, c’est que la vision n’est jamais parfaite à 100 % à chaque distance. C’est le compromis, j’y reviens plus loin. Elle reste fonctionnelle au quotidien, sans lunettes.
PresbyLASIK, PresbyMAX, bascule : ne pas confondre
Le mot PresbyLASIK désigne un LASIK dont le profil de sculpture est multifocal, c’est-à-dire pensé pour corriger la presbytie. Le profil lui-même est calculé par le module PresbyMAX, un logiciel intégré au laser Schwind Amaris 750S. C’est donc le même geste chirurgical qu’un LASIK classique, avec un profil d’ablation différent et plus complexe.
Il ne faut pas le confondre avec la bascule, l’autre grande stratégie de correction de la presbytie, qui s’adresse aux myopes. La bascule est un LASIK monofocal : une seule courbure par œil, sans multifocalité et sans PresbyMAX. On y corrige toute la myopie sur un œil, pour la vision de loin, et on laisse volontairement un peu de myopie sur l’autre, pour la vision de près. Je détaille la bascule dans la section « Pour qui ? » ci-dessous, pour que vous voyiez bien la différence.
Comprendre la presbytie en détail (accommodation, profils, stratégies)
VISUALISER LE PRINCIPE
Un simulateur pour visualiser, en complément des explications
Les explications ci-dessus posent les bases. Pour les rendre plus concrètes, j’ai fait développer un petit simulateur qui vous permet de voir, de vos propres yeux, ce qui se passe dans un œil presbyte selon la distance et la correction. Vous pouvez comparer un œil presbyte non corrigé, le même œil avec des lunettes, puis après un traitement laser multifocal, en vision de près comme en vision de loin.
LE MODULE PRESBYMAX ET LES TROIS PROFILS
PresbyMAX : la multifocalité cornéenne, calculée sur mesure
Le module PresbyMAX du laser Schwind Amaris 750S est le logiciel qui calcule le profil d’ablation multifocal. À partir de vos examens réalisés au bilan préopératoire (réfraction, aberrométrie, topographie cornéenne, détermination de l’œil dominant), il détermine comment répartir les rayons lumineux sur plusieurs foyers : un pour la vision de loin, un pour la vision intermédiaire, un pour la vision de près.

Le plan de traitement calculé par PresbyMAX, tel que je le vois sur la console du laser Schwind avant de commencer. En haut, les paramètres retenus pour ce patient : un profil hybride, une addition de +1,75 dioptrie, et l’œil gauche désigné comme œil de vision de loin. En bas, la carte du profil d’ablation, qui montre où et combien de tissu le laser va retirer. Le centre reste en violet, là où le laser retire le moins. La cornée y garde une courbure plus forte, c’est la zone qui donnera la vision de près. La couronne rouge en périphérie est la zone où le laser retire le plus, ce qui aplatit la cornée pour la vision de loin. Voilà à quoi ressemble une cornée multifocale, avant même d’être sculptée.
Le bilan préopératoire : les examens et comment on choisit la stratégie
La notion d’œil dominant : la clé de la stratégie
Avant d’entrer dans les profils, un mot sur la dominance oculaire. Exactement comme on est droitier ou gaucher, on a un œil dominant et un œil dominé. L’œil dominant est celui que le cerveau privilégie spontanément pour viser, pour la vision de loin et pour la précision. L’œil dominé joue un rôle plus secondaire et tolère mieux un léger flou de loin. On le détermine systématiquement au bilan préopératoire, par un test très rapide. C’est lui qui conditionne toute la stratégie. En règle générale, on préserve la vision de loin sur l’œil dominant et on confie davantage la vision de près à l’œil dominé.
Les trois profils PresbyMAX
PresbyMAX n’applique pas un réglage unique à tout le monde. Il propose trois modes, et je choisis avec vous celui qui correspond à vos yeux et à ce que vous en demandez au quotidien.
Profil monovision PresbyMAX. L’œil dominant reçoit un traitement monofocal, entièrement dédié à la vision de loin. Il voit net au loin, comme après un LASIK classique. L’œil dominé, lui, reçoit un profil multifocal orienté vision intermédiaire et vision de près. C’est le profil indiqué quand la vision de loin doit rester excellente, par exemple si vous conduisez beaucoup ou si vous travaillez en extérieur. Les joueurs de tennis et de golf s’y retrouvent aussi.
Profil hybride PresbyMAX. Les deux yeux reçoivent cette fois un traitement multifocal, mais avec une répartition différente. L’œil dominant est surtout orienté vers la vision de loin (environ 80 %), avec un complément en vision intermédiaire. L’œil dominé est orienté vision intermédiaire et vision de près. Le compromis est plus doux que la monovision pure. L’écart entre les deux yeux est moins marqué et la transition loin/près plus naturelle. La vision intermédiaire, celle de l’écran d’ordinateur, est souvent meilleure. C’est le profil que je privilégie pour les patients qui travaillent beaucoup sur écran et qui lisent régulièrement.
Profil micromonovision PresbyMAX. C’est le plus orienté vision de près. L’œil dominant est réglé surtout en vision intermédiaire, avec seulement 20 à 30 % de focale en vision de loin. Ce profil pénalise trop la vision de loin pour la plupart des gens, et je ne l’utilise quasiment jamais. Il pourrait convenir à un cas très particulier, une couturière qui coud de très près pendant des heures par exemple. C’est rare.
Le choix du profil se décide ensemble en consultation, en fonction de votre correction de départ et de vos habitudes visuelles, examens à l’appui. Rien n’est standardisé.
POUR QUI LE PRESBYLASIK EST-IL INDIQUÉ ?
PresbyLASIK, bascule : à chaque profil sa stratégie
Toutes les presbyties ne se traitent pas de la même façon. La stratégie dépend d’abord de votre correction de départ, et c’est ce qui détermine si vous relevez du PresbyLASIK multifocal ou de la bascule.
L’emmétrope presbyte, vers le PresbyLASIK. C’est l’indication typique. L’emmétrope a toujours bien vu de loin et découvre, vers 42-45 ans, les lunettes de lecture pour la première fois, souvent avec frustration. Comme il n’a aucun défaut optique préexistant à « recycler », on ne peut pas faire de bascule. On crée la multifocalité directement sur la cornée avec PresbyMAX.
L’hypermétrope presbyte, vers le PresbyLASIK. Chez l’hypermétrope, le PresbyLASIK est souvent vécu comme une délivrance, parce que la presbytie s’ajoute à un problème qui existait déjà. L’hypermétrope utilisait son accommodation pour compenser son défaut, y compris de loin. Quand la réserve d’accommodation diminue, il devient gêné de près vers 40 ans, puis de loin vers 50 ans. Le profil multifocal bombe la cornée : il corrige l’hypermétropie et compense la presbytie dans le même geste. Ce sont souvent parmi mes patients les plus satisfaits.
Le myope presbyte, vers la bascule et non le PresbyLASIK. Le myope est dans une situation particulière, souvent avantageuse. Il faut retenir une idée simple : pour voir de près sans avoir à accommoder, il faut être un peu myope. C’est pour ça qu’un myope presbyte retire ses lunettes pour lire, sa myopie non corrigée lui servant de vision de près intégrée. On exploite cet atout naturel avec la bascule : on corrige toute la myopie sur l’œil dominant, qui voit alors net de loin, et on laisse volontairement un peu de myopie, environ -1,50 dioptrie, sur l’œil dominé, qui garde sa vision de près. C’est un LASIK classique, monofocal, avec simplement une cible différente pour chaque œil.
Pourquoi ne pas faire de multifocalité chez les myopes ? Parce qu’ils s’y adaptent moins bien. La bascule, plus simple, donne de meilleurs résultats. Et on peut la tester en lentilles de contact avant l’opération, pour que vous viviez l’effet en vrai avant de vous engager.
Presbytie et astigmatisme : corrigés dans le même temps
La grande majorité des patients presbytes ont aussi un astigmatisme, même léger. Bonne nouvelle : le laser corrige les deux en une seule fois. Le profil d’ablation PresbyMAX intègre automatiquement la correction de l’astigmatisme à celle de la presbytie, sans étape ni surcoût supplémentaire.
Les critères d’opérabilité
Comme pour tout traitement laser cornéen, l’opérabilité au PresbyLASIK dépend des caractéristiques de votre cornée, évaluées au bilan préopératoire : son épaisseur (pachymétrie, avec un seuil de sécurité usuel autour de 500 microns), sa régularité et sa courbure, l’épaisseur de tissu qui restera après la sculpture (le mur stromal résiduel), ainsi que l’état du cristallin et de la rétine. Le profil multifocal consomme du tissu cornéen comme un LASIK classique. Si votre cornée est un peu juste, je m’oriente vers la TransPKR, qui préserve davantage la structure (voir la section suivante).
Un point spécifique au traitement multifocal : en cas de glaucome avéré, les profils multifocaux sont à éviter, car ils réduisent un peu la qualité optique alors que le champ visuel est déjà fragilisé. Un traitement monofocal peut alors rester envisageable, au cas par cas. Une simple tension oculaire traitée, sans glaucome avéré, n’est en revanche pas un obstacle.
Le bilan préopératoire : tout savoir
L’âge et le début de cataracte
Le PresbyLASIK est réalisable jusqu’à 60, voire 65 ans, tant que les yeux s’y prêtent. L’âge n’est pas une contre-indication en soi. Ce qui compte, c’est notamment la transparence du cristallin. Passé 55-60 ans, si un début de cataracte significatif est détecté, le laser cornéen n’est plus la meilleure option : il vaut mieux envisager une chirurgie du cristallin avec implant, réalisée par des confrères spécialisés, qui traite alors la presbytie en même temps.
PRESBYLASIK OU TRANSPKR
Faut-il un capot ? PresbyLASIK et TransPKR presbyte
Le profil multifocal PresbyMAX peut être appliqué de deux façons, selon la manière d’accéder à la cornée. Le laser excimer et le profil sont exactement les mêmes, seule change la voie d’accès.
Le PresbyLASIK crée un capot cornéen fin au laser femtoseconde, qu’on soulève pour sculpter la couche profonde de la cornée, puis qu’on repose. C’est la voie la plus confortable, avec une récupération très rapide.
La TransPKR presbyte est une technique « tout laser, sans contact » : le laser retire directement la fine couche superficielle de la cornée, l’épithélium, puis sculpte le profil multifocal, sans créer de capot. Elle est moins confortable les premiers jours, avec environ 48 heures de picotements et de larmoiements, et la récupération visuelle prend 7 à 10 jours. En revanche, elle ne fragilise quasiment pas l’architecture de la cornée. Je la préfère quand la cornée est un peu fine ou légèrement irrégulière.
Dans les deux cas, le résultat multifocal à 3 mois est équivalent. Le choix se décide au bilan, selon votre cornée et votre profil.
LE DÉROULEMENT DE L’INTERVENTION
Comment se passe un PresbyLASIK à l’Institut Voltaire
L’intervention se déroule en ambulatoire à l’Institut Voltaire, sur le bloc du vendredi matin. Tout le pratique (la convocation, l’anxiolytique, le retrait des lentilles, l’arrivée, la mise en tenue, le retour) est détaillé sur une page dédiée. Je décris ici l’intervention elle-même, étape par étape.
Le jour du bloc : préparation et déroulement pratique

La salle d’opération de l’Institut Laser Ophtalmologique Voltaire. À gauche, le laser femtoseconde Zeiss Visumax 800, qui réalise la découpe du capot. À droite, le laser excimer Schwind Amaris 750S avec son module PresbyMAX, qui sculpte le profil multifocal. Le lit pivote de l’un à l’autre sans que vous ayez à vous relever. C’est ici que se déroule le PresbyLASIK, en ambulatoire, sous anesthésie par gouttes.
Avant l’intervention. Vous prenez un comprimé anxiolytique environ une heure avant, pour vous détendre. Il n’y a pas de jeûne nécessaire, vous pouvez manger normalement. À votre arrivée, après les formalités administratives et les derniers clichés oculaires de contrôle, vous enfilez une tenue stérile et vous êtes conduit en salle. Vous êtes allongé confortablement. J’instille des gouttes anesthésiantes : toute la chirurgie se fait sous cette anesthésie locale, il n’y a ni piqûre, ni anesthésie générale. Un petit dispositif maintient délicatement la paupière ouverte, pour que vous n’ayez pas à lutter contre le clignement.
Le passage du laser, œil par œil. La séquence est la suivante pour chaque œil :
- Découpe du capot au Visumax 800 (8 à 10 secondes). Vous fixez une lumière verte, une succion douce se met en place pour stabiliser l’œil, et votre vision se voile quelques secondes le temps de la découpe. Vous ressentez une légère pression, beaucoup plus douce qu’avec les anciens lasers, et jamais douloureuse.
- Soulèvement du capot. Le lit pivote pour vous placer sous le laser excimer, puis je soulève délicatement le capot, comme on tourne la page d’un livre. Vous percevez à ce moment de légers tiraillements et des ombres qui passent dans le champ visuel. C’est bref et indolore.
- Sculpture du profil PresbyMAX au Schwind Amaris 750S (une vingtaine de secondes). Le laser applique le profil multifocal calculé spécialement pour votre œil. Vous fixez simplement une lumière pendant ce temps, et vous ne sentez rien. Une odeur particulière peut se dégager, parfois décrite comme une odeur de brûlé : elle vient de l’interaction du laser avec l’air ambiant, pas de la cornée, qui n’est ni chauffée ni brûlée.
- Repositionnement du capot (une trentaine de secondes). Je rince la surface et je repose le capot exactement à sa place. Il adhère aussitôt par succion naturelle, sans aucune suture.
On passe ensuite au second œil, avec la même séquence. Entre l’installation, les explications que je vous donne à chaque étape (je vous décris à l’avance ce que vous allez ressentir) et la musique du bloc, la présence en salle reste courte : une dizaine de minutes pour les deux yeux.
La sécurité pendant toute l’intervention. Deux dispositifs veillent en continu. L’eye-tracking suit votre œil en permanence : même si votre regard bouge légèrement, ce qui arrive naturellement, la correction reste appliquée exactement là où elle doit l’être, comme si l’œil était parfaitement immobile. La reconnaissance irienne, elle, identifie les motifs uniques de votre iris pour confirmer le bon œil et le bon profil. Elle compense aussi automatiquement la cyclotorsion, cette légère rotation de l’œil entre la position assise et la position allongée, un détail particulièrement important quand un astigmatisme est associé.
Juste après. Vous passez en salle de repos le temps que les premières sensations se stabilisent. Je vous remets des lunettes de protection anti-UV et des coques transparentes à porter la nuit les trois premières nuits, et je vous réexplique les consignes des premiers jours avant votre départ. Le retour à domicile se fait accompagné, c’est ce que je recommande, ou seul en taxi ou VTC. Vous ne serez pas en état de conduire dans les heures qui suivent.
LA RÉCUPÉRATION APRÈS UN PRESBYLASIK
Récupération : pourquoi c’est la vision de loin qui gêne au début
Les premières heures. Sensation de sable dans les yeux, sensibilité à la lumière, larmoiement, envie de garder les yeux fermés : c’est normal et transitoire, ça dure quelques heures. En général, on rentre faire une sieste grâce à l’anxiolytique, et au réveil c’est déjà beaucoup mieux. Les lunettes noires fournies suffisent pour le confort à la lumière.
La spécificité du PresbyLASIK, à bien avoir en tête. Contrairement à ce qu’on imagine, dans les premiers jours c’est souvent la vision de près qui est déjà plutôt bonne, et la vision de loin qui gêne. C’est parfaitement normal. Après un traitement multifocal, la vision de loin est celle qui met le plus de temps à se mettre en place, car elle correspond à la partie périphérique de la cornée, dont la courbure se stabilise en quelques semaines. L’équilibre loin/près se rééquilibre progressivement sur environ un mois. Il ne faut surtout pas juger le résultat les premiers jours. C’est ce que je répète à mes patients quand ils s’inquiètent, à deux semaines, d’être encore gênés de loin : c’est attendu, il n’y a rien à faire d’autre que rester serein, ça se corrige tout seul. Et je reste joignable pour vous rassurer pendant toute cette période.
La reprise des activités. Le travail sur écran et la conduite sont possibles dès le lendemain pour la plupart des patients. Le sport sans contact peut reprendre dès le lendemain, les sports avec risque de coup sur l’œil après trois semaines. Pas de piscine, de hammam ni de sauna pendant deux semaines. Je peux prescrire un arrêt de travail au cas par cas si vous le souhaitez.
Un conseil pour le travail sur écran. Pendant les premières semaines, la fatigue visuelle sur écran est fréquente. Une astuce simple qui soulage vraiment : toutes les 20 minutes, faites une micropause de 20 à 30 secondes en levant les yeux vers un point éloigné, à plus de 5 mètres. Ça repose les yeux et réduit nettement la gêne.
Les gouttes. Vous appliquez des gouttes pendant environ un mois, selon un schéma décroissant : un collyre antibiotique et anti-inflammatoire, et des larmes artificielles sans conservateur pour la sécheresse. Le détail vous est remis par écrit et réexpliqué avant votre départ du bloc.
Le premier contrôle. Je vous revois en consultation le lundi après-midi suivant l’intervention. C’est un contrôle court. Je vérifie l’adhérence du capot et l’absence d’inflammation, puis je mesure l’acuité obtenue. D’autres contrôles sont ensuite programmés à un mois, puis selon votre situation.
Les effets transitoires des premières semaines. Plusieurs phénomènes normaux peuvent apparaître. La sécheresse oculaire est quasi systématique, et les larmes artificielles la soulagent. La vision fluctue aussi d’un jour à l’autre, ou au cours de la journée : meilleure le matin, un peu moins nette le soir. Viennent enfin les halos lumineux, qui font l’objet de la section suivante. Tout cela s’équilibre progressivement sur 1 à 3 mois.

Récupération visuelle sur 30 jours (courbe du livret). Après un presbyLASIK (courbe LASIK, en orange), la récupération est rapide : l’essentiel se fait dans les premiers jours. Après une TransPKR presbyte (courbe PKR, en bleu), la remontée est plus progressive, le temps que l’épithélium cicatrise, comptez 7 à 10 jours pour l’autonomie. La gêne, en vert, diminue en parallèle. La courbe fluctue avant de se fixer, et le résultat à 3 mois est équivalent entre les deux techniques.
LES HALOS ET LE COMPROMIS LOIN/PRÈS
Halos lumineux et compromis : ce qu’il faut accepter avant de se lancer
Le compromis. Tout traitement de la presbytie repose sur un compromis. On réduit légèrement la qualité en vision de loin pour récupérer de la vision de près. L’objectif, c’est de supprimer la dépendance aux lunettes dans environ 90 % des gestes du quotidien : lire son téléphone, travailler sur écran, conduire, faire ses courses. Personne ne retrouve la vue de ses 20 ans. Le plus souvent, la petite perte en vision de loin est imperceptible au quotidien. Certains patients gardent tout de même une lunette d’appoint pour des situations précises, la lecture prolongée en faible lumière le soir ou les très petits caractères, mais on peut tout à fait faire sa vie sans. On passe d’une dépendance de tous les instants à une liberté quasi complète.
Les halos lumineux. C’est l’effet le plus typique des traitements multifocaux. Puisque la cornée répartit désormais les rayons sur plusieurs foyers, la nuit, quand la pupille se dilate dans l’obscurité, ces foyers génèrent des images parasites autour des sources lumineuses ponctuelles. Les phares et les lampadaires apparaissent entourés d’un halo ou d’un étirement lumineux. C’est une conséquence directe et attendue de la multifocalité, pas un défaut.
Ces halos sont plus marqués le premier ou les deux premiers mois, avec un pic généralement vers le deuxième mois, puis ils régressent progressivement. Le cerveau apprend à les filtrer, et la plupart des patients ne les remarquent plus au bout de quelques mois. Chez les rares patients qui ne s’y adaptent pas, la réversibilité du traitement, expliquée dans la section suivante, permet de réduire ou d’annuler l’effet multifocal.
UN TRAITEMENT DURABLE ET RÉVERSIBLE
Durable, et réversible en cas d’inconfort
C’est l’un des grands avantages de la plateforme Schwind PresbyMAX, et un point que je tiens à expliquer clairement : le PresbyLASIK est durable et, en cas d’inconfort, il est réversible.
Le capot cornéen créé lors de l’intervention peut être soulevé à nouveau, même des mois ou des années plus tard. On effectue alors un traitement laser « inverse » qui redonne à la cornée sa courbure d’avant, réduisant ou annulant l’effet multifocal. La plateforme Schwind conserve toutes les données du traitement initial : le laser « sait » exactement ce qu’il a fait, et peut calculer précisément le profil nécessaire pour l’ajuster ou l’annuler.
Cette réversion est très rarement réalisée. Elle concerne les patients qui, malgré le temps d’adaptation, ne s’accommodent pas du compromis, parce qu’ils restent trop gênés en vision de loin ou par des halos persistants. Mais c’est un filet de sécurité important : si le compromis ne vous convient pas, on a toujours des options. Nous avons la chance, à l’Institut Voltaire, d’être équipés de ce matériel.
La retouche
On attend au moins 6 mois après l’opération pour laisser la cornée cicatriser et le résultat se stabiliser. Si une retouche s’avère utile, pour ajuster le profil ou renforcer un peu la vision de près ou de loin, elle est généralement simple : on soulève le capot existant et on refait un passage laser. La retouche est incluse la première année. Au-delà, un tarif préférentiel s’applique jusqu’à 5 ans post-chirurgie.
RISQUES ET COMPLICATIONS
PresbyLASIK : les risques expliqués
Le PresbyLASIK est une chirurgie bien codifiée, avec un taux de satisfaction élevé. Comme toute intervention, elle comporte néanmoins des effets secondaires et des complications possibles, rares mais à connaître pour décider en toute conscience.
La mauvaise tolérance au compromis. C’est la vraie particularité du traitement de la presbytie. Le risque principal, c’est de ne pas s’adapter à la multifocalité, avec une gêne de loin ou des halos, plutôt qu’une complication médicale grave. D’où l’importance de bien comprendre et d’accepter le compromis avant de se lancer, et la réassurance qu’apporte la réversibilité.
La sécheresse oculaire. Elle est fréquente les premières semaines, et les larmes artificielles la soulagent. Elle disparaît dans la quasi-totalité des cas. Les nerfs cornéens sectionnés lors de la découpe du capot se régénèrent en moyenne en 6 mois. Une sécheresse durable est exceptionnelle, et je dispose de tout un arsenal pour la prendre en charge dans les rares cas marqués.
Les halos et la vision nocturne. Ils sont fréquents avec les traitements multifocaux, avec un pic vers le deuxième mois, puis ils régressent. Chez la quasi-totalité des patients ils sont transitoires, et réversibles s’ils persistent.
Le résultat imparfait. Une sous-correction, une surcorrection ou une asymétrie de cicatrisation entre les deux yeux sont possibles. Dans ce cas, une retouche est envisageable après stabilisation.
Le déplacement du capot. Risque très rare, limité aux premiers jours, en cas de coup direct ou de frottement appuyé. C’est la raison des consignes de prudence et du port des coques la nuit. Au-delà de 48 heures, le capot ne bouge plus dans le cadre d’une vie normale.
Les complications graves. L’infection est extrêmement rare et se traite par antibiotiques : on ne perd pas un œil avec cette chirurgie. L’ectasie cornéenne est également exceptionnelle. Le PresbyLASIK ne touche ni le nerf optique, ni la rétine, ni les structures internes de l’œil. C’est précisément pour minimiser ces risques que le bilan préopératoire est complet et que je suis sélectif sur les critères d’opérabilité.
DURABILITÉ ET SUIVI
Le résultat dans le temps
Le traitement laser est durable. Les remaniements cornéens peuvent parfois réduire légèrement son efficacité sur plusieurs années, mais cette régression n’est pas systématique : on peut tout à fait garder le même résultat toute sa vie. Et si une légère régression survient, on ne retourne jamais à ce qu’on avait avant l’opération.
Un point important sur le moment de l’intervention : la presbytie est un phénomène évolutif qui ne se stabilise que vers 55-60 ans. À 45 ans, on opère un phénomène qui va encore évoluer. À 55 ans, il est quasi stabilisé. Si vous êtes opéré avant la stabilisation complète, une retouche pourra être envisagée quelques années plus tard pour suivre l’évolution. C’est prévu et normal.
Le suivi postopératoire est inclus, sans limite de consultations. Vous pouvez me recontacter à tout moment par message et venir en consultation autant que nécessaire. La relation que je construis avec chaque patient ne s’arrête pas le jour du bloc.
TARIFS ET PRISE EN CHARGE
Combien coûte un PresbyLASIK à Paris
Tarif PresbyLASIK : 1 800 € par œil, 3 600 € les deux yeux. Le léger surcoût par rapport au LASIK classique correspond au profil multifocal calculé par le laser Schwind PresbyMAX.
Pour les myopes presbytes traités par bascule (LASIK classique avec différentiel, sans profil multifocal), le tarif est celui du LASIK : 3 200 € les deux yeux.
Ce qui est inclus : l’intervention avec les lasers Visumax 800 et Schwind Amaris 750S, les frais de clinique, le suivi postopératoire complet sans limite de consultations, la retouche éventuelle la première année (puis tarif préférentiel jusqu’à 5 ans), et les ordonnances postopératoires.
Consultation préopératoire : au tarif conventionné. Dans les cabinets du 10e et du 19e, pas de dépassement d’honoraires et tiers payant intégral, vous n’avancez rien. À l’Institut Voltaire (11e), vous avancez 50 €, dont 30 € de dépassement d’honoraires, remboursés au minimum 20 € par votre mutuelle.
Le règlement se fait le jour du bloc, avant l’intervention. Le paiement en 4 fois est possible, par chèque ou par prélèvement. La chirurgie réfractive n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, mais de nombreuses mutuelles prennent en charge une partie des frais : je vous remets un devis personnalisé à leur transmettre.
Questions fréquentes
Vos questions sur le PresbyLASIK
Quelle différence entre un PresbyLASIK et un LASIK classique ?
Le geste chirurgical est le même : découpe d’un capot au laser femtoseconde, sculpture au laser excimer, repose du capot. La différence est dans le profil de sculpture. Un LASIK classique donne à la cornée une seule courbure, un profil monofocal, pour corriger la vision de loin. Un PresbyLASIK applique un profil multifocal, calculé par le module PresbyMAX, qui crée plusieurs zones de focalisation sur la cornée pour corriger à la fois la vision de loin et la vision de près.
PresbyLASIK ou bascule : quelle est la différence ?
Ce sont les deux grandes stratégies de correction de la presbytie, et elles ne s’adressent pas aux mêmes patients. La bascule concerne les myopes : c’est un LASIK monofocal où l’on garde volontairement un peu de myopie sur l’œil dominé pour lui conserver sa vision de près. Le PresbyLASIK concerne les emmétropes et les hypermétropes. On crée une multifocalité directement sur la cornée avec PresbyMAX, puisqu’il n’y a pas de myopie à recycler. Le choix découle de votre correction de départ, et on le fait ensemble au bilan.
Le PresbyLASIK est-il douloureux ?
Non. L’œil est anesthésié par des gouttes. Pendant l’intervention, il peut y avoir une gêne ou une sensation de pression passagère, mais pas de douleur. Après, vous ressentez une sensation de sable, un larmoiement et une sensibilité à la lumière pendant quelques heures. Dès le soir ou le lendemain, la plupart des patients reprennent leurs activités.
Pourquoi je vois flou de loin les premiers jours après mon PresbyLASIK ?
C’est normal et attendu. Après un traitement multifocal, la vision de près est souvent bonne rapidement, mais la vision de loin met plus de temps à se mettre en place. L’équilibre loin/près se rééquilibre progressivement sur environ un mois. À deux semaines, être encore un peu gêné de loin n’a rien d’inquiétant : il n’y a rien à faire d’autre que rester serein, ça se corrige tout seul. Il ne faut pas juger le résultat les premiers jours.
Les halos lumineux sont-ils fréquents après un PresbyLASIK ?
Oui, ils sont fréquents et attendus après tout traitement multifocal. Ils apparaissent surtout la nuit, autour des phares et des lampadaires, parce que la cornée répartit désormais les rayons sur plusieurs foyers. Ils sont plus marqués le premier ou les deux premiers mois, avec un pic vers le deuxième mois, puis régressent. Le cerveau apprend à les filtrer. Dans les très rares cas où ils restent gênants, la réversion du traitement est possible sur la plateforme Schwind PresbyMAX.
Le PresbyLASIK est-il réversible ?
Oui, et c’est une particularité de la plateforme Schwind PresbyMAX. Le capot peut être soulevé à nouveau, même des mois ou des années après, pour effectuer un traitement inverse qui redonne à la cornée sa courbure d’avant et réduit ou annule l’effet multifocal. La plateforme conserve toutes les données du traitement initial et calcule précisément le profil nécessaire. Cette réversion est très rare, mais elle existe : si le compromis ne convient pas, on a toujours des options.
C’est quoi, l’œil dominant en chirurgie de la presbytie ? Comment le connaît-on ?
Comme on est droitier ou gaucher, on a un œil dominant et un œil dominé. L’œil dominant est celui que le cerveau privilégie pour la vision de loin et la précision, l’œil dominé tolère mieux un léger flou de loin. On le détermine par un test très simple et rapide lors du bilan préopératoire. C’est cette information qui oriente toute la stratégie du traitement de la presbytie.
Faut-il opérer les deux yeux, ou un seul suffit-il pour la presbytie ?
Cela dépend du profil retenu et de vos besoins. En profil monovision, les deux yeux reçoivent un traitement, l’un monofocal et l’autre multifocal. Dans certaines situations, il peut suffire d’opérer un seul œil pour atteindre l’équilibre recherché. C’est décidé ensemble en consultation, sur la base des examens.
Est-il normal de voir différemment d’un œil à l’autre après un PresbyLASIK ?
Oui, c’est ainsi que la correction fonctionne : chaque œil reçoit un réglage un peu différent, l’un plutôt loin, l’autre plutôt près. Il ne faut surtout pas cacher un œil pour comparer. Vivez normalement avec les deux yeux ouverts, le cerveau fait le tri tout seul et s’adapte en quelques jours à quelques semaines.
Peut-on faire un PresbyLASIK en TransPKR plutôt qu’en LASIK ?
Oui. Le profil multifocal PresbyMAX peut être appliqué sans capot, par TransPKR, une technique de surface sans contact. C’est la voie que je préfère quand la cornée est un peu fine ou légèrement irrégulière. La récupération est plus progressive, 7 à 10 jours, mais le résultat multifocal à 3 mois est équivalent.
Jusqu’à quel âge peut-on faire un PresbyLASIK ?
Jusqu’à 60, voire 65 ans, tant que les yeux s’y prêtent. L’âge n’est pas une contre-indication en soi : ce qui compte, c’est la transparence du cristallin et la santé de la cornée et de la rétine. Passé 55-60 ans, si un début de cataracte significatif est détecté, on s’oriente plutôt vers une chirurgie du cristallin avec implant, qui traite alors la presbytie en même temps.
Quand puis-je reprendre le travail et la conduite après un PresbyLASIK ?
Le travail sur écran et la conduite sont possibles dès le lendemain dans la grande majorité des cas. Un peu de fatigue visuelle en fin de journée est normale les premières semaines. La conduite de nuit peut demander un peu plus de temps, à cause des halos. Un arrêt de travail est possible au cas par cas.
J’ai un glaucome. Puis-je faire un PresbyLASIK ?
En cas de glaucome avéré, les traitements multifocaux sont à éviter, car ils réduisent un peu la qualité optique alors que le champ visuel est déjà fragilisé. Un traitement monofocal peut rester envisageable au cas par cas. Une simple tension oculaire traitée, sans glaucome avéré, n’est pas un obstacle à la chirurgie réfractive. Il faudra simplement poursuivre la surveillance habituelle : tension, champ visuel, OCT.
Faut-il une ordonnance ou un courrier d’un ophtalmologue pour consulter en vue d’un PresbyLASIK ?
Non. Pas besoin de courrier ni d’ordonnance. Vous pouvez prendre rendez-vous directement sur Doctolib ou par téléphone.
Que faire si le résultat de mon PresbyLASIK ne me convient pas ?
Après la période de stabilisation, 6 mois au minimum, si le résultat ne convient pas (gêne persistante de loin, vision de près insuffisante, mauvaise tolérance au compromis), on peut intervenir à nouveau. Les options vont de la simple retouche, pour ajuster le profil, à la réversion complète, qui redonne à la cornée sa courbure d’avant. La réversibilité est l’un des grands atouts de la plateforme Schwind PresbyMAX.
PRENDRE RENDEZ-VOUS
Prêt à vous libérer de vos lunettes de lecture ?
La première étape est simple : une consultation pour faire le point sur vos yeux et sur les options qui s’offrent à vous. Aucun engagement, aucune pression. On fait un bilan complet et on parle franchement du compromis et du profil qui vous conviendrait.
Je consulte sur trois lieux à Paris :
- Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, 5 rue La Vacquerie, 75011 Paris (mercredis après-midi). Métro Voltaire (9), Philippe Auguste (2).
- Cabinet Ophtavie, 37 rue Archereau, 75019 Paris (lundis après-midi). Métro Crimée (7).
- Centre Santé Plus, 12 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris (jeudis après-midi). Métro Strasbourg-Saint-Denis (4, 8, 9).
Le bloc opératoire se fait le vendredi matin à l’Institut Voltaire, parfois le mercredi après-midi.
Prendre rendez-vous sur Doctolib
Téléphone et WhatsApp : 01 84 80 28 04. Ce numéro reçoit aussi les messages WhatsApp, c’est souvent le plus simple pour me joindre. Au téléphone, un menu vous oriente : tapez 1 pour prendre rendez-vous, 2 pour une question sur la chirurgie, 3 pour une urgence après une intervention. Les choix 2 et 3 arrivent directement sur mon téléphone. Par email : nahaisi@laservisionparis.com, ou par la messagerie Doctolib.
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« Je n’opère pas des yeux, j’opère des patients. »
Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue à Paris, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser.
Auteur : Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser, Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, Paris 11e. Mis à jour en août 2026.
Votre chirurgien
Dr Steven Nahaisi
Chirurgien ophtalmologue, exclusivement spécialisé en chirurgie réfractive au laser. Il opère à Institut Laser Ophtalmologique Voltaire et consulte dans trois cabinets parisiens.

