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Dr Steven NahaisiChirurgie réfractive au laser à Paris

Technique

Le LASIK à Paris

Le LASIK est la technique de chirurgie réfractive la plus pratiquée au monde. C’est aussi celle que je propose en première intention à la majorité de mes patients, lorsque les caractéristiques de leur cornée le permettent. La récupération visuelle est rapide. Comptez 24 à 48 heures pour reprendre une activité normale. Le résultat, lui, est durable.

Le LASIK à Paris

Dr Steven Nahaisi

Mis à jour en août 2026 · 27 min de lecture

Je pratique le LASIK exclusivement à l’Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris, sur deux lasers de dernière génération : le laser femtoseconde Zeiss Visumax 800 pour la découpe du capot cornéen, et le laser excimer Schwind Amaris 750S pour la sculpture stromale.

Sur cette page, je vous explique précisément ce qu’est le LASIK, comment se déroule l’intervention, les indications et les limites, la récupération, les risques. Je réponds aussi aux vraies questions que me posent mes patients chaque semaine en consultation.

Sur cette page12 sections
  1. 02QU’EST-CE QUE LE LASIK ?
  2. 03VISUALISER LES ÉTAPES DU LASIK
  3. 04LES DEUX LASERS UTILISÉS
  4. 05POUR QUI LE LASIK EST-IL INDIQUÉ ?
  5. 06QUAND LE LASIK N’EST PAS LA MEILLEURE OPTION
  6. 07LE DÉROULEMENT DE L’INTERVENTION
  7. 08LA RÉCUPÉRATION APRÈS UN LASIK
  8. 09RISQUES ET COMPLICATIONS
  9. 10DURABILITÉ, RETOUCHE ET SUIVI
  10. 11TARIFS ET PRISE EN CHARGE
  11. 12FAQ LASIK
  12. 13PRENDRE RENDEZ-VOUS

QU’EST-CE QUE LE LASIK ?

LASIK : définition et principe de l’intervention

LASIK est l’acronyme de Laser-Assisted In Situ Keratomileusis, littéralement « sculpture cornéenne in situ assistée par laser ». L’idée est simple : pour modifier durablement la vision, on remodèle la forme de la cornée, le tissu transparent à l’avant de l’œil qui assure l’essentiel du pouvoir optique.

Le LASIK combine deux lasers, dans une séquence précise.

1. Le laser femtoseconde Visumax 800 (Zeiss) crée d’abord un volet cornéen ultrafin, le « capot », d’environ 110 microns d’épaisseur. Ce capot reste attaché à la cornée par une charnière latérale, comme une page de livre.

2. Le capot est soulevé pour exposer le stroma, la couche profonde de la cornée. C’est sur le stroma que se fait la correction.

3. Le laser excimer Schwind Amaris 750S sculpte ensuite la surface du stroma selon votre correction, point par point, en quelques secondes.

4. Le capot est repositionné en fin d’intervention. Il adhère immédiatement par succion et cicatrisation naturelle, sans sutures.

Le LASIK est la chirurgie réfractive la plus pratiquée au monde depuis la fin des années 1990. Son recul clinique est considérable et ses résultats sont reproductibles. Les complications restent rares lorsque l’indication est correctement posée. Le développement du laser femtoseconde dans les années 2000, puis du Visumax 800 plus récemment, a rendu la découpe du capot plus précise et plus prévisible. Elle est aussi beaucoup plus confortable pour le patient, sans la forte pression d’aspiration des anciennes générations.

Comprendre le principe du laser cornéen

VISUALISER LES ÉTAPES DU LASIK

Le LASIK étape par étape : simulateur interactif

Plutôt qu’un long texte, j’ai souhaité que vous puissiez voir, étape par étape, ce qui se passe pendant l’intervention. Le simulateur ci-dessous reproduit fidèlement les temps forts du LASIK : la découpe du capot, son soulèvement, la sculpture au laser excimer, le repositionnement, et la cicatrisation.

Simulateur interactif
Comprendre votre intervention
LASIK · les 5 étapes
1 / 6
Cornée normaleDécoupe du capotSoulèvement du capotRemodelage de la cornéeRepose du capotCicatrisation
© Dr Nahaisi Steven, Tous droits réservés
Étape 1 · Avant chirurgie

Cornée normale

Vue en coupe de la chambre antérieure. La cornée est intacte, environ 550 µm d'épaisseur. C'est elle que le laser va remodeler.

Étape 1 : la découpe du capot au laser femtoseconde : 10 secondes

Vous êtes confortablement allongé, l’œil maintenu ouvert par un petit dispositif (anti-clignement). Avant que la découpe ne commence, une lumière verte clignote face à votre œil, je vous demande de la fixer. Vous la voyez se rapprocher et vous pouvez ressentir l’impression d’un contact. Une fois l’appareil en position, une succion douce se met en place pour maintenir l’œil parfaitement en contact avec le laser.

Vous percevez alors une légère pression, beaucoup plus douce qu’avec les anciens lasers et jamais douloureuse. Votre vision se voile ensuite pendant quelques secondes, 7 exactement, le temps que le Visumax 800 réalise la découpe.

Étape 2 : le soulèvement du capot : 15 secondes

Une fois la découpe terminée, le lit opératoire pivote pour vous amener sous le laser excimer. En position, je soulève délicatement le capot. À ce moment, vous percevez de légers tiraillements et des ombres qui passent dans le champ visuel : ce sont les manipulations du capot. C’est une sensation brève et indolore.

Étape 3 : la sculpture au laser excimer : 2,5 secondes par dioptrie

Le Schwind Amaris 750S traite ensuite le stroma exposé. Le temps de traitement est très court, environ 2,5 secondes par dioptrie de myopie traitée. Vous fixez simplement une lumière. Vous ne sentez rien.

Pendant ce temps, vous pouvez percevoir une odeur particulière, parfois décrite comme une odeur de brûlé. Cette odeur correspond à l’interaction du laser avec l’air ambiant : elle n’a aucun rapport avec la cornée, qui n’est ni chauffée, ni brûlée. C’est simplement un phénomène physico-chimique normal du laser.

Étape 4 : le repositionnement du capot : 30 secondes

Une fois la sculpture terminée, je rince la surface puis je repose le capot exactement à sa place initiale. Il adhère immédiatement par succion naturelle, sans aucune suture. Cette étape se fait en quelques dizaines de secondes.

Le temps de passage laser effectif est d’environ une minute par œil. Mais il y a l’installation, les explications que je vous donne à chaque étape, je vous décris à l’avance ce que vous allez ressentir, et la musique du bloc qui m’accompagne (il m’arrive de chantonner pendant l’intervention). Au total, la présence en salle d’opération reste très courte : une dizaine de minutes pour les deux yeux.

Étape 5 : la cicatrisation

Dans les jours qui suivent, l’épithélium se referme le long de la ligne périphérique de découpe (le « side cut »). Cette cicatrisation périphérique prend quelques jours, et c’est elle qui sécurise durablement la position du capot. Au-delà des 48 premières heures, le capot ne risque plus de se déplacer dans le cadre d’une vie normale.

LES DEUX LASERS UTILISÉS

Visumax 800 et Schwind Amaris 750S : pourquoi ces deux machines

L’Institut Voltaire est l’un des rares centres parisiens à disposer du laser Visumax 800 de Zeiss, mis en service en mars 2024. Cette plateforme marque un saut net par rapport aux générations précédentes de lasers femtoseconde.

Le bloc opératoire de l’Institut Voltaire. À gauche, le laser femtoseconde Zeiss Visumax 800 (découpe du capot cornéen) ; à droite, le laser excimer Schwind Amaris 750S (sculpture stromale). Le lit pivotant amène le patient d’un laser à l’autre sans qu’il ait à se relever.

Le laser femtoseconde Zeiss Visumax 800

Le Visumax 800 réalise la découpe du capot cornéen. Il fonctionne par photodisruption : il émet des impulsions ultracourtes (de l’ordre du millionième de milliardième de seconde) qui créent de microscopiques bulles de gaz à l’intérieur du stroma. Ces bulles s’alignent pour dessiner le plan de découpe, sans aucun transfert de chaleur au tissu environnant.

Ses caractéristiques principales :

  • Découpe du capot en 8 à 10 secondes par œil, contre une vingtaine de secondes pour les générations précédentes.
  • Pression d’aspiration très réduite. Vous ne ressentez pas la « forte pression » associée aux anciens lasers femtoseconde.
  • Aucune douleur, aucun transfert de chaleur sur le tissu cornéen environnant.
  • Découpe précise et régulière du capot, sans risque de « black spot », un défaut des anciens lasers femtoseconde où une mauvaise répartition des bulles de gaz pouvait créer de petites zones non découpées au sein du capot, rendant son soulèvement plus difficile. Avec le Visumax 800, ce phénomène a disparu.

Le laser excimer Schwind Amaris 750S

Le Schwind Amaris 750S réalise la sculpture stromale. Il fonctionne par photoablation : sa lumière ultraviolette (193 nm) désorganise les liaisons moléculaires des couches superficielles du stroma, qui sont vaporisées instantanément. La cornée environnante reste froide.

Ses caractéristiques principales :

  • Cadence élevée : environ 2,5 secondes par dioptrie de myopie traitée.
  • Eye-tracking ultrarapide : le laser suit l’œil en permanence, y compris en cas de microsaccades involontaires du regard. Il n’y a donc aucune crainte à avoir sur d’éventuels mouvements pendant la chirurgie. Le laser ne peut pas traiter à un autre endroit que celui prévu initialement.
  • Reconnaissance irienne : avant le traitement, le laser identifie des repères uniques sur votre iris, ce qui permet de compenser automatiquement la cyclotorsion (la légère rotation de l’œil entre la position assise et la position allongée). C’est particulièrement important pour les astigmatismes.
  • Aberrométrie point par point : le laser intègre la cartographie aberrométrique de votre œil, mesurée juste avant l’intervention, et applique un profil de traitement « aberration-free » personnalisé.

Récapitulatif : quel laser pour quelle étape du LASIK

ÉtapeLaser utiliséDurée approximative
Découpe du capot cornéenVisumax 800 (femtoseconde)8 à 10 secondes par œil
Soulèvement du capotManipulation manuelle≈ 15 secondes
Sculpture stromaleSchwind Amaris 750S (excimer)≈ 2,5 secondes par dioptrie
Repositionnement du capotManipulation manuelle≈ 30 secondes

Comprendre l’aberrométrie et le traitement sur mesure

POUR QUI LE LASIK EST-IL INDIQUÉ ?

LASIK : indications et critères d’opérabilité

Le LASIK corrige les principales amétropies, dans des limites définies par la sécurité cornéenne. Les seuils que j’applique à l’Institut Voltaire sont les suivants :

AmétropieLimite supérieure traitable au LASIK
Myopie≈ -10 dioptries (parfois -12)
Hypermétropie≈ +7 à +8 dioptries
Astigmatisme≈ -6 dioptries
PresbytieTraitée via PresbyLASIK → voir la page dédiée

Ces limites sont indicatives. La décision finale dépend des caractéristiques précises de votre cornée et de votre profil, évalués lors du bilan préopératoire.

Les critères cornéens du LASIK

L’opérabilité au LASIK ne se résume pas qu’à l’épaisseur de la cornée. Elle dépend de la combinaison de plusieurs paramètres :

  • L’épaisseur cornéenne totale (pachymétrie). Le seuil de sécurité usuel est d’environ 500 microns.
  • La courbure cornéenne antérieure moyenne et maximale (kératométrie).
  • La courbure cornéenne postérieure, qui permet de dépister un kératocône débutant.
  • L’épaisseur épithéliale et sa répartition cartographique.
  • Le mur stromal postérieur résiduel après ablation.
  • Le pourcentage de tissu ablaté par rapport au volume cornéen total.
  • Vos habitudes oculaires : frottement répété, appui sur les globes pendant le sommeil. Ce sont des facteurs de risque que je prends en compte.

Le mur stromal postérieur résiduel

Le mur stromal postérieur résiduel est l’épaisseur de stroma sain qui reste sous la zone de découpe et d’ablation. Sa valeur conditionne la stabilité biomécanique de la cornée à long terme et le risque d’ectasie postopératoire, l’effet indésirable redouté du LASIK.

Le seuil de sécurité classique est de 250 à 280 microns. Personnellement, je me fixe une limite plus prudente : 300 microns. Cette marge supplémentaire renforce la sécurité à long terme. Quand le mur résiduel calculé serait inférieur à 300 microns, je m’oriente vers la TransPKR, qui ne nécessite pas de capot et préserve donc davantage le stroma.

Je discute systématiquement ces critères lors du bilan, et je détaille le résultat des examens avec vous. C’est ce bilan qui détermine la technique la plus adaptée à votre profil.

Le bilan préopératoire : tout savoir

Réf. : Randleman JB. et al., « Risk assessment for ectasia after corneal refractive surgery », Ophthalmology, 2008. Ambrósio R. Jr. et al., « Integration of Scheimpflug-based corneal tomography and biomechanical assessments for enhancing ectasia detection », J Refract Surg, 2017.

QUAND LE LASIK N’EST PAS LA MEILLEURE OPTION

Les situations où je préfère une autre technique

Le LASIK est ma première intention chez la majorité des patients, mais pas chez tous. Plusieurs situations m’amènent à orienter vers une autre technique.

Cornée trop fine ou profil cornéen à risque

Quand la pachymétrie est insuffisante, ou quand le mur stromal résiduel calculé serait inférieur à ma limite prudente de 300 microns, je m’oriente vers la TransPKR. Sans capot, la TransPKR préserve davantage le stroma et offre une sécurité biomécanique supérieure. Les résultats à 3 mois sont équivalents à ceux du LASIK. Seule la récupération est plus progressive, 7 à 10 jours.

Un profil cornéen présentant des signes précoces de fragilité (kératométrie postérieure suspecte, asymétrie d’épaisseur épithéliale) m’oriente également vers la TransPKR plutôt que vers le LASIK, ou parfois vers l’abstention thérapeutique ou l’ICL.

Tout savoir sur la TransPKR

Profils exposés aux traumatismes oculaires

Chez les patients pratiquant des sports de combat de haut niveau (boxe, MMA, arts martiaux), les forces de l’ordre, ou les militaires, le risque de traumatisme oculaire direct est élevé tout au long de la vie. En boxe, avec des gants, le capot ne pose pas de problème. Pour les arts martiaux à mains nues ou les métiers exposés, je peux proposer le SMILE ou la TransPKR : l’absence de capot offre une tranquillité supplémentaire en cas de choc.

Patients très anxieux à l’idée de la découpe

Certains patients sont particulièrement inquiets à l’idée de la découpe du capot et de ses risques éventuels. Pour eux, la TransPKR, entièrement réalisée par laser de surface, sans contact ni découpe, peut être une option plus rassurante. C’est un élément que j’aborde lors de l’interrogatoire préopératoire. On n’opère pas seulement des yeux, on opère des patients, et leurs craintes comptent autant que la myopie à corriger.

Au-delà des limites du laser

Pour les myopies supérieures à -10 dioptries (parfois -12 selon la cornée), ou en cas de cornée incompatible avec une chirurgie laser cornéenne (kératocône, ectasie débutante), d’autres options existent. L’implant phaque (ICL, implantable collamer lens) est une lentille placée à l’intérieur de l’œil, derrière l’iris, qui corrige les fortes amétropies sans toucher à la cornée. Quand cette option est la mieux adaptée à votre cas, je vous oriente vers un confrère spécialisé.

Et si le laser n’est pas possible ?

LE DÉROULEMENT DE L’INTERVENTION

Comment se passe l’opération LASIK à l’Institut Voltaire

Je détaille ici l’intervention elle-même. Une page séparée est consacrée à tout le pratique : la convocation, l’ordonnance, le comprimé anxiolytique, le retrait des lentilles, l’arrivée à la clinique, la mise en tenue, le retour, le premier contrôle. Je vous y renvoie pour la préparation complète.

Le jour du bloc : préparation et déroulement pratique

Avant l’intervention

Vous prenez un comprimé anxiolytique environ une heure avant l’intervention. Pas de jeûne nécessaire. À votre arrivée, après les formalités administratives et les derniers clichés oculaires, vous êtes installé dans une tenue stérile et conduit en salle de pré-induction.

En salle d’opération, vous êtes allongé confortablement. J’instille les gouttes anesthésiantes. La chirurgie se déroule sous anesthésie locale par gouttes uniquement : pas d’anesthésie générale, pas de piqûre. Un petit dispositif anti-clignement est mis en place pour maintenir l’œil ouvert sans effort de votre part.

Le passage du laser

Pour chaque œil, la séquence est la suivante : découpe du capot au Visumax 800 (8 à 10 secondes), soulèvement du capot, sculpture au Schwind Amaris 750S (quelques secondes), repositionnement du capot. Le laser suit votre œil en permanence grâce à son système d’eye-tracking, même si votre regard fluctue légèrement.

On passe ensuite au second œil. La présence en salle d’opération est très courte : une dizaine de minutes pour les deux yeux. Je vous explique chaque étape au fur et à mesure, et un peu de musique est toujours diffusée pour détendre l’atmosphère.

L’ambiance du bloc à l’Institut Voltaire : la salle pré-opératoire (anesthésie par gouttes et mise en tenue stérile), l’intervention en cours (en musique), et la salle post-opératoire (repos, remise des lunettes, collation).

Reconnaissance irienne et eye-tracking : la sécurité tout au long de l’intervention

Avant chaque intervention, deux mesures sont enregistrées pour chacun de vos yeux : la cartographie aberrométrique complète (le profil exact de la correction à appliquer), et une photographie haute résolution de votre iris dans sa position naturelle, qui inclut la cyclotorsion, cette légère rotation de l’œil entre la position assise et la position allongée. Ces données sont ensuite chargées dans le laser, séparément pour l’œil droit et pour l’œil gauche.

Juste avant chaque passage du laser, le Schwind Amaris 750S effectue un test de reconnaissance irienne : il identifie les motifs uniques de votre iris et confirme qu’il s’apprête à traiter le bon œil, avec le bon profil de correction. Cette vérification croisée empêche toute confusion entre œil droit et œil gauche, ou entre deux patients. De notre côté, on s’assure aussi par les voies classiques d’avoir le bon patient devant nous.

L’intérêt de cette reconnaissance va bien au-delà de la sécurité d’identification : le laser ajuste en temps réel la correction selon la position exacte de votre iris pendant toute l’intervention. Même si vous bougez légèrement les yeux pendant que le laser sculpte la cornée, ce qui arrive naturellement, la correction reste appliquée exactement à l’endroit où elle doit l’être. Le résultat final est aussi précis que si l’œil était resté parfaitement immobile.

Juste après l’intervention

Vous passez ensuite dans la salle de convalescence pour un court repos, le temps que les premières sensations se stabilisent. Je vous remets des lunettes de protection anti-UV et des coques transparentes à porter la nuit pendant les trois premières nuits. Mes secrétaires vous programment le premier rendez-vous de contrôle, et je vous réexplique les consignes des premiers jours avant votre départ.

Le retour à votre domicile peut se faire accompagné, c’est ce que je recommande, ou seul en taxi ou VTC. Vous ne serez pas en mesure de conduire dans les heures qui suivent l’intervention.

LA RÉCUPÉRATION APRÈS UN LASIK

Récupération visuelle et consignes post-LASIK

Les premières heures

Juste après l’intervention, vous voyez à travers un voile, comme un brouillard nuageux. Mais derrière ce voile, vous avez l’impression immédiate de voir plus net. Pour les fortes corrections, l’effet peut être saisissant dès les premières minutes. C’est ce que j’appelle « l’effet WOW ».

Cette gêne s’accompagne de picotements, de larmoiement, de sensibilité à la lumière, et d’une envie de garder les yeux fermés. C’est normal et transitoire. Elle dure 4 à 6 heures. En général, on rentre faire une sieste grâce à l’anxiolytique, et au réveil ça va déjà beaucoup mieux. La vision est souvent bonne dès le soir même.

Les 48 premières heures : les consignes essentielles

  • Interdiction de se frotter ou de toucher les yeux. C’est la consigne la plus importante.
  • Port des coques transparentes la nuit, pendant les trois premières nuits, pour éviter tout mauvais coup.
  • Port des lunettes de soleil anti-UV à l’extérieur pour le confort lumineux.
  • Pas de douche directe sur le visage les premiers jours. Préférez un gant humide autour des yeux.
  • Pas de maquillage des yeux pendant une semaine.
  • Pas de piscine, hammam, sauna pendant deux semaines.

La reprise des activités

La plupart de mes patients reprennent le travail dès le lendemain, même sur écran. C’est un peu fatigant la première journée, mais faisable. La conduite redevient en général possible le lendemain. Le sport sans contact peut reprendre dès le lendemain. Les sports avec risque de coup direct sur l’œil (sports de combat, ballon, etc.) après trois semaines.

Si vous travaillez dans un environnement à risque (poussière, produits chimiques, UV en sérigraphie par exemple), des lunettes de protection larges suffisent généralement à reprendre dès le lendemain. Je peux vous prescrire un arrêt de travail au cas par cas, typiquement du vendredi au mardi ou mercredi suivant.

Les gouttes postopératoires

Vous appliquez des gouttes pendant environ un mois, selon un schéma décroissant :

  • Tobradex (antibiotique + anti-inflammatoire) : 4 gouttes par jour pendant 5 jours, puis 3 gouttes par jour pendant 5 jours, puis 2 gouttes par jour pendant 5 jours.
  • Larmes artificielles sans conservateur (de type Vismed ou Théalose) : 2 à 6 fois par jour pendant un mois, puis selon votre besoin.
  • Dacudose : pour rincer autour ou dans l’œil si besoin. Non obligatoire la plupart du temps.

Pour l’application des gouttes, le geste se fait devant un miroir, en tirant légèrement la paupière inférieure vers le bas. Tirez plutôt sur la joue que directement sur la paupière, et jamais sur la paupière supérieure. Une goutte déposée dans le creux ainsi formé sous l’œil suffit.

Le premier contrôle

Je vous revois en consultation le lundi après-midi suivant l’intervention, dans mon cabinet du 19e arrondissement, rue Archereau. C’est un contrôle court qui permet de vérifier la bonne adhérence du capot, l’absence d’inflammation, et de mesurer l’acuité visuelle obtenue. D’autres contrôles sont ensuite programmés à 1 mois, puis éventuellement à 3 mois ou plus selon votre situation.

Les effets transitoires des premières semaines

Plusieurs phénomènes peuvent apparaître dans les premières semaines. Ils sont normaux et transitoires :

  • Sécheresse oculaire, quasi systématique, soulagée par les larmes artificielles. Sensation de grain de sable, picotements, surtout en fin de journée ou sur écran. Elle se résorbe progressivement sur quelques semaines à quelques mois.
  • Halos lumineux et sensibilité accrue à la lumière en faible luminosité : augmentation transitoire avec un pic vers le 2e mois, puis régression progressive. Vous avez typiquement l’impression de voir les phares de voiture ou les feux de route un peu étalés. La vision nocturne finale est en général meilleure qu’avant l’intervention.
  • Fatigue visuelle sur écran avec maux de tête en fin de journée, qui s’estompe en quelques semaines.

Les premiers jours, une difficulté à accommoder est fréquente : l’œil a un peu de mal à faire la mise au point, je dis souvent qu’on a l’impression d’être un appareil photo numérique pendant quelques jours. Cela peut s’accompagner de maux de tête et d’une impression de pression sur les tempes. C’est typique et ça s’estompe rapidement.

La fluctuation visuelle est très fréquente aussi. La récupération n’est pas parfaitement linéaire : on peut avoir l’impression de voir très bien un jour, un peu moins bien le lendemain, puis encore mieux le surlendemain, avec parfois des différences d’un œil à l’autre. Tout cela s’équilibre sur environ un mois.

Ces éléments font partie des suites normales. Ils ne reflètent pas un défaut du laser : la cornée se stabilise progressivement sur 1 à 3 mois.

Récupération visuelle sur 30 jours : LASIK (courbe orange) et TransPKR (courbe bleue). Après un LASIK, la vision remonte très vite. L’essentiel de la récupération se fait dans les 24 à 48 premières heures, avec quelques fluctuations légères jusqu’à la stabilisation. Après une TransPKR (laser de surface), la remontée est plus progressive, le temps que l’épithélium cicatrise : l’autonomie revient en 7 à 10 jours, puis la vision continue de s’affiner. Dans les deux cas, la courbe n’est pas parfaitement linéaire, la vision fluctue d’un jour à l’autre avant de se fixer, et le résultat final à 3 mois est équivalent. (Courbe extraite du livret explicatif.)

Suites opératoires détaillées : ce qu’il faut savoir

RISQUES ET COMPLICATIONS

LASIK : les risques expliqués

Le LASIK est une chirurgie extrêmement bien codifiée aujourd’hui, avec un taux de satisfaction très élevé. Mais comme pour toute intervention, il existe des effets secondaires et des complications possibles, même si elles restent rares. Il faut les connaître pour décider en toute conscience.

La sécheresse oculaire

C’est l’effet le plus fréquent. La sécheresse est quasi systématique au début, mais transitoire. Elle se résorbe généralement en quelques semaines ou mois avec des larmes artificielles. Les cas de sécheresse persistante sur plusieurs mois sont rares. J’en ai eu quelques-uns en pratique, et ça a toujours fini par se calmer, parfois au bout de 6 mois ou d’un an. La sécheresse oculaire qui persiste durablement est exceptionnelle.

Sur le plan physiologique, la sécheresse post-LASIK s’explique par la section transitoire de fibres nerveuses cornéennes au moment de la découpe du capot. Ces nerfs se régénèrent en moyenne en 6 mois. Il s’agit d’une différence avec la TransPKR, où le capot n’existe pas. Cette différence n’est pas une complication en soi.

Je revois moi-même chaque patient en consultation, autant de fois que nécessaire. Dans les rares cas de sécheresse marquée, j’ai à disposition tout un arsenal thérapeutique : larmes artificielles renforcées, gels lacrymaux le soir, et parfois des comprimés de doxycycline en cas de terrain particulier (dermatologique notamment).

Les halos et la vision nocturne

Halos lumineux, légère baisse de vision nocturne, sensations d’éblouissement peuvent apparaître dans les premières semaines, avec un pic vers le 2e mois. C’est transitoire et ça s’atténue progressivement chez la quasi-totalité des patients. À 6 mois - 1 an, la vision nocturne est en général meilleure qu’avant l’intervention.

Le résultat imparfait et la retouche

Il peut arriver que le résultat ne soit pas parfait ou qu’une partie de la correction manque. Dans ce cas, on propose parfois une retouche, au moins six mois après. Ce n’est pas fréquent, mais ça fait partie des possibilités prévues dès le départ. Les retouches sont simples, soulèvement du capot existant et réajustement au laser excimer, et permettent généralement de récupérer le résultat visé.

La retouche est incluse dans le tarif initial pendant la première année. Au-delà, elle est proposée à tarif préférentiel jusqu’à 5 ans postopératoires.

Le déplacement traumatique du capot

C’est un risque très rare, qui peut survenir en cas de coup direct ou de frottement important sur les yeux dans les jours qui suivent l’intervention. C’est précisément pour cela qu’on insiste sur les consignes de prudence post-opératoires : ne pas se frotter les yeux, port des coques la nuit pendant trois nuits. Au-delà des 48 premières heures, le capot ne peut plus être déplacé par un frottement ou un contact dans le cadre d’une vie normale.

Si un déplacement survenait dans les premiers jours, on retournerait au bloc pour le remettre en place. C’est un geste simple. Cela m’est arrivé quelques fois en pratique, et les rares patients concernés ont parfaitement récupéré. La récupération visuelle est un peu plus lente dans ces cas, mais sans conséquence sur le résultat final.

Un coup violent et mal placé pourrait théoriquement déplacer un capot à distance de l’intervention, parfois même plusieurs mois après. C’est exceptionnel, au point qu’on en fait des publications scientifiques quand ça arrive. Dans tous les cas, ce serait un coup qui aurait le potentiel d’abîmer l’œil même en l’absence de chirurgie préalable.

Et même pour ces cas très rares, la remise en place chirurgicale du capot est possible et permet une récupération sans séquelles dans la plupart des cas.

Les complications graves

Infection, ectasie cornéenne (déformation progressive de la cornée), baisse durable de la qualité visuelle sont des événements exceptionnels. Je n’ai jamais eu à en gérer en pratique. Ces complications surviennent surtout lorsque les critères de sécurité préopératoires n’ont pas été strictement respectés. Comme dans toute chirurgie, le risque zéro n’existe pas. Je fais un bilan complet et je reste très sélectif sur les critères d’opérabilité, précisément pour minimiser ces risques.

Le LASIK ne touche ni le nerf optique, ni la rétine, ni les structures internes de l’œil : il ne rend pas aveugle au sens où on l’entend habituellement. En revanche, comme toute chirurgie, il peut exceptionnellement entraîner une baisse de qualité visuelle, une perte de lignes d’acuité corrigée, une sécheresse importante ou des phénomènes lumineux gênants. Ces situations restent rares, et le bilan préopératoire a pour but de réduire ces risques au maximum.

Risques et transparence : tout ce que vous devez savoir

DURABILITÉ, RETOUCHE ET SUIVI

Le résultat du LASIK dans le temps

Un résultat durable

La correction appliquée par le laser est durable. Sur le plan biologique, le stroma cornéen ne se régénère pas après ablation, et la nouvelle courbure cornéenne se maintient donc dans le temps. Vous ne reviendrez jamais à votre amétropie de départ.

Une légère évolution est théoriquement possible sur 10 à 15 ans, de l’ordre de 0,25 ou 0,50 dioptrie. Elle reste minime, et dans l’éventualité où elle vous gênerait, une retouche laser est possible dans la plupart des cas.

L’évolution naturelle de l’œil reste indépendante

Le LASIK corrige la cornée, mais ne change pas la longueur de l’œil, ni ne modifie le cristallin. L’évolution naturelle de la vision continue normalement à partir du jour de l’intervention. Deux phénomènes peuvent survenir avec l’âge, indépendamment de la chirurgie :

  • La presbytie, qui apparaît vers 40-45 ans chez tout le monde, opéré ou non. Si elle vous gêne, des stratégies existent (PresbyLASIK, bascule, etc.), et j’en discute avec vous le moment venu.
  • La cataracte, qui apparaît typiquement après 60-65 ans. Elle se traite par une chirurgie spécifique du cristallin, indépendante du LASIK. Le fait d’avoir été opéré au laser ne complique pas la chirurgie de la cataracte.

Le suivi postopératoire

Le suivi postopératoire est inclus dans le tarif, sans limite de consultations. Vous pouvez me recontacter à tout moment par message, et venir en consultation autant que nécessaire. Je reste disponible. La relation que je construis avec chaque patient ne s’arrête pas le jour du bloc.

La retouche éventuelle est incluse pendant la première année. Au-delà, jusqu’à 5 ans, elle est proposée à tarif préférentiel.

TARIFS ET PRISE EN CHARGE

Combien coûte une opération LASIK à Paris

Tarif LASIK : 3 200 € les deux yeux (1 600 € par œil). Le tarif est fixe, identique quelle que soit la correction à traiter, qu’il s’agisse de myopie, d’hypermétropie ou d’astigmatisme.

Ce qui est inclus dans le tarif

  • L’intervention elle-même, avec utilisation des lasers Visumax 800 et Schwind Amaris 750S.
  • Les frais de clinique à l’Institut Voltaire.
  • Le suivi postopératoire complet, sans limite de consultations.
  • La retouche éventuelle pendant la première année.
  • Les ordonnances de médicaments postopératoires.

La consultation préopératoire

La consultation préopératoire se fait au tarif conventionné. Les modalités diffèrent selon le lieu de consultation :

  • Cabinets du 10e et du 19e : tiers payant intégral, vous n’avancez rien.
  • Institut Voltaire (11e) : avance de 50 €, dont 30 € de dépassement d’honoraires. Votre mutuelle vous rembourse au minimum 20 €, et souvent la totalité selon votre contrat.

Le règlement

Le règlement se fait le jour du bloc, auprès du secrétariat, avant l’intervention. Moyens de paiement acceptés : CB, chèque, virement ou prélèvement. Le paiement en plusieurs fois est possible en 4 fois, par chèque ou prélèvement.

La mutuelle ne règle pas la clinique directement : c’est vous qui êtes remboursé sur présentation de la facture. Si votre mutuelle prend en charge un montant important, on peut différer un paiement correspondant à cette somme et ne l’encaisser qu’une fois votre remboursement reçu.

Tarifs détaillés, devis et remboursements mutuelles

Questions fréquentes

Vos questions sur l’opération LASIK

Est-ce que le LASIK fait mal ?

Non. L’intervention se fait sous anesthésie par gouttes, elle est indolore. Les premières heures peuvent être gênantes (larmoiement, picotements, sensibilité à la lumière). Une bonne sieste suffit généralement. La vision est bonne dès le soir même, le plus souvent.

Combien de temps dure l’opération LASIK ?

Une dizaine de minutes pour les deux yeux. Ce temps inclut les étapes techniques (découpe du capot, sculpture, repose), les explications orales entre chaque étape, l’installation. Le passage du laser lui-même ne dure que quelques secondes par œil.

Peut-on perdre la vue avec un LASIK ?

Le LASIK ne touche ni le nerf optique, ni la rétine, ni aucune structure interne de l’œil : il ne rend pas aveugle au sens où on l’entend habituellement. Comme toute chirurgie cependant, il peut exceptionnellement entraîner une baisse de qualité visuelle, une perte de lignes d’acuité corrigée, ou des effets visuels gênants qui persistent. Ces situations restent rares, et le bilan préopératoire rigoureux a précisément pour but de les éviter.

Quand puis-je reprendre le travail après un LASIK ?

La plupart des patients reprennent le travail dès le lendemain, même sur écran. C’est un peu fatigant la première journée, mais faisable. Un arrêt de travail est possible au cas par cas, typiquement du vendredi au mardi ou mercredi suivant.

Quand puis-je reprendre les écrans après un LASIK ?

Dès le lendemain pour la plupart des patients. Vous pouvez ressentir un peu de fatigue visuelle en fin de journée pendant les premières semaines. C’est normal et transitoire.

Quand puis-je conduire après un LASIK ?

En général dès le lendemain, selon votre ressenti, une fois la vision stabilisée. Le jour de l’intervention, vous ne pouvez pas conduire. Il faut rentrer accompagné, ou seul en taxi ou VTC.

Quand puis-je reprendre le sport après un LASIK ?

Sport sans contact : dès le lendemain. Sports avec risque de coup direct sur l’œil (sports de combat, sports de ballon) : après trois semaines. Natation et piscine : après deux semaines.

Quand puis-je prendre l’avion après un LASIK ?

L’avion ne pose aucun problème particulier. Vous pouvez voyager dès le lendemain de l’opération si votre activité le nécessite. Pensez simplement à emporter vos larmes artificielles : l’air conditionné en cabine est asséchant.

Quand puis-je me maquiller après un LASIK ?

Pas de maquillage des yeux pendant une semaine, pour éviter tout contact ou particule au contact de la zone opérée. Le maquillage du reste du visage est possible dès le lendemain.

Puis-je aller à la piscine, au hammam ou au sauna après un LASIK ?

Pas avant deux semaines. L’eau chlorée et la vapeur peuvent irriter l’œil pendant la phase de cicatrisation. Au-delà, aucune restriction.

Le capot peut-il bouger après un LASIK ?

Pendant les 24 à 48 premières heures : oui, en cas de frottement ou de coup direct. C’est pourquoi on insiste sur les consignes de prudence et le port des coques la nuit. Au-delà, aucun risque de déplacement par un frottement ou un contact normal. Seul un coup violent et mal placé pourrait théoriquement déplacer le capot à distance, mais c’est exceptionnel.

Quel arrêt de travail prévoir après un LASIK ?

Pas d’arrêt automatique. La reprise est en général possible dès le lendemain. Si vous le souhaitez, je peux prescrire un arrêt de quelques jours au cas par cas, généralement du vendredi (jour du bloc) au mardi ou mercredi suivant.

Faut-il un courrier d’un autre ophtalmologue avant de consulter pour un LASIK ?

Non. Pas besoin de courrier ni d’ordonnance. Vous pouvez prendre rendez-vous directement sur Doctolib ou par téléphone.

Pourquoi le LASIK est-il plus cher dans certains centres que dans d’autres ?

Les écarts de prix s’expliquent essentiellement par la génération de matériel utilisé et par les frais de clinique associés. Le Visumax 800 (Zeiss) est l’un des lasers femtoseconde les plus récents et les plus précis du marché, et son coût d’utilisation par traitement est plus élevé que celui des générations antérieures. À cela s’ajoute la dimension humaine, l’expertise du chirurgien, son approche, le temps qu’il vous consacre. Mon conseil : réfléchissez au tarif une fois le traitement compris et la relation de confiance créée, pas avant.

LASIK ou SMILE : quelle différence ?

Le SMILE est une technique entièrement réalisée au laser femtoseconde (sans laser excimer) : on découpe un petit disque de tissu cornéen (lenticule) à l’intérieur de la cornée, qu’on extrait par une micro-incision de 2-3 mm. Pas de capot. Pour la myopie pure, les résultats sont proches. Pour l’astigmatisme et l’hypermétropie, le SMILE est moins précis ou non adapté. Je préfère le LASIK dans la majorité des cas pour sa précision, son recul clinique et la facilité des retouches éventuelles.

LASIK ou TransPKR : quelle différence ?

Le LASIK utilise un capot ; la TransPKR est un traitement de surface, sans capot, sans contact. Le LASIK offre une récupération plus rapide (24-48 heures contre 7-10 jours pour la TransPKR). La TransPKR, elle, apporte une sécurité biomécanique supérieure et préserve mieux la structure cornéenne. Le résultat à 3 mois est équivalent. Le choix dépend de votre cornée et de votre profil.

La sécheresse oculaire après LASIK est-elle durable ?

Non. Elle est transitoire dans la quasi-totalité des cas et se résorbe en quelques semaines à quelques mois. Les nerfs cornéens se régénèrent en moyenne en 6 mois. Les cas de sécheresse plus longue sont rares et finissent par se calmer, parfois au bout de 6 mois à un an.

Le LASIK est-il un résultat à vie ?

La correction est durable. Sur le plan biologique, la cornée garde la nouvelle forme que le laser lui a donnée. Une légère évolution est possible sur 10-15 ans (0,25 à 0,50 dioptrie), mais elle reste minime. L’évolution naturelle de l’œil avec l’âge, presbytie après 40-45 ans et cataracte après 60-65 ans, survient indépendamment de la chirurgie.

Puis-je faire un LASIK pendant ma grossesse ou mon allaitement ?

Je n’opère pas pendant la grossesse, par précaution : les fluctuations hormonales peuvent modifier temporairement la réfraction. L’allaitement, lui, ne pose pas de problème. Et vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir eu tous vos enfants : on peut opérer avant une grossesse ou entre deux.

À partir de quel âge peut-on faire un LASIK ?

À partir de 18 ans, à condition que la correction soit stabilisée. La plupart des corrections se stabilisent entre 18 et 24 ans. Pas de limite supérieure d’âge. Si la cornée le permet, le LASIK reste réalisable à 50, 60 ou 65 ans. À ces âges, la presbytie est à intégrer dans la stratégie opératoire.

PRENDRE RENDEZ-VOUS

Prêt à envisager un LASIK ?

La première étape est simple : une consultation pour faire le point sur vos yeux, votre correction et les options qui s’offrent à vous. Pas d’engagement, pas de pression. Un bilan complet et une discussion franche.

Je consulte sur trois lieux à Paris :

  • Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, 5 rue La Vacquerie, 75011 Paris (mercredis après-midi). Métro Voltaire (9), Philippe Auguste (2).
  • Cabinet Ophtavie, 37 rue Archereau, 75019 Paris (lundis après-midi). Métro Crimée (7).
  • Centre Santé Plus, 12 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris (jeudis après-midi). Métro Strasbourg-Saint-Denis (4, 8, 9).

Le bloc opératoire LASIK se fait le vendredi matin à l’Institut Voltaire, parfois le mercredi après-midi.

Prendre rendez-vous sur Doctolib

Téléphone et WhatsApp : 01 84 80 28 04 · Email : nahaisi@laservisionparis.com · Messagerie Doctolib

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« Je n’opère pas des yeux, j’opère des patients. »

Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue à Paris, spécialiste LASIK et chirurgie réfractive.

Auteur : Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser, Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, Paris 11e. Mis à jour en août 2026.


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Dr Steven Nahaisi

Chirurgien ophtalmologue, exclusivement spécialisé en chirurgie réfractive au laser. Il opère à Institut Laser Ophtalmologique Voltaire et consulte dans trois cabinets parisiens.

Dr Steven Nahaisi, Chirurgien ophtalmologue
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