Technique
La TransPKR, la chirurgie de surface
La TransPKR est une opération qui corrige durablement la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme en remodelant la surface de la cornée au laser. C’est la technique de chirurgie réfractive la moins invasive. Il n’y a ni découpe ni capot, et rien ne vient au contact de l’œil. Le laser agit directement sur la surface cornéenne, en une seule séquence.

Dr Steven Nahaisi
Mis à jour en août 2026 · 31 min de lecture
Je la propose lorsque le LASIK n’est pas la meilleure option pour votre cornée, typiquement quand elle est trop fine, ou lorsque vous êtes plus à l’aise avec une intervention sans découpe. La récupération visuelle est progressive. Comptez 7 à 10 jours pour retrouver votre autonomie au quotidien, et 1 à 3 mois pour que le résultat se stabilise.
La TransPKR se réalise au laser excimer Schwind Amaris 750S, machine de référence en chirurgie réfractive de surface, à l’Institut Laser Ophtalmologique Voltaire (Paris 11e). Une seule machine est utilisée. La TransPKR ne nécessite pas de laser femtoseconde, puisqu’il n’y a pas de capot à créer.
Sur cette page, j’explique ce qu’est la TransPKR, son histoire, le déroulement de l’intervention, les indications et les limites, la récupération et les risques. Je réponds aussi aux vraies questions que me posent mes patients chaque semaine en consultation.
Sur cette page12 sections
- 02QU’EST-CE QUE LA TRANSPKR ?
- 03LES ÉTAPES DE LA TRANSPKR
- 04LE LASER UTILISÉ
- 05POUR QUI LA TRANSPKR EST-ELLE INDIQUÉE ?
- 06QUAND LA TRANSPKR N’EST PAS LA MEILLEURE OPTION
- 07LE DÉROULEMENT DE L’INTERVENTION
- 08LA RÉCUPÉRATION APRÈS UNE TRANSPKR
- 09RISQUES ET COMPLICATIONS
- 10DURABILITÉ, RETOUCHE ET SUIVI
- 11TARIFS ET PRISE EN CHARGE
- 12FAQ TRANSPKR
- 13PRENDRE RENDEZ-VOUS
QU’EST-CE QUE LA TRANSPKR ?
TransPKR : définition et principe de l’intervention
PKR est l’acronyme de Photo-Kératectomie Réfractive. Comme son nom l’indique, il s’agit de sculpter la cornée par photoablation dans un but réfractif, c’est-à-dire corriger les défauts visuels. La TransPKR (pour « TransEpithelial PhotoRefractive Keratectomy ») en est la version moderne, entièrement réalisée au laser et sans contact avec l’œil.
C’est une technique éprouvée. La procédure SmartSurfACE de Schwind, que j’utilise à l’Institut Voltaire, est sur le marché depuis 2009 et a bénéficié de la technologie SmartPulse depuis 2015 ; elle compte à elle seule plus de 900 000 interventions réalisées dans le monde.
Le principe de toute chirurgie réfractive au laser est de remodeler la forme de la cornée, le tissu transparent à l’avant de l’œil qui assure l’essentiel du pouvoir optique. Ce qui distingue les techniques entre elles, c’est la voie d’accès à la couche profonde de la cornée, le stroma.
La cornée comporte trois couches principales. À sa surface, l’épithélium, la « peau » de la cornée, est une fine membrane qui se régénère naturellement après ablation. En profondeur, le stroma porte l’essentiel du pouvoir optique ; il ne se régénère pas après ablation, et c’est pour cette raison que la nouvelle courbure cornéenne se maintient durablement dans le temps. La couche la plus interne, l’endothélium, n’est pas concernée par la chirurgie réfractive.
Pour remodeler le stroma, plusieurs voies existent. Le LASIK crée un volet cornéen (le capot) que l’on soulève pour accéder au stroma (en savoir plus sur le LASIK). Le SMILE extrait un fin lenticule de tissu à l’intérieur de la cornée par une micro-incision (en savoir plus sur le SMILE). La TransPKR, elle, traverse simplement l’épithélium au laser puis sculpte le stroma sous-jacent, dans une seule séquence continue, sans découpe et sans contact.
La séquence TransPKR, en une étape continue
L’épithélium est d’abord vaporisé au laser excimer sur la zone de traitement. Cette ablation de la « peau » cornéenne dure quelques secondes, sans aucun contact, et elle est indolore.
Le stroma est sculpté immédiatement après, dans le même temps, par le même laser. Le profil de correction est appliqué point par point selon une cartographie aberrométrique personnalisée (en savoir plus sur le traitement personnalisé).
Une lentille pansement est posée en fin d’intervention à la surface de l’œil. Elle protège la zone exposée pendant la cicatrisation de l’épithélium et soulage les sensations des 48 premières heures.
L’épithélium se referme en 24 à 48 heures, puis se restratifie complètement en 4 à 6 semaines. C’est cette cicatrisation épithéliale, naturelle et progressive, qui explique le temps de récupération visuelle. Elle n’a aucun impact sur la qualité du résultat final.
L’histoire de la PKR : du grattage manuel au laser transépithélial
La PKR est la première chirurgie réfractive jamais réalisée au laser. Dès le début des années 1980, on découvre que la lumière ultraviolette de l’excimer peut retirer du tissu cornéen avec une précision micrométrique, sans altérer la cornée ni la cicatrisation. Les premières interventions sur l’œil humain suivent dans la seconde moitié des années 1980, quelques années avant l’apparition du LASIK.
Le principe de base n’a pas changé depuis : le laser sculpte le stroma pour lui donner une nouvelle courbure. Ce qui a évolué, c’est la façon de retirer l’épithélium pour accéder au stroma. Les machines aussi ont gagné en précision et en sécurité.
Les premières PKR retiraient l’épithélium mécaniquement, par grattage à la spatule ou à la brosse rotative. Une génération suivante a utilisé l’application d’une solution alcoolisée diluée pour décoller la couche épithéliale avant le passage du laser. Ces approches fonctionnaient, mais elles allongeaient l’intervention, et la cicatrisation qui suivait en était plus douloureuse. Elles sont encore pratiquées aujourd’hui dans de nombreux centres laser en France, non équipés de la technologie TransPKR récente.
La TransPKR d’aujourd’hui supprime cette étape manuelle. Le laser réalise lui-même l’ablation de l’épithélium puis la sculpture du stroma, dans le même temps opératoire et sans aucun contact. C’est le « no-touch » transépithélial : une seule séquence, un seul laser. C’est cette technique que je pratique à l’Institut Voltaire. Les retours d’expérience sur les anciennes PKR par grattage ou par alcool, plus inconfortables, ne s’y appliquent plus.
Réf. : Trokel SL. et al., « Excimer laser surgery of the cornea », Am J Ophthalmol, 1983 (fondateur de la photoablation cornéenne). Adib-Moghaddam S. et al., « Single-step transepithelial photorefractive keratectomy in myopia and astigmatism », J Cataract Refract Surg, 2016.
LES ÉTAPES DE LA TRANSPKR
La TransPKR étape par étape
Pour visualiser concrètement ce qui se passe pendant l’intervention, j’ai conçu un simulateur interactif de la TransPKR. Il déroule les cinq temps de la chirurgie sur une coupe de cornée : l’œil normal, l’ablation de l’épithélium, le stroma exposé, le remodelage au laser, puis la cicatrisation. Vous avancez à votre rythme, étape par étape.
Cornée normale
Vue en coupe de la chambre antérieure. La cornée est recouverte de son épithélium, la fine couche superficielle visible juste sous la surface. En TransPKR, tout le traitement se fait en surface, sans découpe de capot.
La TransPKR est une intervention simple et rapide : tout se fait en une seule séquence continue, sous le même laser, sans changement de position du lit opératoire entre les étapes ni changement de machine.
Étape 1 : installation et anesthésie
Le patient est allongé confortablement sous le laser. L’anesthésie se fait par gouttes uniquement, sans anesthésie générale et sans piqûre. Un dispositif anti-clignement maintient l’œil ouvert sans effort. L’œil ne peut pas se fermer pendant la chirurgie. C’est une crainte fréquente, mais infondée.
Étape 2 : l’ablation de l’épithélium au laser excimer : environ 20 secondes
Le Schwind Amaris 750S vaporise d’abord la fine couche d’épithélium sur la zone de traitement. Le patient fixe une lumière et perçoit parfois une odeur particulière, décrite comme une odeur de brûlé. Cette odeur correspond à l’interaction du laser avec l’air ambiant : elle n’a aucun rapport avec la cornée, qui n’est ni chauffée, ni brûlée. C’est un phénomène physico-chimique normal du laser.
L’épithélium mesure environ 50 microns en moyenne, mais son épaisseur varie d’un individu à l’autre. La plateforme Schwind, couplée à notre système d’OCT cornéen, adapte la sculpture épithéliale à l’épaisseur réelle de chaque patient. D’autres plateformes appliquent une ablation épithéliale standard d’environ 50 microns, identique pour tout le monde, quel que soit le profil.
Étape 3 : la sculpture du stroma : 2,5 secondes par dioptrie
Le même laser enchaîne immédiatement avec la sculpture stromale. Le temps de traitement est très court, environ 2,5 secondes par dioptrie traitée. Le patient fixe simplement la lumière et ne ressent rien.
Le laser intègre la cartographie aberrométrique complète de l’œil, mesurée juste avant l’intervention, et applique le profil de correction point par point. L’eye-tracking ultrarapide suit l’œil en permanence : même en cas de petits mouvements involontaires, le traitement reste appliqué exactement à l’endroit prévu.
Étape 4 : l’application de mitomycine C : environ 30 secondes
Une application de mitomycine C est réalisée systématiquement à la surface du stroma, pendant une trentaine de secondes, puis rincée. Ce produit module la cicatrisation et prévient le haze, cette opacité légère qui pouvait survenir après les anciennes PKR, surtout sur les fortes corrections. C’est l’une des avancées qui ont rendu la chirurgie de surface aussi fiable qu’aujourd’hui.
Étape 5 : la pose de la lentille pansement : environ 10 secondes
La surface oculaire est rincée au sérum froid, puis une lentille pansement souple est posée à la surface de l’œil. Comme une lentille de contact, elle protège l’épithélium en cours de cicatrisation et atténue les sensations douloureuses des 48 premières heures.
La lentille pansement reste en place jusqu’à la fermeture de l’épithélium, entre le 3e et le 5e jour. Elle est retirée au premier contrôle postopératoire.
La présence en salle d’opération est très courte, une dizaine de minutes pour les deux yeux. Chaque étape est expliquée au fur et à mesure, et un peu de musique est toujours diffusée pour détendre l’atmosphère.
Récapitulatif des étapes et de leurs durées
| Étape | Outil | Durée approximative |
|---|---|---|
| Ablation de l’épithélium | Schwind Amaris 750S (excimer), sur mesure | ≈ 20 secondes par œil |
| Sculpture du stroma | Schwind Amaris 750S (excimer), sur mesure | ≈ 2,5 secondes par dioptrie |
| Application de mitomycine C (systématique) | Application de surface | ≈ 30 secondes |
| Rinçage et pose de la lentille pansement | Geste manuel | ≈ 10 secondes |
LE LASER UTILISÉ
Schwind Amaris 750S : un seul laser, sans contact
La TransPKR n’utilise qu’une seule machine : le laser excimer Schwind Amaris 750S, qui réalise à la fois l’ablation de l’épithélium et la sculpture du stroma. Aucun laser femtoseconde n’est nécessaire, puisqu’il n’y a pas de capot à découper.
Le bloc opératoire de l’Institut Voltaire. Pour la TransPKR, c’est le laser excimer Schwind Amaris 750S (à droite sur la photo) qui réalise à lui seul toute l’intervention : ablation de l’épithélium puis sculpture du stroma, sans capot et sans contact. Le laser femtoseconde Zeiss Visumax 800 (à gauche), utilisé pour la découpe du capot en LASIK, n’intervient pas ici.
SmartSurfACE : la TransPKR de Schwind
Sur la plateforme Schwind, la TransPKR porte le nom de SmartSurfACE. C’est la procédure de surface propriétaire de Schwind : le laser Amaris retire l’épithélium et corrige la vision en une seule étape, sans succion, sans capot, sans lame et sans alcool. D’où le terme « no-touch ».
SmartSurfACE associe l’ablation transépithéliale à la technologie SmartPulse, qui répartit les impacts du laser de façon à laisser un lit cornéen plus lisse. Une surface plus régulière donne une cicatrisation de meilleure qualité et une récupération visuelle plus nette. C’est cette combinaison que j’utilise à l’Institut Voltaire.
Le fonctionnement du laser excimer
Le Schwind Amaris 750S fonctionne par photoablation : sa lumière ultraviolette (193 nm) désorganise les liaisons moléculaires des couches superficielles de la cornée, qui sont vaporisées instantanément. La cornée environnante reste froide.
Ses caractéristiques principales en TransPKR :
- Cadence élevée : une fréquence de pulsation de 750 Hz, soit environ 2,5 secondes par dioptrie traitée.
- Eye-tracking 6D ultrarapide : le tracker prend 1050 mesures par seconde et compense les mouvements de l’œil sur six dimensions, y compris les microsaccades involontaires du regard. Le laser ne peut pas traiter à un autre endroit que celui prévu. Aucune crainte à avoir sur d’éventuels mouvements pendant la chirurgie.
- Reconnaissance irienne : le laser identifie des repères uniques sur l’iris et compense automatiquement la cyclotorsion (la légère rotation de l’œil entre la position assise et la position allongée). C’est particulièrement important pour les astigmatismes.
- Aberrométrie point par point : le laser intègre la cartographie aberrométrique de l’œil, mesurée juste avant l’intervention, et applique un profil de traitement personnalisé. C’est le point fort de la plateforme Schwind.
- Zones optiques larges : la chirurgie de surface est plus économe en tissu cornéen, et surtout préserve davantage le mur stromal résiduel. Cette économie permet d’utiliser des zones optiques plus grandes, ce qui est utile chez les patients à grande pupille.
- Double niveau d’énergie (AFLA) : environ 80 % de l’ablation est réalisée à haute fluence pour la rapidité, les 20 % restants à fluence plus basse pour le travail de finition, ce qui lisse la surface cornéenne.
- Contrôle thermique (ITEC) : la répartition des impacts est gérée pour maintenir une température de surface sûre, sans échauffer le tissu cornéen environnant.
Récapitulatif : quel rôle pour le laser
| Fonction | Comment | Résultat |
|---|---|---|
| Ablation épithéliale | Photoablation transépithéliale sur mesure | Accès au stroma sans contact |
| Sculpture réfractive | Profil aberrométrique sur mesure | Nouvelle courbure cornéenne durable |
| Sécurité peropératoire | Eye-tracking + reconnaissance irienne | Précision maintenue malgré les mouvements |
Comprendre l’aberrométrie et le traitement sur mesure
POUR QUI LA TRANSPKR EST-ELLE INDIQUÉE ?
TransPKR : indications et critères d’opérabilité
La TransPKR corrige les principales amétropies, dans des limites définies à la fois par la sécurité cornéenne et par la durée de cicatrisation de l’épithélium. Les seuils appliqués à l’Institut Voltaire :
| Amétropie | Limite supérieure traitable en TransPKR |
|---|---|
| Myopie | ≈ -10 dioptries |
| Hypermétropie | ≈ +6 dioptries |
| Astigmatisme | ≈ -4 dioptries |
| Presbytie | Stratégie spécifique, voir page PresbyLASIK |
Ces limites sont indicatives. La décision finale dépend des caractéristiques précises de votre cornée et de votre profil, évalués lors du bilan préopératoire.
Les situations où je privilégie la TransPKR
Cornée fine. C’est l’indication la plus fréquente. Pour opérer en toute sécurité, il faut qu’il reste, sous la zone traitée, une épaisseur suffisante de cornée saine. Quand la cornée est trop fine pour le permettre, la TransPKR devient le meilleur choix : comme elle ne crée pas de capot, elle préserve davantage d’épaisseur. La cornée reste plus solide, et le risque de déformation à long terme (ectasie) est très réduit.
Profil cornéen un peu fragile. Certaines cornées présentent des signes discrets de fragilité, sans contre-indication formelle au laser. Par prudence, je m’oriente alors vers la TransPKR. Je discute systématiquement ces cas limites avec mes deux collègues à l’Institut Voltaire, les Dr Rambaud et Nicolau, dans le cadre de nos discussions collégiales hebdomadaires.
Risque de traumatisme oculaire. Chez les patients pratiquant des sports de combat (boxe, MMA, arts martiaux), les forces de l’ordre ou les militaires, le risque de coup direct sur l’œil est élevé tout au long de la vie. En boxe, avec des gants, le capot d’un LASIK ne pose pas de problème, mais pour qui préfère éviter cette variable, la TransPKR est particulièrement adaptée : sans capot, il n’existe aucun risque ultérieur de déplacement traumatique. Le SMILE, qui ne crée pas non plus de capot, peut également convenir à ces profils selon la correction.
Appréhension de la découpe. Certains patients sont particulièrement inquiets à l’idée qu’on crée un capot, ou simplement qu’on touche leur œil pendant l’opération. Pour eux, la TransPKR, laser de surface sans contact ni découpe, est souvent plus rassurante. Je le dis souvent : c’est la technique la plus adaptée aux profils anxieux. C’est un élément que j’aborde lors de l’interrogatoire préopératoire, parce qu’on n’opère pas seulement des yeux, on opère des patients. Leurs craintes comptent autant que la correction à traiter.
Certaines retouches sur cornées atypiques. La retouche au laser de surface a une place dans des situations particulières : cornées atypiques, traitements topo-guidés sur cornée déformée pour corriger des aberrations optiques de haut degré, ou correction d’anciennes découpes réalisées au microkératome (technique de capot antérieure aux lasers femtoseconde). Ce sont des indications spécifiques, évaluées au cas par cas.
Les critères cornéens du bilan préopératoire
L’opérabilité ne se résume pas à l’épaisseur de la cornée. Elle dépend de plusieurs paramètres analysés lors du bilan :
- L’épaisseur cornéenne totale (pachymétrie).
- La courbure cornéenne antérieure moyenne et maximale (kératométrie).
- La courbure cornéenne postérieure, qui permet de dépister un kératocône débutant.
- L’épaisseur épithéliale et sa répartition cartographique.
- Le mur stromal résiduel calculé après ablation.
- Les habitudes oculaires : frottement répété, appui sur les globes pendant le sommeil. Ce sont des facteurs de risque à prendre en compte.
Le bilan préopératoire détermine la technique la plus adaptée. Je discute systématiquement ces critères avec vous et je détaille le résultat des examens.
Le bilan préopératoire : tout savoir
Réf. : Randleman JB. et al., « Risk assessment for ectasia after corneal refractive surgery », Ophthalmology, 2008. Ambrósio R. Jr. et al., « Integration of Scheimpflug-based corneal tomography and biomechanical assessments », J Refract Surg, 2017.
QUAND LA TRANSPKR N’EST PAS LA MEILLEURE OPTION
Les situations où je préfère une autre technique
La TransPKR a deux limites : le temps de récupération visuelle et la cicatrisation de surface. Dans certaines situations, une autre technique est préférable.
Besoin d’une récupération rapide. Si vous ne pouvez pas vous permettre une semaine d’autonomie visuelle réduite, et que les caractéristiques de votre cornée le permettent, une technique à récupération plus rapide sera préférable.
Cornée épaisse et régulière sans profil à risque. Lorsque les paramètres cornéens autorisent largement une autre technique, la TransPKR n’apporte pas d’avantage déterminant et impose une récupération plus longue.
Au-delà des limites du laser. Pour les myopies supérieures à -10 dioptries, ou en cas de cornée incompatible avec une chirurgie laser (kératocône, ectasie débutante), d’autres options existent. L’implant phaque (ICL, implantable collamer lens) est une lentille placée à l’intérieur de l’œil, derrière l’iris, qui corrige les fortes amétropies sans toucher à la cornée. Quand cette option est la mieux adaptée à votre cas, je vous oriente vers un confrère spécialisé.
LE DÉROULEMENT DE L’INTERVENTION
Comment se passe l’opération TransPKR à l’Institut Voltaire
Je détaille ici l’intervention elle-même. Une page séparée est consacrée au pratique : convocation, ordonnance, comprimé anxiolytique, retrait des lentilles, arrivée à la clinique, mise en tenue, retour, premier contrôle.
Le jour du bloc : préparation et déroulement pratique
Avant l’intervention
Un comprimé anxiolytique est pris environ une heure avant l’intervention. Pas de jeûne nécessaire. À l’arrivée, après les formalités et les derniers clichés oculaires, le patient est installé en tenue stérile et conduit en salle de pré-induction.
En salle d’opération, le patient est allongé sous le laser. L’anesthésie se fait par gouttes uniquement, sans anesthésie générale et sans piqûre. Un dispositif anti-clignement maintient l’œil ouvert sans effort.
Le passage du laser
Pour chaque œil, la séquence est continue : ablation de l’épithélium puis sculpture du stroma, le tout en une trentaine de secondes par œil, un peu plus selon la correction. Le patient fixe une lumière et le laser fait le reste, sans aucun contact ni pression, et sans qu’aucun instrument ne soit visible.
On enchaîne avec le second œil. La présence en salle d’opération est très courte : une dizaine de minutes pour les deux yeux. Chaque étape est expliquée au fur et à mesure, dans une atmosphère détendue, en musique.



L’ambiance du bloc à l’Institut Voltaire : la salle pré-opératoire (anesthésie par gouttes et mise en tenue stérile), l’intervention en cours (en musique), et la salle post-opératoire (repos, remise des lunettes de protection).
Reconnaissance irienne et eye-tracking : la sécurité tout au long de l’intervention
Avant chaque intervention, deux mesures sont enregistrées pour chacun des yeux : la cartographie aberrométrique complète (le profil exact de la correction), et une photographie haute résolution de l’iris dans sa position naturelle, qui inclut la cyclotorsion. Ces données sont chargées dans le laser, séparément pour l’œil droit et l’œil gauche.
Juste avant chaque passage, le Schwind Amaris 750S effectue un test de reconnaissance irienne : il identifie les motifs uniques de l’iris et confirme qu’il s’apprête à traiter le bon œil, avec le bon profil. Cette vérification croisée empêche toute confusion entre œil droit et œil gauche.
L’intérêt va au-delà de l’identification : le laser ajuste en temps réel la correction selon la position exacte de l’iris pendant toute l’intervention. Même en cas de léger mouvement des yeux pendant la sculpture, la correction reste appliquée exactement où elle doit l’être. Le résultat est aussi précis que si l’œil était resté parfaitement immobile.
La lentille pansement
À la fin du traitement de chaque œil, la surface oculaire est rincée au sérum froid, puis une lentille pansement souple est posée. Elle protège la zone d’épithélium en cicatrisation et accélère la fermeture de la surface. Elle atténue aussi les sensations douloureuses des 48 premières heures.
Juste après l’intervention
La vision est relativement bonne dans les heures qui suivent une TransPKR, mais il peut être difficile de garder les yeux ouverts à cause de la gêne. La vision commence à se brouiller dans la soirée, à mesure que la cicatrisation épithéliale débute, puis remonte progressivement de jour en jour.
Après un court repos en salle de convalescence, des lunettes de protection anti-UV sont remises pour la sortie. Le premier rendez-vous de contrôle est programmé, et les consignes des premiers jours sont réexpliquées avant le départ.
Pour la TransPKR, je recommande de rentrer accompagné : les premières heures sont parfois inconfortables (sensibilité à la lumière, larmoiement, sensation de corps étranger). À défaut d’accompagnant, le retour en taxi ou VTC est tout à fait possible. La conduite n’est pas possible dans les heures qui suivent l’intervention.
LA RÉCUPÉRATION APRÈS UNE TRANSPKR
Récupération visuelle et consignes post-TransPKR
La récupération après une TransPKR est progressive et suit une séquence assez bien définie, décrite ci-dessous pour donner des repères réalistes.
Les 48 à 72 premières heures
Cette période correspond à la cicatrisation initiale de l’épithélium. La lentille pansement protège la zone, mais les sensations restent présentes : sensation de corps étranger, larmoiement, sensibilité à la lumière, parfois de réelles douleurs surtout les deux premières journées. La plupart des patients décrivent une gêne modérée à marquée, gérée par des antalgiques, du repos les yeux fermés, et l’instillation régulière de larmes artificielles.
Je prescris systématiquement de quoi traverser cette période. Les sensations varient d’un individu à l’autre, de quelques picotements à une gêne plus nette, sans qu’on puisse toujours le prédire. C’est le seul moment réellement inconfortable du parcours.
À partir du 3e jour
Les douleurs ou gênes intenses ont disparu. Les patients arrivent à se déplacer : c’est le moment choisi pour réaliser le premier contrôle postopératoire et retirer la lentille pansement.
La vision est encore floue à ce stade, autour de 2 à 3/10e habituellement. C’est insuffisant pour conduire ou reprendre le travail, mais suffisant pour se déplacer, sortir et vivre au ralenti.
La fin de la première semaine
Vers le 5e-7e jour, l’épithélium est refermé et les sensations désagréables se sont nettement estompées. La vision s’éclaircit, sans être encore au résultat final : comptez environ 70 % de votre acuité à ce stade. C’est un flou plutôt « cotonneux », différent du flou habituel des myopes, lié à la cicatrisation épithéliale en cours.
De la deuxième à la sixième semaine
La vision continue de s’améliorer, avec souvent des fluctuations d’un jour à l’autre ou d’un œil à l’autre. C’est la « phase fluctuante » : l’épithélium se réorganise sur le stroma sculpté et la cornée trouve son équilibre optique.
À 1 mois, la plupart des patients ont récupéré une vision proche du résultat final. Les fortes corrections peuvent demander davantage, parfois 6 semaines à 3 mois pour se stabiliser complètement.
Le résultat final
Il s’évalue entre 1 et 3 mois postopératoires. La très grande majorité des patients obtiennent une vision de loin sans correction qui leur permet de vivre leur quotidien sans lunettes ni lentilles pour le défaut traité.
Les consignes de la première semaine
- Protection solaire prolongée. L’exposition au soleil est déconseillée pendant les 6 mois qui suivent la TransPKR, parce qu’elle peut interférer avec la cicatrisation de surface et favoriser une opacité légère (haze). Pas d’interdiction stricte de sortir : des lunettes de soleil bien teintées suffisent, et des lunettes enveloppantes ou de ski en cas d’exposition forte (ski, mer).
- Pas de douche directe sur le visage tant que la lentille pansement est en place. Préférez un gant humide autour des yeux.
- Pas de maquillage des yeux pendant au moins une semaine.
- Baignade sans immersion de la tête possible vers une semaine ; natation à partir de 2 semaines.
- Hammam et sauna : pas avant deux semaines.
Contrairement au LASIK, il n’y a pas d’interdiction stricte de toucher les yeux après une TransPKR : sans capot, rien ne risque de bouger. Il reste préférable d’éviter les frottements pendant la cicatrisation, pour ne pas irriter l’épithélium en cours de fermeture.
La reprise des activités
Comptez environ une semaine pour la reprise du travail dans la plupart des cas. La conduite redevient en général possible à la fin de la première semaine, une fois l’épithélium fermé et la vision suffisamment claire.
Le sport sans contact peut reprendre dès que vous vous en sentez prêt, en moyenne vers le 4e-5e jour. La natation est à éviter pendant 2 semaines. Les sports avec risque de coup direct sur l’œil peuvent reprendre à trois semaines. À terme, il n’existe aucun risque de déplacement de capot, quelle que soit l’intensité du sport pratiqué.
Si vous travaillez dans un environnement à risque (poussière, produits chimiques), un arrêt de travail peut être prescrit au cas par cas, typiquement d’une semaine.
Les gouttes postopératoires
Le traitement par gouttes dure environ 3 semaines, à débuter après la première sieste postopératoire, environ 6 heures après l’intervention :
- Antibiotique-corticoïde en gouttes : protocole dégressif sur environ 20 jours.
- Larmes artificielles sans conservateur (type Vismed ou Hyabak) : 4 à 6 fois par jour pendant au moins un mois, puis selon le besoin.
- Antalgiques pour les 48 premières heures.
Pour l’application des gouttes : devant un miroir, en tirant légèrement la paupière inférieure vers le bas (en tirant sur la joue plutôt que sur la paupière). Une goutte déposée dans le creux ainsi formé sous l’œil suffit.
Le premier contrôle
Le premier contrôle a lieu vers le 3e jour suivant l’intervention, dans mon cabinet du 19e arrondissement, rue Archereau. C’est un contrôle court : vérification de la cicatrisation épithéliale, de l’absence d’inflammation, et retrait de la lentille pansement. D’autres contrôles sont ensuite programmés à 1 mois, puis à 3 et 6 mois selon la situation.
Les effets transitoires des premières semaines
Plusieurs phénomènes normaux et transitoires peuvent apparaître :
- Sécheresse oculaire, fréquente mais transitoire, soulagée par les larmes artificielles.
- Halos lumineux et sensibilité accrue à la lumière en faible luminosité : augmentation transitoire avec un pic vers le 2e mois, puis régression progressive.
- Fluctuation visuelle. La récupération n’est pas linéaire, tout s’équilibre sur quelques semaines.
- Fatigue visuelle sur écran, avec maux de tête en fin de journée, qui s’estompe en quelques semaines.
Ces éléments font partie des suites normales et ne traduisent aucun défaut du laser. La cornée se stabilise progressivement sur 1 à 3 mois.

Récupération visuelle sur 30 jours : TransPKR (courbe bleue) et LASIK (courbe orange). Après une TransPKR, le temps que l’épithélium cicatrise, la remontée est plus progressive. L’autonomie revient en 7 à 10 jours, puis la vision continue de s’affiner sur plusieurs semaines. Le LASIK, lui, récupère l’essentiel en 24 à 48 heures. La courbe n’est jamais parfaitement linéaire, la vision fluctue d’un jour à l’autre avant de se fixer. Malgré ces rythmes différents, le résultat final à 3 mois est équivalent entre les deux techniques. (Courbe extraite du livret explicatif.)
RISQUES ET COMPLICATIONS
TransPKR : les risques expliqués
La TransPKR est une chirurgie bien codifiée, avec un taux de satisfaction très élevé et une bonne sécurité biomécanique. Comme toute intervention, elle comporte des effets secondaires et des complications possibles, rares mais à connaître pour décider en toute conscience.
L’inconfort des 48 à 72 premières heures
La cicatrisation épithéliale entraîne une gêne réelle pendant deux à trois jours : sensation de corps étranger, sensibilité à la lumière, parfois de réelles douleurs surtout les deux premières journées. C’est une suite normale et attendue. La lentille pansement, les antalgiques et le repos suffisent à la traverser.
La sécheresse oculaire
En chirurgie de surface, la sécheresse est généralement modérée et transitoire, bien contrôlée par les larmes artificielles. Dans les rares cas plus marqués, je dispose de tout un arsenal thérapeutique pour la prendre en charge : larmes artificielles renforcées, gels lacrymaux le soir, et parfois des comprimés de doxycycline en cas de terrain particulier (dermatologique notamment).
Les halos et la vision nocturne
Halos lumineux, légère baisse de vision nocturne et éblouissement peuvent apparaître dans les premières semaines, avec un pic vers le 2e mois. C’est transitoire et s’atténue progressivement chez la quasi-totalité des patients. À 6 mois - 1 an, la vision nocturne est en général meilleure qu’avant l’intervention.
Le haze cornéen
C’est une opacité très légère et transitoire de la cornée qui pouvait apparaître après les anciennes PKR, surtout sur les fortes corrections. Il est aujourd’hui devenu rare, grâce à l’application systématique de mitomycine C peropératoire, et grâce à la qualité des lasers utilisés. Quand un haze se développe néanmoins, il est généralement asymptomatique et régresse spontanément ou sous traitement local. La meilleure prévention reste de bien protéger ses yeux du soleil pendant les 6 mois qui suivent l’intervention.
Le résultat imparfait et la retouche
La cicatrisation épithéliale comporte une part d’imprévisibilité. Il peut arriver que le résultat ne soit pas parfait ou qu’une partie de la correction manque, surtout sur les fortes corrections. Dans ce cas, une retouche au laser de surface peut être proposée après stabilisation complète (pas avant 6 mois postopératoires), et permet généralement d’atteindre le résultat visé.
La retouche est incluse dans le tarif initial pendant la première année. Au-delà, elle est proposée à tarif préférentiel jusqu’à 5 ans postopératoires.
Les complications graves
Infection, retard de cicatrisation, baisse durable de la qualité visuelle sont des événements exceptionnels, que je n’ai jamais eu à gérer en pratique. Ils surviennent surtout lorsque les critères de sécurité pré- et postopératoires n’ont pas été strictement respectés. Comme dans toute chirurgie, le risque zéro n’existe pas. C’est pour minimiser ces risques que je fais un bilan complet en amont et que je suis très sélectif sur les critères d’opérabilité.
La TransPKR ne touche ni le nerf optique, ni la rétine, ni les structures internes de l’œil : elle ne rend pas aveugle au sens où on l’entend habituellement. Comme toute chirurgie, elle peut exceptionnellement entraîner une baisse de qualité visuelle, une perte de lignes d’acuité corrigée, une sécheresse importante ou des phénomènes lumineux gênants. Ces situations restent rares, et le bilan préopératoire a pour but de les réduire au maximum.
DURABILITÉ, RETOUCHE ET SUIVI
Le résultat de la TransPKR dans le temps
Un résultat durable
La correction appliquée par le laser est durable. Le stroma cornéen ne se régénère pas après ablation, et c’est pour cette raison que la nouvelle courbure se maintient dans le temps. Vous ne reviendrez jamais à votre amétropie de départ.
Une légère régression est théoriquement possible sur 5 à 10 ans, de l’ordre de 0,25 ou 0,50 dioptrie, liée à un très léger ré-épaississement de l’épithélium sur le stroma sculpté. Elle reste minime, et si elle vous gênait, une retouche laser est possible dans la plupart des cas.
L’évolution naturelle de l’œil reste indépendante
La TransPKR corrige la cornée, mais ne change ni la longueur de l’œil ni le cristallin. L’évolution naturelle de la vision continue à partir du jour de l’intervention. Deux phénomènes peuvent survenir avec l’âge, indépendamment de la chirurgie :
- La presbytie, qui apparaît vers 40-45 ans chez tout le monde. Si elle vous gêne, des stratégies existent (PresbyLASIK, bascule, etc.). J’en discute avec vous le moment venu.
- La cataracte, qui apparaît typiquement après 60-65 ans. Elle se traite par une chirurgie spécifique du cristallin, indépendante de la TransPKR. Avoir été opéré au laser ne complique pas la chirurgie de la cataracte.
Le suivi postopératoire
Le suivi est inclus dans le tarif, sans limite de consultations. Vous pouvez me recontacter à tout moment par message et venir en consultation autant que nécessaire. Je reste disponible. La relation que je construis avec chaque patient ne s’arrête pas le jour du bloc.
La retouche éventuelle est incluse pendant la première année. Au-delà, jusqu’à 5 ans, elle est proposée à tarif préférentiel.
TARIFS ET PRISE EN CHARGE
Combien coûte une opération TransPKR à Paris
Tarif TransPKR : 2 800 € les deux yeux (1 400 € par œil). Tarif fixe, identique quelle que soit la correction à traiter, qu’il s’agisse de myopie, d’hypermétropie ou d’astigmatisme.
Ce qui est inclus dans le tarif
- L’intervention, avec utilisation du laser Schwind Amaris 750S.
- La lentille pansement posée en fin d’intervention.
- Les frais de clinique à l’Institut Voltaire.
- Le suivi postopératoire complet, sans limite de consultations.
- La retouche éventuelle pendant la première année.
- Les ordonnances de médicaments postopératoires.
La consultation préopératoire
La consultation préopératoire se fait au tarif conventionné. Les modalités diffèrent selon le lieu :
- Cabinets du 10e et du 19e : tiers payant intégral, vous n’avancez rien.
- Institut Voltaire (11e) : avance de 50 €, dont 30 € de dépassement d’honoraires. Votre mutuelle vous rembourse au minimum 20 €, et souvent la totalité selon votre contrat.
Le règlement
Le règlement se fait le jour du bloc, auprès du secrétariat, avant l’intervention. Moyens acceptés : CB, chèque, virement ou prélèvement. Paiement possible en 4 fois, par chèque ou prélèvement.
La mutuelle ne règle pas la clinique directement : c’est vous qui êtes remboursé sur présentation de la facture. Si votre mutuelle prend en charge un montant important, on peut différer un paiement correspondant et ne l’encaisser qu’une fois votre remboursement reçu.
Questions fréquentes
Vos questions sur l’opération TransPKR
Est-ce que la TransPKR fait mal ?
L’intervention elle-même est indolore, avec une anesthésie par gouttes, sans contact, et un laser qui ne dure que quelques secondes. C’est ensuite la cicatrisation de surface qui est inconfortable, pendant 48 à 72 heures : sensation de corps étranger, sensibilité à la lumière, parfois de réelles douleurs surtout les deux premières journées. Je prescris systématiquement des antalgiques (palier 1 ou palier 2), parfois un anxiolytique, ainsi que du repos les yeux fermés et des larmes artificielles. La lentille pansement atténue les sensations. La plupart des patients décrivent un cap difficile sur 2 à 3 jours, puis une nette amélioration.
Combien de temps dure l’opération TransPKR ?
Une dizaine de minutes pour les deux yeux. Le passage du laser lui-même ne dure que quelques secondes par œil. Le reste du temps est consacré à l’installation, aux explications et à la pose de la lentille pansement.
Quelle est la différence entre la TransPKR et l’ancienne PKR ?
La PKR classique retirait l’épithélium manuellement, par grattage ou à l’aide d’une solution alcoolisée, ce qui rendait la procédure plus inconfortable et la cicatrisation plus douloureuse. La TransPKR, entièrement laser et sans contact, vaporise l’épithélium en quelques secondes puis enchaîne avec la sculpture du stroma, dans le même temps. Les résultats sont identiques, mais l’expérience est nettement plus confortable. Les retours d’expérience sur l’ancienne PKR ne s’appliquent plus à la TransPKR moderne.
Quand puis-je reprendre le travail après une TransPKR ?
Comptez environ une semaine dans la plupart des cas. Je prescris si besoin un arrêt de travail couvrant cette période. Reprendre avant la fin de la première semaine est en général frustrant : la vision est encore floue et fluctuante, et la fatigue visuelle marquée.
Quand puis-je reprendre les écrans après une TransPKR ?
Il n’y a pas d’interdiction des écrans. Regarder un écran n’abîme ni la cicatrisation ni la vision. Ce sont les patients eux-mêmes qui s’en trouvent très limités les 48 à 72 premières heures à cause de la gêne, puis par le flou de la vision de près durant les 10 premiers jours. Chacun fait donc selon sa gêne et ses besoins.
Quand puis-je conduire après une TransPKR ?
En général à la fin de la première semaine, une fois l’épithélium fermé et la vision suffisamment claire.
Quand puis-je reprendre le sport après une TransPKR ?
Sport sans contact : dès que vous vous en sentez prêt, en moyenne vers le 4e-5e jour. Natation : à partir de 2 semaines. Sports avec risque de coup direct sur l’œil (sports de combat, sports de ballon) : à trois semaines. À terme, il n’existe aucun risque de déplacement de capot, quelle que soit l’intensité du sport.
Quand puis-je prendre l’avion après une TransPKR ?
En théorie, vous pourriez voyager dès le lendemain. L’avion ne pose aucun problème particulier. Je conseille quand même d’attendre 3 à 4 jours, car le voyage peut être inconfortable à cause de la gêne. Pensez à emporter vos larmes artificielles : l’air conditionné en cabine est asséchant.
Puis-je m’exposer au soleil après une TransPKR ?
L’exposition au soleil est déconseillée pendant les 6 mois qui suivent la TransPKR. La cicatrisation de surface y est sensible, l’exposition UV pouvant favoriser une opacité légère (haze) ou retarder la stabilisation. Il n’y a pas d’interdiction stricte de sortir : si vous vous exposez (ski, mer), prévoyez des lunettes de soleil bien teintées. Pas de raison de rester enfermé en dehors des situations d’exposition forte.
Puis-je me maquiller après une TransPKR ?
Pas de maquillage des yeux pendant au moins une semaine, pour éviter tout contact ou particule sur la zone en cicatrisation. Le maquillage du reste du visage est possible dès le lendemain.
Puis-je aller à la piscine, au hammam ou au sauna après une TransPKR ?
Pour la natation, je conseille d’attendre 2 semaines. Une simple baignade sans mettre la tête sous l’eau est en revanche permise au bout d’une semaine. Hammam et sauna : pas avant deux semaines.
Puis-je me frotter les yeux après une TransPKR ?
Contrairement au LASIK, il n’y a pas d’interdiction stricte de toucher les yeux après une TransPKR : sans capot, rien ne risque de bouger. Il reste préférable d’éviter les frottements pendant la cicatrisation, pour ne pas irriter l’épithélium. Sur le long terme, je recommande à tous mes patients de limiter les frottements oculaires chroniques, qui peuvent fragiliser la cornée. C’est un conseil général d’hygiène oculaire, indépendant de la chirurgie.
Quel arrêt de travail prévoir après une TransPKR ?
Une semaine en général.
Faut-il un courrier d’un autre ophtalmologue avant de consulter pour une TransPKR ?
Non. Pas besoin de courrier ni d’ordonnance. Vous pouvez prendre rendez-vous directement sur Doctolib ou par téléphone.
Mon chirurgien m’a proposé une TransPKR plutôt qu’un LASIK : pourquoi ?
Plusieurs raisons peuvent conduire à privilégier la TransPKR : une cornée trop fine pour un LASIK en toute sécurité, des signes discrets de fragilité cornéenne, une activité à risque de traumatisme oculaire (sports de combat, forces de l’ordre, militaires), ou une appréhension marquée à l’idée de la découpe. Dans ces cas, la TransPKR est la technique la plus adaptée, et le résultat à 3 mois est équivalent. On en discute toujours ensemble en consultation, après le bilan.
Peut-on faire une TransPKR sur une forte myopie ?
Oui, jusqu’à environ -10 dioptries. La TransPKR est même parfois la technique de choix pour les fortes myopies sur cornées fines, parce qu’elle préserve davantage l’épaisseur cornéenne. La récupération est simplement un peu plus longue que sur les corrections modérées.
TransPKR ou LASIK : quelle différence ?
Le LASIK utilise un capot ; la TransPKR est un traitement de surface, sans capot, sans contact. Le LASIK offre une récupération plus rapide (24-48 heures contre 7-10 jours pour la TransPKR). La TransPKR préserve mieux la structure cornéenne et donne une sécurité biomécanique supérieure. Le résultat à 3 mois est équivalent. Le choix dépend de votre cornée et de votre profil.
TransPKR ou SMILE : quelle différence ?
Le SMILE est réalisé entièrement au laser femtoseconde : on découpe un petit disque de tissu cornéen (lenticule) à l’intérieur de la cornée, qu’on extrait par une micro-incision. Le SMILE et la TransPKR partagent l’absence de capot, mais le SMILE offre une récupération plus rapide. En revanche, il est moins adapté aux fortes corrections et aux astigmatismes, et il ne corrige pas l’hypermétropie. Le choix entre les techniques se fait au cas par cas.
Le résultat de la TransPKR est-il à vie ?
La correction est durable : la cornée garde la nouvelle forme que le laser lui a donnée. Une légère régression est possible sur 5-10 ans (0,25 à 0,50 dioptrie), mais elle reste minime. L’évolution naturelle de l’œil avec l’âge (presbytie après 40-45 ans, cataracte après 60-65 ans) survient indépendamment de la chirurgie.
Puis-je faire une TransPKR pendant ma grossesse ?
La grossesse est une période qu’on évite par précaution : les fluctuations hormonales peuvent modifier temporairement la réfraction. L’allaitement, en revanche, ne constitue pas un obstacle. L’évaluation se fait au cas par cas, et il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir eu tous ses enfants : on peut opérer entre deux grossesses ou avant.
À partir de quel âge peut-on faire une TransPKR ?
À partir de 18 ans, à condition que la correction soit stabilisée, ce qui est généralement le cas entre 18 et 24 ans. Pas de limite supérieure : si la cornée le permet, la TransPKR reste réalisable à 50, 60 ou 65 ans. À ces âges, la presbytie et la recherche d’une cataracte débutante sont à intégrer dans la stratégie opératoire.
PRENDRE RENDEZ-VOUS
Prêt à envisager une TransPKR ?
La première étape est simple : une consultation pour faire le point sur vos yeux, votre correction, et les options qui s’offrent à vous. Il n’y a ni engagement ni pression, juste un bilan complet et une discussion franche.
Je consulte sur trois lieux à Paris :
- Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, 5 rue La Vacquerie, 75011 Paris (mercredis après-midi). Métro Voltaire (9), Philippe Auguste (2).
- Cabinet Ophtavie, 37 rue Archereau, 75019 Paris (lundis après-midi). Métro Crimée (7).
- Centre Santé Plus, 12 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris (jeudis après-midi). Métro Strasbourg-Saint-Denis (4, 8, 9).
Le bloc opératoire TransPKR se fait le vendredi matin à l’Institut Voltaire, parfois le mercredi après-midi.
Prendre rendez-vous sur Doctolib
Téléphone et WhatsApp : 01 84 80 28 04 · Email : nahaisi@laservisionparis.com · Messagerie Doctolib
Télécharger le livret explicatif (PDF)
« Je n’opère pas des yeux, j’opère des patients. »
Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue à Paris, spécialiste LASIK et chirurgie réfractive.
Auteur : Dr Steven Nahaisi, chirurgien ophtalmologue, spécialiste de la chirurgie réfractive au laser, Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, Paris 11e. Mis à jour en août 2026.
Votre chirurgien
Dr Steven Nahaisi
Chirurgien ophtalmologue, exclusivement spécialisé en chirurgie réfractive au laser. Il opère à Institut Laser Ophtalmologique Voltaire et consulte dans trois cabinets parisiens.




